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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 07:40

ytrye.gif Quant à la suggestion insidieuse du démon disant :

 

" Pourquoi Allah te tourmente-t-Il alors qu'Il peut t'être Clément ?"

 

En voici la réplique en deux points :

 

04-L Primo

 

Cela constitue une contestation de la volonté du Souverain et Maître qui dispose de tout y compris de l'âme.

 

Or, les actes d'Allah sont inaccessibles à la raison humaine qui doit simplement s'en remettre a Lui et se soumettre délibérément.

 

Allah éprouve en effet les corps par les travaux et les efforts pénibles, comme Il impose à la raison des choses inexplicables, qui la dépassent afin de s'en remettre a Lui, notamment des choses telles que la souffrance des animaux, la lapidation de l'adultère etc....

 

On doit donc considérer la toute puissance de la Providence et la sagesse supreme d'Allah.

 

Ce qui implique la résignation a son décret et la confiante soumission a Sa volonté.

 

Partant, on doit estimer juste ce qu'Allah fait en vertu de sa sagesse que nous savons supreme.

 

L'usage de la raison est une des aptitudes innée de l'homme.

 

Sa fonction est de saisir la réalité qui s'impose à nous.

 

Aussi, déterminer ce qui est bien ou mauvais ne relève pas des fonctions qui sont inhérentes a la raison.

 

De même que les cinq sens ne nous permettent pas de savoir si une nourriture ou une boisson sera bonne ou néfaste.

 

Se retrouver a contester le décret divin serait une des pires situations devant la mort.

 

Seuls s'en rendraient coupable ceux qui comparent les attributs divins a ceux des créatures.

 

C'est l'exemple de quelqu'un qui ayant entendu qu'Allah est le plus Miséricordieux des miséricordieux, considère qu'il s'agit de la même miséricorde que manifestent les créatures humaines.

 

Puis, il découvre en examinant le monde qu'Allah donne l'emprise a Ses ennemis sur Ses alliés et les rapaces sur leurs proies.

 

Il croit alors que la misericorde d'Allah n'existe pas.

 

Ce qui le mène à la mécréance.

 

Crois donc en Ses attributs comme tu as cru en Lui.

 

C'est a Lui que tu dois t'en remettre et jamais tu ne dois contester Ses décrets.

 

Allah accablait d'épreuves les prophètes et les croyants sans que cela n'altérât leur foi ou leur dévouement.

 

Tantot, Il leur accordait la victoire comme lors de la bataille de Badr ; tantôt Il donnait le dessus a leurs ennemis comme a Uhud.

 

Mais en toutes circonstances, leur foi demeurait intacte, inébranlable.

 

Il leur apprenait ainsi a accepter Ses décrets sans contestation.

 

Quant a la foi, ta foi est sujette aux secousses.

 

La moindre chose l'ébranle.

 

C'est un des principes majeurs qui régit la foi de l'homme.

 

Et celui qui médite ce point et le comprend sera préservé des vicissitudes et de la tristesse 

 

04-L Secundo

 

Par ailleurs, ces affres de la mort nous paraissent comme une torture en soi.

 

Peut être qu'il n'en sera pas ainsi : 

 

de par Sa clémence pour Ses serviteurs, Allah détourne l'attention du fidèle pour qu'il ne se concentre par sur sa situation.

 

Pour se faire, Il occupe ses sens : sa vue, par laquelle Il lui permet de voir sa demeure au paradis.

 

Son ouïe, comme l'a dit ibn Mas'ûd :

 

" Lorsque l'ange de la mort se présente pour ôter l'âme du croyant il lui dit : " ton seigneur te salue'."

 

Il occupe son coeur et son esprit de l'attente de Sa rencontre jusqu'à ce que ses sens ne perçoivent plus la lourdeur qui les accable.

 

A l'image des femmes qui se sont coupés les doigts a la vue du prophète Youssef Aleyhi salam.

 

Muhammad ibn Ka'b al-Quradhi dit :

 

" Quand l'âme du fidèle est sur le point d'être recueillie, l'ange vient lui dire : Salut sur toi, O protégé d'Allah. Allah te transmet le salut. Puis il récita ce verset : (Ceux dont les Anges reprennent l'âme, alors qu'ils sont bon, [les Anges leur] disent : "Paix sur vous!...") [Coran Les Abeilles,32]

 

Zayd ibn Aslam dit :

 

" Les anges viennent au croyant à son agonie lui dire : " N'aie pas peur de ce qui t'attend".

Et voila que sa peur se dissipe; et de lui ajouter : " Ne sois pas triste de quitter le bas monde et ses habitants. Et réjouis toi car tu es promis au Paradis !"

 

Il meurt alors en ayant reçu la bonne nouvelle de sa destination.

 

D'après Abu Hourayra, le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

" Les anges se présentent auprès du mourant et s'il s'agit d'un homme pieux ils disent : Sors, Ô âme pure qui habitait un corps pur.

Sors sous nos louanges et réjouis toi de la miséricorde et des senteurs (du paradis) et d'un Seigneur non courroucé.

Ils le lui répètent incessamment jusqu'à ce qu'elle sort du corps.

Ils la portent et montent avec au ciel devant les portes duquel ils demandent qu'on leur ouvre.

On leur dit : " qui est-ce?"

Untel, répondent-ils.

"Bienvenue à l'âme pure, disent les anges du ciel, qui habitait un corps pur.

Entre digne d'éloge que tu es et réjouis toi de la miséricorde et des senteurs (du paradis) et d'un Seigneur non courroucé." 

[hadith rapporté par Ahmad et Ibn Mâja]

 

D'après Al Barâ' ibn Azib, le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :

 

" Lorsqu'un fidèle est sur le point de quitter l'ici-bas pour passer a l'au-delà, des anges du ciel descendent vers lui, aux visages éclatant comme le soleil et munis d'un linceul et de parfum du Paradis.

Ils s'assoient.

Ensuite, l'ange de la mort arrive et s'installe a sa tete puis dit : " Ô âme pure, sors vers l'absolution et la bienveillance d'Allah."

Elle sort alors fluide telle une goutte coule du col d'une outre.

L'ange de la mort la prend, mais les autres la lui reprennent en un clin d'oeil et l'ensevelissent dans le linceul et l'embaument avec les parfums du paradis.

Elle exhale une odeur plus agréable que le meilleur musc de la terre.

Tous les anges qu'ils rencontrent au cours de leur ascension leur disent: " De qui est cette âme a l'odeur agréable ?

 C'est untel fils d'untel, leur répondent-ils en le désignant par le plus beau nom qu'on lui donnait dans sa vie ici-bas.

De chaque ciel, les anges du plus haut rang participent au cortège jusqu'à ce qu'ils arrivent au septième ciel.

Là Allah dit : " Consigner le registre de mon serviteur à Illiyun."

[hadith rapporté par Ahmad et d'autres.]

 

Méditations sur la mort, Maktaba, p.56à60, Ibn Al Jawzy 

copié de alhouda.forumactif.com

Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 10:47

Sans-titre-1-copie-13.gifQuestion :

 

Quel est l'avis religieux concernant le testament, c'est-à-dire l'acte par lequel l'auteur dispose de ses biens qu'il laissera en mourant, jusqu'à son décès.

Quelle est la modalité de sa rédaction ?

Qu'est-ce que doit faire l'objet d'un testament ?

 

Réponse :

 

Celui qui souhaite la gestion posthume de ses biens, en faisant une contribution pécuniaire au profit d'autrui, doit se hâter de rédiger son testament avant qu'il ne soit surpris par la mort.

 

Il doit également prendre la peine de l'authentifier et de prendre des témoins qui attestent de sa véracité.

 

Il est deux types de testament :

 

18  Premièrement : Le testament obligatoire

 

Comme le fait de mettre par écrit tous les droits qu'il a envers autrui ainsi que ceux qui lui sont dus, comme par exemple : une dette, un emprunt, des capitaux des ventes, des dépôts laissés chez lui, ou bien l'inventaire de ses dus auprès des gens.

 

Le testament en ce cas, s'avère obligatoire, pour garder ses biens et prouver son honnêteté et pour éviter toute dispute, après son décès, entre ses héritiers et les ayants droit, conformément à ce qu'a dit le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) :  

 

"Une personne musulmane qui possède un bien dont elle veut disposer par testament n'a pas le droit d'attendre plus de deux jours pour que ses dispositions soient mises par écrit par-devers elle."

Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim. Telle est la version d'Al-Boukhârî, tome 3, page 186.

 

18  Deuxièmement : Le testament recommandé

 

Il s'agit de faire un legs de son propre gré, comme le fait de désigner le tiers de sa fortune après sa mort à un parent qui ne soit pas du nombre des héritiers légitimes ou à quelqu'un d'autre ; ainsi que le fait de destiner une part de son patrimoine aux œuvres de bienfaisance, comme la charité envers les pauvres et les besogneux ou dans les diverses voies du bien, comme : la construction des mosquées et les œuvres de charité, comme l'a rapporté Khâlid ibn `Obayd As-Salmî, que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit :  

 

"En vérité, Allah vous a laissé disposer du tiers de votre patrimoine, avant de rendre l'âme pour faire augmenter vos oeuvres pies"

Al-Haythamî dit dans son ouvrage intitulé "Modjama` Az-Zawâ'id" : Rapporté par At-Tabarânî avec une bonne chaîne de transmission et rapporté par l'imam Ahmad dans son "Mousnad" avec une variante d'après Abou Ad-Dardâ'.  

 

Citons également le hadith de Sa`d ibn Abî Waqqâs (qu'Allah soit satisfait de lui), rapporté dans les deux recueils authentiques de Hadith (les deux Sahîhs). Il a dit :  

 

"Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) vint me visiter tandis que j'étais malade à la Mecque.

- La pensée de mourir dans le pays duquel il s'était émigré lui faisait horreur-.

Il me dit : « Qu'Allah fasse miséricorde au fils de `Afrâ'! ».

- Je dis : « O Envoyé d'Allah, pourrais-je disposer par testament de toute ma fortune?».

- « Non,», dit-il. - « De la moitié ? », repris-je.

-« Non ».

— « Du tiers?».

- « Du tiers, soit; et le tiers, c'est beaucoup.

Certes, si tu laisses tes héritiers riches, cela vaut mieux que si tu les laisses misérables, tendant la main aux gens."

Telle est la version d'Al-Boukhârî.

 

Selon une variante d'Al-Boukhârî également :  

 

"Je dis : « O Envoyé d'Allah, je veux disposer par testament de toute ma fortune, mais j'ai une fille. Pourrais-je donc faire don de la moitié de ma fortune ? », repris-je.

- « La moitié, c'est beaucoup ».

- « Du tiers, donc?».

- « Du tiers, soit ; et le tiers, c'est beaucoup (ou c'est énorme)."

 

Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) recommanda aux gens et les autorisa à octroyer sur testament le tiers de leur fortune.

 

Qu'Allah vous accorde le succès et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La Fatwa numéro ( 18958 )

(Numéro de la partie: 16, Numéro de la page: 264/265/266)

copié de alifta.com

Comité permanent [des savants] de l'Ifta

 

mmm

 

icone texte Modèle de testament à télécharger

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 19:31

image015-2.gifNombreux sont ceux qui fléchissent devant la mort.

 

Certains, ébranlés dès le début de la maladie, omettent de réparer les actes répréhensibles commis par le passé auxquels ils ajoutent, de surcroit, une injustice dans l'etablissement de leur testament.

 

D'autres abdiquent soudainement au moment critique de l'agonie, par l'impiété qu'ils commettent ou l'indignation et la contestation qu'ils manifestent a l'égard de la volonté divine.

 

Nous implorons Allah de nous en préserver.

 

C'est bien là le sens de fin malheureuse.

 

A savoir qu'au moment de rendre l'âme, le coeur est gagné par le scepticisme et l'incrédulité, ou encore à une degré moindre par l'indignation contre les décrets divins.

 

Et l'âme est ainsi recueillie. 

 

Hâtim rapporte qu'Abu Ja'far dit :

 

" J'allais à la campagne rendre visite à un homme agonisant chez lui et lui dis : " Dis : Il n'y a point de divinité en dehors d'Allah."

" Hélas, répondit-il, j'en suis incapable."

 

Un sheykh de Bassora raconté : Ayant rendu visite à un homme qui rendait l'âme, je le trouvais qui disait :

 "N'est ce pas absurde que celle qui brûle de fièvre. S'en va auprés de l'ardente chaleur du brasier ?!"

 

J'ai moi même entendu un homme très assidu au jeûne et la dévotion fléchir sous l'effet de la douleur et dire :

" Il (Allah) m'a fait subir tout genre d'epreuves. Que même s'Il me donne le Paradis en contrepartie, il ne compensera pas ma souffrance."

Puis il continua à délirer encore plus en disant : " Cette épreuve est dénuée de sens. Il peut bien me faire mourrir. Mais à quoi bon cette torture ?!".

 

J'ai entendu un autre dire également sous l'intensité de la douleur : " Mon Seigneur m'opprime."

 

Il s'agit d'une situation extrême où l'on encourt la perdition si l'on ne recele pas la fermeté requise grâce à Allah.

 

D'ailleurs, Sufyân al-Thawri redoutait cette situation.

Il disait à ce propos : " Je crains que les tourments deviennent insoutenables pour moi. Puis, voyant me refuser le soulagement, je flechit et m'égare."

 

sufyân al-Thawrî venait trouver Ibrahim ibn Adham le prier :

" O Ibrahim, invoque Allah de nous garder la foi integre quand Il nous rappellera à Lui.

" Ensuite, quand il fut parvenu au terme de sa vie, il dit : "Je crains de perdre la foi avant de mourir."

 

Meditations sur la Mort, p69.71, Ibn al Jawzy, Maktaba

copié de alhouda.forumactif.com

Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:59

Question :

Qu'en est-il du nom 'Azarâ-îl pour l'ange de la mort ?

Réponse :

« L'Ange de Mort » [Malak ul-Mawt] est bien connu par le nom 'Azarâ'îl, mais cela n'est pas correct, car cela provient plutôt des contes [sources] juifs.


Donc nous ne devrions pas croire en ce nom, et nous devrions appeler celui qui est nommé par la mort « l'Ange de Mort » comme ALLâh Ta'âla l'a nommé dans ce verset :

« Dis :
« L'Ange de la mort [Malak ul-Mawt] qui est chargé de vous, vous fera mourir. Ensuite, vous serez ramenés vers Votre Seigneur » [1]

[1]
Sourate al-Sajdah 32 /v-11
Madjmu' Fatâwa de Ibn 'Uthaymîne, vol-3 p.161mardi 5 août 2003, par Ibn Abd Al-Hâdî
copié de darwa.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn 'Outheymine
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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:57

mawt0008.jpg

1bouton--57-.gif Le malade doit être satisfait de ce qu'Allah lui a destiné 

Il doit faire preuve de patience à l'égard de Son décret immuable et penser du bien de Son Seigneur. Tout cela constitue un bien pour lui. Le Messager d'Allah ( salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Le cas du croyant est admirable. Tout est chez lui un bien, et ceci n'est accordé qu'au croyant et à personne d'autre. Si un bonheur le touche, il se montre reconnaissant et c'est un bien pour lui. Si, par contre, un mal le touche, il endure et c'est aussi un bien pour lui ».

Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) a aussi dit :

« Qu'aucun d'entre vous ne meurt sans penser du bien d'Allah le Très Haut. »
(Muslim)

bouton--57-.gif Le malade doit être partagé entre la crainte et l'espoir

Il doit craindre le châtiment d'Allah pour ses péchés et espérer la miséricorde de son Seigneur selon le hadith d'Anas :

« Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) s'introduisit auprès d'un jeune homme qui agonisait. Il lui demanda : « Comment te sens-tu ? ». Le jeune homme répondit : « Par Allah, ô Messager d'Allah ! J'espère beaucoup d'Allah et je crains mes péchés ». Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) dit : « Ces deux sentiments ne sont pas réunis dans le cœur d'un serviteur en pareille circonstance sans qu'Allah ne lui octroie ce qu'il espère et ne le protège de ce qu'il craint. »
(At-Tirmidhî)

3
bouton--57-.gif Quelle que soit la souffrance engendrée par la maladie, il ne lui est pas permis de souhaiter la mort

Selon le hadith d'Umm Al-Fa dhl : « Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) rentra chez nous alors que cAbbâs, l'oncle paternel du Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) était malade. cAbbâs se mit à souhaiter la mort et le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) lui dit : « Ô mon oncle ! Ne souhaite pas la mort car si tu es quelqu'un de bienfaisant, il est préférable que l'heure de ta mort soit repoussée afin que tu augmentes tes bonnes œuvres ; et si tu es un homme qui a commis du mal, il est préférable pour toi que soit retardée l'heure de ta mort pour que tu puisses te faire pardonner tes méfaits. Ne désire donc pas la mort. »
Muslim, Al-Bukhârî, Al-Bayhaqî (3/377) et d'autres ont rapporté un hadith similaire qui est le hadith d'Anas, dont le texte est :

« Si l'individu ne peut faire autrement, qu'il dise : « Ô mon Dieu ! Garde-moi en vie tant que cela est mieux pour moi et fais-moi mourir si cela vaut mieux pour moi ».

Je l'ai référencé dans Al-Irwâ' (683).

4
bouton--57-.gif Si le malade doit s'acquitter de droits envers les autres, qu'il le fasse, si c'est possible 

Sinon, qu'il charge quelqu'un de le faire. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit à ce sujet :

« Quiconque a commis une injustice touchant à l'honneur ou aux biens de son frère [musulman], qu'il la répare avant que ne vienne le jour de la Résurrection où ne seront acceptés ni dinar ni dirham. S'il a quelque bonne action, on les lui prendra pour les donner à la personne [lésée] et s'il n'a aucune bonne action, on prélèvera des mauvaises actions de la personne lésée pour les lui imputer. »
(Al-Bukhârî)

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit aussi :

« Savez-vous qui est celui qui a tout perdu ? » Les Compagnons répondirent : « Celui d'entre nous qui a tout perdu est celui qui n'a ni argent, ni biens. » Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) rétorqua : « Celui de ma communauté qui a tout perdu est celui se présentera le jour de la Résurrection avec prière, jeûne et Zakât, alors qu'il aura insulté untel, calomnié untel, pris injustement les biens d'untel, versé le sang d'untel et frappé untel. On donnera alors à l'un et à l'autre de ses bonnes actions. Et si elles s'épuisent avant d'avoir terminé de régler ce qui lui incombe, on prélèvera de leurs péchés pour les lui imputer et le jeter ensuite dans le Feu. » (Muslim)

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit également :

« Quiconque meurt endetté, ce ne sont ni les dinars ni les dirhams [qui serviront de réparation], mais les bonnes et les mauvaises actions. »
(Al-Hâkim)

Il a aussi été rapporté par At-Tabarânî dans Al-Mucjam ul-Kabîr en ces termes :

« La dette est de deux sortes : si quelqu'un meurt alors qu'il avait l'intention de régler ses dettes, je serai son garant ; et si quelqu'un meurt sans avoir eu l'intention de les régler, c'est à celui-là que l'on prélèvera de ses bonnes actions, le Jour du Jugement Dernier, où il n'y aura ni dinar, ni dirham. »

Jâbir ibn cAbdillah a dit :

« Lorsque la bataille d'Uhud eut lieu, mon père me convoqua en pleine nuit et dit : « Je me vois parmi les premiers Compagnons du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) qui seront tués, et je ne laisse derrière moi rien de plus cher que toi excepté la personne du Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). Or, j'ai une dette ; règle-la et comporte-toi convenablement envers tes frères. » Le lendemain, il fut parmi les premiers tués. »
(Al-Bukhârî)

5
bouton--57-.gif C'est une obligation de s'empresser de rédiger un pareil testament

Selon cette parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) :

« Le musulman qui veut recommander quelque chose [avant sa mort] n'a pas le droit de passer deux nuits consécutives sans avoir son testament écrit, près de sa tête. »

Ibn cUmar dit :

« Pas une nuit n'est passée depuis que j'ai entendu le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) dire cela sans que mon testament ne soit auprès de moi. »
(Al-Bukhârî et Muslim)

6
bouton--57-.gif Il doit établir un testament pour ses proches, si ceux-ci ne peuvent hériter de lui

Conformément à cette parole du Très Haut :

« On vous a prescrit, quand la mort approche de l'un de vous et s'il laisse des biens, de faire un testament en règle en faveur de ses parents et de ses proches. C'est un devoir pour les pieux. » (Al-Baqarah : 180)

7
bouton--57-.gif Il peut léguer le tiers de ses biens, et il ne lui est pas permis de dépasser cette proportion

Il vaut mieux d'ailleurs que son legs soit inférieur au tiers de ses biens, d'après le hadith de Sacd ibn Abî Waqqâs qui dit :

« J'étais avec le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) lors du pèlerinage d'adieu. J'étais si malade que je faillis en mourir. Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) me rendit visite et je lui dis : « Ô Messager d'Allah ! J'ai en ma possession beaucoup de biens et je n'ai personne qui puisse hériter de moi exceptée ma fille. Puis-je distribuer les deux tiers de ma fortune ? » Il répondit : « Non ! » Je dis : « La moitié alors ? » Il répondit : « Non ! » Je dis : « Alors le tiers ? » Il dit : « Le tiers, et c'est encore trop. Ô Sacd ! Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que misérables tendant la main vers les gens [et il fit le geste de quémander avec sa main]. Ô Sacd ! Tu seras récompensé pour toute somme que tu donnes en aumône en désirant pour cela le Visage d'Allah le Très Haut, même pour la bouchée que tu introduis dans la bouche de ta femme. » [Sacd dit alors : « Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a donc permis de léguer le tiers des biens. » 
(Al-Bukhârî et Muslim)

Ibn cAbbâs dit :

« J'aurais aimé que les gens recom­mandent dans leur testament [de léguer] le quart de leurs biens plutôt que le tiers car le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Le tiers, et c'est encore trop. »
(Al-Bukhârî et Muslim)

bouton--57-.gif  Deux hommes intègres et musulmans doivent être témoins des recom­man­dations testamentaires

Si l'on ne peut trouver de musulmans, alors deux hommes non musulmans peuvent être témoins à condition de s'assurer, dans le doute, de leur témoi­gnage en les liant par un pacte conformément à cette parole du Très Haut :

« Ô vous les croyants ! Quand la mort se présente à l'un de vous, que deux hommes intègres d'entre vous assiste (à l'écriture) du testament, ou deux autres, qui ne sont pas des vôtres, si vous êtes en voyage et que la mort vous frappe. Vous les retiendrez (les deux témoins), après la prière, et si vous avez des doutes, vous les ferez jurer par Allah : "Nous ne faisons aucun profit par cela, même s'il s'agit d'un proche, et nous ne cacherons point le témoignage d'Allah. Sinon, nous serions du nombre des pêcheurs". Si l'on découvre que ces deux témoins ont commis un pêché, que deux autres, parmi les proches (du mort)  prennent leur place et jurent par Allah : "Notre témoignage est plus véridique que leur témoignage, et nous ne transgressons point. Sinon, nous serions du nombre des injustes". C'est le moyen le plus sûr pour les inciter à donner le témoignage sous sa forme réelle ; ou leur faire craindre de voir d'autres serments se substituer aux leurs. Craignez Allah et écoutez. Allah  ne guide pas les gens pervers. » (Al-Mâ'idah : 106-108)

9  
bouton--57-.gif  Quant au testament destiné aux parents et aux proches qui héritent (déjà) du testateur, il n'est pas valable, car il est abrogé par le verset relatif à l'héritage

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) l'a clairement évoqué lors de son sermon du pèlerinage d'adieu dans lequel il a dit :

« Allah a certes octroyé la part qui revenait à chacun des ayants droit. Nul testament donc pour celui déjà concerné par l'héritage. »
(At-Tirmidhî)

10  
bouton--57-.gif   Il est interdit, dans le testament, de porter préjudice à qui que ce soit, comme le fait que le testateur déshérite certains héritiers, ou qu'il privilégie untel au détriment d'un autre

Confor­mé­ment à cette parole d'Allah  [verset 7 de la sourate les Femmes] :

« Aux hommes revient une part de ce qu'ont laissé les parents et les proches...que ce soit peu ou beaucoup : une part fixée »  

... Et à la fin du verset 12 :

« ... Après exécution du testament ou paiement d'une dette, sans préjudice à quiconque. Telle est l'injonction d'Allah ! Et Allah est Omniscient et Clément. »...

Et conformément à cette parole du Prophète ( salallahu ‘alayhi wa sallam) :

« Ni mal, ni préjudice ; quiconque porte préjudice à autrui, Allah fera qu'un mal l'atteigne et quiconque s'oppose à quelqu'un avec véhémence, Allah s'opposera à lui. »
(Al-Hâkim)

11  
bouton--57-.gif  Le testament injuste est caduc et refusé 

D'après ce que le Prophète ( salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Quiconque ajoute à notre religion une chose qui n'en fait pas partie verra son ajout rejeté. »
(Al-Bukhârî et Muslim)

... Et d'après le hadith de cImrân ibn Husayn :

« Un homme affranchit à sa mort six hommes [qui étaient tout ce qu'il possédait]. Ses héritiers qui étaient des bédouins vinrent [en] informer le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) de son geste. Le Prophète dit : « Comment a-t-il pu faire cela ?!  Si nous l'avions su, si Allah le veut, nous n'aurions pas prié sur lui ». Il tira alors au sort entre les hommes affranchis ; il en affranchit deux et rendit les quatre autres à leur condition d'esclavage. »
(Muslim)

12  
bouton--57-.gif  Comme il s'avère qu'à notre époque, beaucoup de gens ont tendance à innover dans leur religion et plus particulièrement en ce qui concerne les rites funéraires, le musulman doit laisser des instructions pour qu'il soit préparé et enterré suivant la Sunna  

En agissant conformément à cette parole du Très Haut :

« Ô vous les croyants ! Préservez vos personnes et vos familles d'un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, [surveillé par] des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu'Il leur commande et faisant strictement ce qu'on leur ordonne. » (At-Tahrîm : 6)

C'est pourquoi les Compagnons du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam
) recom­man­daient cela. Les récits que nous en avons sont nombreux mais il n'y a pas de mal à ce que nous citions quelques-uns d'entre eux :

 
  • D'après cÂmir ibn Sacd ibn Abî Waqqâs, son père dit lors de la maladie qui précéda sa mort : « Creusez-moi une tombe et posez sur moi des briques (en argile séchées au soleil) comme on a fait pour le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). » (Muslim)

  • Abû Burdah dit : « Abû Mûssâ fit une recommandation avant sa mort : « Lorsque vous transporterez ma dépouille, accélérez le pas et ne me suivez pas avec un encensoir. Ne mettez rien dans ma tombe qui soit une séparation entre moi et la terre, et ne construisez rien au-dessus de ma tombe. Je vous prends à témoin que je dégage ma responsabilité pour toute femme qui se raserait la tête en signe de deuil, se lamenterait et déchirerait ses vêtements. » Ils dirent : « As-tu entendu quelque chose à ce propos ? » Il répondit : « Oui ! Je l'ai entendu du Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). » (Ahmad)

 

  • Hudhayfah a dit : « Lorsque je mourrai, n'informez personne de ma mort car je crains que cela ne soit une annonce de décès [prohibée]. En effet, j'ai entendu le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) interdire les annonces de décès [semblables à celles de la période anté-islamique]. » (At-Tirmidhî)

A propos de ce que nous avons vu précédemment, An-Nawawî a dit dans Al-Adhkâr :

« Il est fortement recommandé [au mou­rant] qu'il enjoigne [à ses proches] d'éviter toutes les inno­vations qui ont cours dans les coutumes locales en matière de rites funéraires, et qu'il obtienne d'eux cette assurance en les liant par un pacte. »

Source : Ahkâm Al-Janâ'iz (les rites funéraires -Shaykh Muhammad Nasir Ad-Dîn Al-Albânî)
Traduit par Abû Talhah
Publié par les salafis de l'Est
copié de salafs.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:54

Dans les lois islamiques on trouve des signes clairs par lesquels nous nous argumentons pour dire qu'une personne a eu une bonne fin (qu'Allah nous écrive du nombre de ses gens amine). Toute personne qui meurt avec un de ces signes cela lui est une preuve de bonne fin.

Premièrement : Citer l'attestation de foi (al-Shahada) avant de mourir


Le Messager d'Allah (salla Allahu 3alayhi wa salam) a dit : 

"celui dont les dernières paroles avant de mourir seront : ‘ Il n'y a de d'autre divinité qu'Allah ‘ - ‘ lâ illâha illa llâh', entrera au Paradis''
.
(Rapporté par Al-Hâkim et autres avec une bonne chaîne de narrateurs, selon Mu'âdh)

 

Deuxièmement : Mourir en suant du front


Conformément au hadith du Burayda b. Al-Khasîb (qu'Allah l'agrée) qui dit :

" Alors qu'il était à Kharsân, il visita un de ses frères, alors qu'il était malade. Il le trouva entrain de mourir, et il suait du front. Il dit alors : ‘ Allah est grand ! J'ai entendu le Messager d'Allah (salla Allahu 3alayhi wa salam) dire : ‘ la mort du croyant est par la sueur du front''
.
(Rapporté par Ahmad, Al-Nasâ'î, Al-Tirmidhî, Ibn Mâjâ, Ibn Hibbân, Al-Hâkim, Al-Tayâlisî et Abû Nu'aym)

 

 

Troisièmement : Mourir le jour ou la nuit du vendredi


Le prophète (salla Allahu 3alayhi wa salam) a dit :

"tout musulman qui meurt la nuit ou le jour de vendredi, Allah le protégera des supplices de la tombe''
.
(Rapporté par Ahmad - voir : ‘' Tuhfatu al-Ahwadhî ‘' et ‘' Al-Mishkât'') 

 

 

Quatrièmement : Mourir pendant les affrontements de la guerre sainte


Allah (soubhanu wa ta3âla) a dit : 

"Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d'Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus - et joyeux de la faveur qu'Allah leur a accordée, et ravis que ceux qui sont restés derrière eux et ne les ont pas encore rejoints, ne connaîtront aucune crainte et ne seront point affligés. - Ils sont ravis d'un bienfait d'Allah et d'une faveur, et du fait qu'Allah en laisse pas perdre la récompense des croyants"
Le Coran sourate 3 versets 169 à 171. 

Le prophète (salla Allahu 3alayhi wa salam) a dit :

"Allah a donné six mérites au martyr : ses péchés lui sont pardonnés à la première goutte de sang tombée, il voit sa place au Paradis, il est préservé des supplices de la tombe, il sera en sécurité au Jour du Jugement, il lui sera mit le collier de la foi''
.
(Rapporté par At-Tirmidhi, Ibn Mâjâ et Ahmad) ''

Il épousera des femmes du Paradis, il intercédera pour soixante dix de ses proches ‘'

 

 

Cinquièmement : Celui qui meurt en combattant sur le chemin d'Allah


Le Prophète (salla Allahu 3alayhi wa salam) a dit :

'' qui considérez-vous comme martyr ?''. Celui qui meurt sur le sentier d'Allah, Ô Messager d'Allah''. '' Les martyrs de ma communauté sont peu nombreux alors !'', répliqua t-il (salla Allahu 3alayhi wa salam). Ils demandèrent : '' qui sont alors les martyrs ? Ô Messager d'Allah !'' Il dit : '' celui qui est tué sur le sentier d'Allah est un martyr. Celui qui meurt sur le sentier d'Allah est un martyr. Celui qui meurt de la peste est un martyr. Celui qui meurt d'une maladie du ventre est un martyr. Celui qui meurt noyé est un martyr.''
(Rapporté par Muslim (6/51) et Ahmad (2/522) selon Abû Hurayra)

 

 

Sixièmement : Mourir de la peste


Il y a plusieurs hadiths à ce sujet. Le prophète (salla Allahu 3alayhi wa salam) a dit :

'' la peste est un martyr pour tout musulman''
.

 

 

Septièmement : Mourir suite à une maladie du ventre


Le Prophète (salla Allahu 3alayhi wa salam) a dit comme dans le hadith sus-cité :

'' [...] celui qui meurt d'une maladie du ventre est un martyr.''

 

 

Huitièmement et neuvièmement : Mourir noyé et sous les décombres


Le Messager d'Allah (salla Allahu 3alayhi wa salam) a dit :

'' Les martyrs sont aux nombres de cinq : celui qui meurt de la peste. Celui qui meurt d'une maladie du ventre. Celui qui meurt noyé. Celui qui meurt sous les décombres. Celui qui meurt martyr sur le sentier d'Allah''
.
(Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim, At-Tirmidhi et Ahmed)

 

 

Dixièmement : Le décès d'une femme lors de son accouchement


Conformément au hadith rapporté par ‘Ubâdat b. Sâmat qui dit que le Messager d'Allah (salla Allahu 3alayhi wa salam) visita ‘Abdullâh b. Rawâha : '

' il dit : '' sais-tu qui sont les martyrs de ma communauté ?''. Ils dirent : '' le musulman tué est un martyr''. ''Les martyrs de ma communauté sont peu nombreux, alors'' répliqua t-il (salla Allahu 3alayhi wa salam). '' Le musulman tué est martyr, celui qui meurt de la peste est martyr, la femme qui meurt suite à sa grossesse est martyr, (son fils la tirera par le cordon ombilical jusqu'au paradis).''

(Rapporté par Ahmad, Al-Dârimî et Al-Tayâlisî et sa chaîne de narrateurs est authentique)

 

 

Onzièmement et douzièmement : Mourir brûlé et par la plèvre


Il est rapporté plusieurs hadiths à ce sujet, le plus connu est celui rapporté par Jâbir b. ‘Atîk :

'' en plus de celui qui meurt sur le sentier d'Allah, il y a sept autres catégories de martyr : celui qui meurt de la peste. Celui qui meurt noyé. Celui qui meurt de la plèvre. Celui qui meurt d'une maladie du ventre. Celui qui meurt brûlé. Celui qui meurt sous des décombres. Celle qui meurt du à sa grossesse''.

 

 

Treizièmement : Mourir de la tuberculose


Conformément à la parole du Messager d'Allah (salla Allahu 3alayhi wa salam) qui dit : '

' celui qui est tué sur le sentier d'Allah est un martyr, celle qui meurt en accouchant est martyr, celui qui meurt brûlé est martyr, celui qui meurt noyé est martyr, celui qui meurt de la tuberculose est martyr, celui qui meurt d'une maladie du ventre est martyr''
.
(Rapporté par Mâlik, Abû Dâwûd, Al-Nasâ'î, Ibn Mâjâ, Ibn Hibbân, Al-Hâkim et Ahmed)

 

 

Quatorzièmement : Celui qui meurt en défendant ses biens


Parmi les hadiths rapporté à ce sujet, il y a : '

' celui qui combat'' Et selon une autre variante : '' Une personne qui est tuée en défendant ses biens, alors qu'on tenta de s'en emparer injustement ; meurt martyr''
.
(Majmû' Al-Zawâ'id (2/317) et (5/301)

 

 

Quinzièmement et seizièmement : Celui qui meurt en défendant sa religion et sa personne.


Le Messager d'Allah (salla Allahu 3alayhi wa salam) a dit : '

' celui qui meurt en défendant ses biens meurt martyr, celui qui meurt en défendant sa famille meurt martyr, celui qui meurt en défendant sa religion meurt martyr, celui qui meurt en défendant sa personne meurt martyr''
.
(Rapporté par Abû Dâwud (2/275), Al-Nasâ'î, At-Tirmidhi et Ahmad selon Sa'îd b. Zayd et sa chaîne de narrateurs est authentique)

 

 

Dix-septièmement : Celui qui meurt en faisant la garde sur le sentier d'Allah, meurt martyr


Le prophète (salla Allahu 3alayhi wa salam) a dit : '

'monter la garde un jour et une nuit est meilleur que jeûner et prier tout un mois, et s'il meurt, il lui sera compté les mêmes actions que celles qu'il effectuait ; sa subsistance lui est dispensée et il est à l'abri de l'épreuve''.

(Rapporté par Muslim (6/51), Al-Nasâ'î (2/63), At-Tirmidhî (18/3), Al-Hâkim (2/80), Ahmad (5/440 et 441) selon Salmân Al-Fârisî)

 

 

Dix-huitièmement : Mourir durant l'accomplissement d'une bonne action


Conformément à la parole du Messager d'Allah (salla Allahu 3alayhi wa salam) qui dit :

'' celui qui dit : ‘ il n'y a d'autre divinité qu'Allah' en vue de plaire à Allah et meurt ensuite, il entrera au Paradis''. '' Celui qui fait une aumône en vue de plaire à Allah et meurt ensuite, il entrera au Paradis''
.
(Rapporté par Ahmad (5/391)

 

 

Dix-neuvièmement : Celui qui est tué par un dirigeant oppresseur après lui avoir donné des conseils


Conformément à la parole du Messager d'Allah (salla Allahu 3alayhi wa salam) qui a dit :

'' Hamza b. ‘Abdul-Mutalab est le maître des martyrs, et aussi toute personne qui va chez un dirigeant oppresseur pour lui ordonner (le bien) et lui interdire (le blâmable) et qui ensuite se fait tuer''.

 
Source : Cheikh Muhammad Nâsir al-Dîn al-Albânî, 
"Les règles funéraires'' éditions al-Sunna, chapitre 8.

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:48

Question :


En France si un musulman meurt, les musulmans demandent de l'aide aux autres musulmans pour que le mort retourne dans son pays et y soit enterré.

Est ce qu'il m'est permis de donner de l'argent a la famille du mort pour les aider a cela ?

Réponse :

S' il est possible d'enterrer le mort musulman -en France ou dans d'autres pays de mécréance- dans un cimetière réservé aux musulmans, ceci prime sur le rapatriement dans son pays, plutôt il est légiféré (sounna) d'enterrer le mort à l'endroit où il décède.

Donc, dans cette situation il n'y a pas de raison de donner de l'argent à sa famille. 

Mais s'il n'est pas possible religieusement/légalement, d'enterrer le mort musulman dans les pays de mécréance en raison d'absence de cimetière réservé aux musulmans, alors il n'y a aucun mal à aider sa famille par de l'argent pour le rapatrier dans les pays des musulmans, pour y être enterrer, et ceci fait partie de l'entraide dans le bien et la piété, et il y a dans cela la bienfaisance pour le mort et sa famille.

Et Allah aide Son serviteur tant que celui-ci aide son frère 

Traduction : oumou abdillah de al mohammedia

copié de al-afak.com

Cheikh Abû Mâlik 'Abd-lHamîd bn Khalîwî Al-Djuhanî
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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:47

Question :

Quel est le sort des enfants des musulmans ainsi que celui des associateurs lorsqu'ils meurent ? 

Réponse :

Le sort des enfants des croyants est le paradis car ils suivent leurs parents. Allah dit :

« Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérite de leurs œuvres, chacun étant tenu responsable de ce qu'il aura acquis. » (Sourate 'Et-Tur' verset 21)

En ce qui concerne les enfants des associateurs, ceux qui ont été élevé par des parents non musulmans, beaucoup de choses ont été dites sur eux.

Nous disons: Allah est le plus savant sur ce qu'ils auraient fait.

Donc en ce qui concerne les règles de la vie d'ici-bas, ils sont à la même place que leurs parents mais pour l'au-delà, Allah est le plus savant de ce qu'ils auraient fait, comme l'a dit le prophète (prière et paix d'Allah sur lui) Allah est le plus savant de leur devenir.

Et c'est ceci que nous disons car en vérité cela ne nous regarde pas énormément, mais ce qui nous concerne c'est leur jugement ici-bas aux enfants des associateurs nous ne les lavons pas, nous ne les recouvrons pas de linceul, nous ne prions pas sur eux et nous ne les enterrons pas dans les cimetières musulmans.

Et Allah est le plus savant.  

Fatwa du cheikh  Ibn Otheimine tiré de son recueil de fatawas 
Question numéro 57 page 115 
copié de fatawaislam.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn 'Outheymine
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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:45

Tombe

 L'interrogatoire a lieu peu de temps après l'enterrement

Selon 'Ali (رضي الله عنه) et Ibn Mas'ud (رضي الله عنه), l'Envoyé de Dieu (صلى الله عليه و سلم), lorsqu'il avait fini d'enterrer un mort, s'est redressé et dit : 

"Demandez le pardon et l'affermissement pour votre frère dans son interrogatoire qu'il subit à cet instant".


 Les trois questions de Mounkar et Nakîr

Deux anges viennent dans la tombe, font s'asseoir la personne (Al-Bukhârî et Muslim)

D'après Anas (رضي الله عنه) le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : 

"Quand un fidèle serviteur est déposé dans sa tombe et que ses compagnons s'en vont et qu'il entend encore le bruit de leur souliers, deux anges se présentent à lui, le mettent assis et lui disent :
- "que dis-tu de cet homme (Muhammad)" ?
- "J'atteste qu'il est l'esclave de Dieu et Son Messager"
- "Regarde le siège qui t'était réservé en enfer. Dieu te l'a remplacé par un siège au Paradis".

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : 

"Il voit les deux sièges. Quant à l'infidèle ou l'hypocrite, l'un et l'autre répondra :
- Je ne sais pas. Je ne disais que ce que les gens disaient
- Puisses-tu ne rien savoir et ne rien lire ! 
Ensuite on lui assènera un coup de marteau entre les oreilles et il lancera un cri que ses voisins entendront à l'exception des hommes et des djinns"
(Al-Boukhari n°1273)

Selon Al-Bara Ibn Azib (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : 

"Et puis son âme sera ramenée à son corps, et deux anges se présenteront à lui et le mettront debout et lui diront, 
- "Qui est ton Maître"
- "Dieu est mon Maître"
- "Quelle est ta religion ?"
- "L'Islam est ma religion"
- "Qu'en est-il de cet homme qui vous a été envoyé ?"
- "Il est le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم)"
- "Comment l'avez-vous su ?"
- "J'ai lu le livre de Dieu et y ai adhéré et cru en lui"
Une clameur dira depuis le ciel : "Mon serviteur a dit vrai. Préparez-lui un lit et des vêtements au Paradis. Ouvrez-lui une porte débouchant sur le Paradis de sorte qu'il pourra en recevoir l'avant-goût et la fraîcheur. On lui élargira sa tombe l'espace d'une vue d'œil"  [...]
Il (le Prophète ) poursuit :
"c'est alors que l'âme du défunt sera ramenée à son corps et les anges l'interrogeront en ces termes :
- "Qui est ton Maître ?"
- "Eh bien, eh bien. Je ne sais pas"
- "Quelle est ta religion ?"
- "Eh bien eh bien. Je ne sais pas."
Une clameur dira depuis le ciel : préparez-lui un lit et des vêtements en enfer. Ouvrez-lui une porte débouchant sur l'enfer. Chaleur et vent brûlant lui viendront de là et sa tombe sera rétrécie de sorte que ses côtes se croiseront".
(Abou Dawoud n°4753, Ahmad n°18063, jugé authentique par al-Albani dans Sahih al-Djami n°1676)

Abou Said al-Khoudri (رضي الله عنه) a dit : "J'ai assisté à un enterrement en compagnie du Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) et il a dit :

"ô gens ! Les membres de cette Umma subiront une épreuve dans leurs tombes. Quand un homme est enterré et que ses compagnons l'ont quitté, un ange se présente à lui un marteau à la main et le met assis et lui dit : 
- "que disais-tu de cet homme (Muhammad) ? 

Si le mort était croyant, il dirait : 
- "j'atteste qu'il n'y a pas de divinité en dehors de Dieu et que Muhammad est Son esclave et Messager.
" Il lui dit :
- "Tu as dit vrai".
Et puis on lui ouvre une porte qui débouche sur l'enfer et lui dit : 
voilà la place que tu occuperais si tu n'avais pas cru en ton Maître. Maintenant que tu as cru en Lui, voici ta place au Paradis et on lui ouvre une porte qui débouche sur le Paradis. Il voudra se lever pour y aller, mais on lui dira : calme-toi. Et puis on élargira sa tombe. 

S'il est mécréant ou hypocrite l'ange lui dira :
- "que disais-tu de cet homme ?"  Il dira :
- "Je ne sais pas ; j'ai entendu les gens dire des choses ...
" L'ange lui dira :
- "Puisses-tu ne jamais rien savoir, ne rien lire et ne pas bénéficier de la guidance !"
Et puis on lui ouvrira une porte qui débouche sur le Paradis et lui dira : 
"voici la place que tu occuperais si tu avais cru en ton Maître. Maintenant que tu n'as pas cru en Lui, Dieu, le Puissant et Majestueux te l'a remplacé par celui-ci et on lui ouvrira une porte qui débouche sur l'enfer puis on lui assènera un coup de marteau qu'entendra toutes les créatures de Dieu, exception faite des hommes et des djinns...".

Certaines personnes dirent : "ô Messager de Dieu ! Personne ne voit un ange tenant un marteau à la main sans être paniqué"
 

Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a récité : 

{Dieu raffermira ceux qui auront cru grâce à la parole stabilisante}

(Ahmad n°10577, vérifié par al-Albani dans Tahqiq Kitab as-Sunna d'Ibn Assim n°865)

copié de true.salaf.over-blog.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany
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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:44

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Hier, Yûsuf est parti. 

Il est revenu vers son Créateur, vers Celui qui l'a tiré des ténèbres vers la lumière et lui a fait aimé la voie des Pieux prédécesseurs. 

Il est parti et nous nous restons.

Nos cœurs sont tristes, nos yeux pleurent, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur. 

Pas un savant, pas un grand étudiant en science, mais simplement notre frère, notre ami, notre bien aimé. 

Nous entendons tous parler de la mort, tous les jours, aux quatre coins du monde, mais lorsqu'elle frappe les proches ce n'est plus pareil.

« Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et annonce la bonne nouvelle aux endurants qui disent, lorsqu'un malheur les atteint : « Nous sommes à Allah, et c'est à Lui que nous retournons. » (Al-Baqarah, v.155-156) 

Nos cœurs pleurent, signe peut être qu'ils ne sont pas encore tout à fait morts, et nous disons : « Nous sommes à Allah, et c'est à Lui que nous retournons. » 

La mort, si elle est une épreuve, est aussi une miséricorde pour les croyants. 

Celui qui meurt revient vers son Seigneur et commence à goûter les fruits de ses efforts, et pour ceux qui restent elle est également une miséricorde car elle est un rappel de l'au-delà et du but de la création. 

Allah dit : 

« Et craignez le jour où vous reviendrez vers Allah. » 

Le Prophète (salallahu' alayhi wasalam) encourageait aussi les Compagnons à se souvenir de la mort lorsqu'il dit :

« Rappelez souvent de celle qui détruit les jouissances »

il dit aussi :

« Je vous interdisais de visiter les cimetières. Aujourd'hui visitez-les car ils vous rappellent la mort. »

Le Prophète (salallahu' alayhi wasalam) disait cela aux êtres les plus pieux et les plus détachés de ce monde après les prophètes et les messagers. 

Ainsi, la mort de notre frère doit être pour nous un rappel, et comme nous, vous êtes tous entourés d'êtres chers. 

La vie d'ici-bas, nos fausses certitudes nous font penser que la mort ne frappe que le vieillard, mais un jour l'Ordre d'Allah se réalise et frappe celui qu'on pensait épargné jusque là.

Dans nos sociétés, la mort est écartée, rejetée, rien n'est fait pour lui faire face et s'y préparer. 

Et ce n'est pas ainsi que vivaient nos pieux prédécesseurs, la mort était constamment dans leurs pensées et cela contribuait à augmenter leur foi et leur piété.

C'est pourquoi nous avons voulu, en guise de rappel, pour nous et nos frères et sœurs, rapporter quelques paroles des  salafs sur la mort.

Seulement, nous demandons une seule chose : ne lisez pas ces paroles comme on lit de la poésie.

Arrêtez-vous sur chacune d'elles, relisez-les plusieurs fois, méditez profondément sur leurs sens. Car ce sont là les dires de grands savants de la communauté qui nous donnent à voir des vérités qu'ils ont peut être mis une vie entière à réaliser et atteindre.

Donc craignez Allah et faites de ce que vous lirez une science utile qui changera votre vie.

Qu'Allah fasse miséricorde à notre frère et qu'Il nous accorde la constance et la rectitude dans la croyance et les œuvres.  Âmîn.

Sans-titre-1-copie-1

bouton-rond-3-copie-1.gif 'Amîr ibn Rabî'ah rapporte :
j'ai entendu 'Umar ibn Al-Khattâb prendre un fétu de paille et dire :
« J'aurais aimé être ceci, j'aurais aimé que ma mère ne m'enfante jamais, j'aurais aimé être totalement oublié. »
(Az-Zuhd d'Abû Dâwûd, p.89)

bouton-rond-3-copie-1.gif Abû Usâmah rapporte :
« Lorsque Sufyân At-Thawrî est tombé malade, j'ai apporté son urine à un docteur, et il me dit : « C'est là l'urine d'un homme dont la tristesse a fendu le foie, il n'y a aucun remède. »
(As-Siyar, 7/270).

bouton-rond-3-copie-1.gif Lorsqu'on demandait à Ar-Rabî' ibn Khuthaym :
« Comment te sens-tu ce matin ? » Il disait : « Nous nous sommes levé plein de péchés, nous mangeons notre subsistance et nous attendons notre Heure. »
(Al-Musannaf, 7/228)

bouton-rond-3-copie-1.gif On demanda à 'Atâ As-Sulaymî :
« Pourquoi es-tu si triste ? » Il dit : « Malheur à toi, la mort plane sur moi, la tombe sera ma demeure, la Résurrection sera mon lieu de rendez-vous, le pont de l'Enfer sera mon chemin et je ne sais ce que l'on fera de moi. »
(Sifah As-Safwah 3/327)

bouton-rond-3-copie-1.gif Ibrâhîm ibn 'Isâ rapporte :
« Je n'ai jamais vu quelqu'un de plus triste qu'Al-Hasan. A chaque fois que je le rencontrais je pensais qu'il venait d'être atteint d'un malheur. »
(Sifah As-Safwah 3/326)

bouton-rond-3-copie-1.gif Ibrâhîm At-Taymî a dit :
« Celui qui n'est pas triste doit craindre d'être parmi les gens de l'Enfer, car les gens du Paradis diront : « Louange à Allah qui a fait disparaître notre tristesse. » Et celui qui n'éprouve aucun compassion doit craindre d'être parmi les gens de l'Enfer, car les gens du Paradis diront : « Nous étions avant cela dans nos familles, plein de compassion. »

bouton-rond-3-copie-1.gif On demanda à Abû Hâzim :
« Comment se fait le retour vers Allah ? » Il dit : « Le retour du serviteur obéissant est comme celui de l'absent qui revient vers sa famille qui espère le revoir ; et le retour du désobéissant est comme le retour de l'esclave fugitif vers son maître en colère. »
(Latâ'if Al-Ma'ârif /135)

bouton-rond-3-copie-1.gif Un groupe de gens est rentré chez Abû 'Abd Ar-Rahmân As-Sulamî alors qu'il était malade et certains ont chercher à lui redonner espoir (de guérison). Il dit :
« J'espère (en la rencontre) de mon Seigneur, et pour lui j'ai jeûné 80 mois de Ramadan. »
(Husn Ad-Dhan billah /126)

bouton-rond-3-copie-1.gif Abû Ad-Dardâ dit :
« Ô gens de Damas ! Venez écouter le conseil d'un frère ! Qu'ai-je à vous voir construire des maisons que vous n'habitez pas, amasser des biens que vous n'utilisez pas, poursuivre des rêves que vous n'atteindrez pas ? Ceux d'avant vous ont bâti de grandes constructions, eu de grands rêves, amassé beaucoup de biens, mais leurs rêves les ont trompés, leurs biens sont devenus poussière et leurs demeures des tombes. »
(Qasr Al-Amal, Ibn Abî Ad-Dunyâ / 160)

bouton-rond-3-copie-1.gif Bakr ibn 'Abd Allah rencontra Abû Jamîlah et lui dit :
« Comment te sens-tu ? » Il dit : « Par Allah je suis comme un homme qui a tendu son cou sous une épée qui attend qu'on frappe son cou. »
(Qasr Al-Amal : 42)

bouton-rond-3-copie-1.gif Ismâ'îl ibn Zakariyyâ était le voisin de Habîb Abû Muhammad, et il dit :
« Au soir je l'entendais pleurer, au matin je l'entendais pleurer, je suis donc allé voir sa femme et lui ai dit : pourquoi pleure-t-il matin et soir ? Elle dit : « Par Allah ! Il craint lorsqu'il se couche de ne pas voir le matin, et lorsqu'il se lève de ne pas voir le soir. »
(
Qasr Al-Amal : 63)

bouton-rond-3-copie-1.gif 'Ubayd Allah ibn Shamît rapporte qu'il a entendu son père dire :
« Ô toi qui est trompé par ta santé, n'as-tu jamais vu quelqu'un mourir sans maladie ? Ô toi qui est trompé par la longueur de son existence, n'as-tu jamais vu quelqu'un mourir sans délai ? »
(Qasr Al-Amal : 67)

bouton-rond-3-copie-1.gif Lorsque Muhammad ibn Wâsi' voulait aller dormir il disait à sa famille :
« Je vous confie à Allah (l'invocation du voyageur), ce sera peut être le sommeil dont je ne reviendrais pas. » c'était là son habitude lorsqu'il voulait dormir.
(Qasr Al-Amal : 227)

bouton-rond-3-copie-1.gif Yazîd Ar-Ruqâshî disait :
« Jusque quand allons-nous dire : demain je ferais cela, à la rupture du jeûne je ferais ceci, en revenant de voyage je ferais cela ! As-tu oublié le long voyage qui t'attend et l'ange de la mort ? Ne sais-tu pas que chaque nuit beaucoup d'âmes disparaissent ? Ne sais-tu pas que l'ange de la mort n'attendra pas ? Ne sais-tu pas que la mort est la fin de toute chose ? »
(Qasr Al-Amal : 80)

bouton-rond-3-copie-1.gif Ibrâhîm An-Nakha'î pleurait auprès de son épouse et elle pleurait auprès de lui, et il disait :
« Aujourd'hui nos œuvres sont présentées à Allah. » (lundi et jeudi)
(Sifah As-Safwah, 2/673)

bouton-rond-3-copie-1.gif Lorsque Bakr ibn 'Abd Allah Al-Mazanî voyait un vieillard, il disait :
« il est meilleur que moi, il a adoré Allah avant moi. » Et lorsqu'il voyait un enfant, il disait : « il est meilleur que moi, il a accompli moins de péché que moi. »
(Muhâsabah An-Nafs /79)

bouton-rond-3-copie-1.gif Al-Fudhayl ibn 'Iyâdh disait :
« Pauvre de toi ! Tu fais le mal et pense être noble ! Tu es bête et tu penses être intelligent ! Ta vie est courte et tes espoirs sont grands ! »
(As-Siyar, 8/440)

bouton-rond-3-copie-1.gif 'Abd Allah ibn Mas'ûd a dit :
« Le croyant ne trouve le repos que lorsqu'il rencontre Allah. »
(Az-Zuhd : 194)

bouton-rond-3-copie-1.gif Bilâl ibn Sa'd a dit :
« Un homme peut être trompé, il est joyeux, mange, bois et rit, alors que dans le Livre d'Allah il est écrit qu'il est un combustible de l'Enfer. »
(Sifah As-Safwah, 4/216)

bouton-rond-3-copie-1.gif Ahmad ibn Harb a dit :
« L'homme préfère (la fraîcheur) de l'ombre à (la chaleur) du soleil, puis il ne préfère pas le Paradis à l'Enfer ! »
(Al-Ihyâ, 4/568)

bouton-rond-3-copie-1.gif Mâlik ibn Dînâr a dit :
« Par Allah ! Si je pouvais ne pas dormir, je ne dormirais pas, de peur qu'un châtiment n'arrive alors que je dors. Par Allah ! Si je trouvais de l'aide parmi les hommes, je les éparpillerais sur terre en leur disant de dire aux gens : l'Enfer ! l'Enfer ! »
(Az-Zuhd / 387)

bouton-rond-3-copie-1.gif Salmân ibn Muslim Al-Khutalî rapporte que Ghazwân Ar-Ruqâshî regarda l'immense foule au jour du 'Id et il se mit à pleurer. Il dit :
« Je n'ai rien vu qui ressemble plus au Jour de la Résurrection. » puis il rentra chez lui malade. »
(As-Shu'ab, 3/3723)

bouton-rond-3-copie-1.gif Abû Nu'aym rapporte que lorsque Sufyân At-Thawrî se rappelait de la mort, il restait plusieurs jours sans qu'on puisse rien tirer de lui. Lorsqu'on l'interrogeait sur une chose, il disait :
« je ne sais pas, je ne sais pas. »
(Musnad Ibn Al-Ja'd : 284)

bouton-rond-3-copie-1.gif Lorsqu'on demandait à Muhammad ibn Wâsi' : comment vas-tu ? Il disait :
« Que penses-tu d' un homme qui avance chaque jour vers l'au-delà ? »
(Al-Hilyah, 6/348)

bouton-rond-3-copie-1.gif Ar-Rabî' ibn Badr passa à côté d'un groupe d'hommes alors qu'ils creusaient une tombe pour un mort. Il leur dit :
« Qui est cet étranger parmi vous ? » Ils dirent : Ce n'est pas un étranger mais un proche et bien aimé. Il dit :
« Et qui est plus étranger que le mort parmi les vivants ? » Et tous se mirent à pleurer. »
(Al-Hilyah, 6/297)

bouton-rond-3-copie-1.gif Muslim ibn Ibrâhîm rapporte que Hishâm Ad-Dustawâ'î n'éteignait pas sa lampe jusqu'au matin, et il disait :
« Lorsque je vois les ténèbres de la nuit, cela me rappelle les ténèbres de la tombe. »
(Al-Hilyah, 6/278)

bouton-rond-3-copie-1.gif Hamâd ibn Zayd rapporte que 'Atâ ne parlait pas, et lorsqu'il parlait il disait :
« 'Atâ demain à cette heure tu seras dans la tombe ! »
(Al
-Hilyah, 6/221)

bouton-rond-3-copie-1.gif 'Umar ibn 'Abd Al-'Azîz dit à Abû Hazm :
« Fais-moi une exhortation (un rappel). »
Abû Hazm lui dit : « Allonge-toi, mets la mort auprès de ta tête et regarde ce que tu aimerais avoir auprès de toi à cet instant et fais-le maintenant, et regarde ce que tu détesterais trouver auprès de toi à cet instant et délaisse-le maintenant. »

(Al-Hilyah, 5/317)

bouton-rond-3-copie-1.gif Ibn Mubârak écrivit à son frère Sufyân qui se plaignait d'avoir perdu la vue :
« Ô mon frère ! J'ai bien compris dans ta lettre ce dont tu te plains auprès d'Allah. Souviens-toi de la mort, cela te rendra plus facile le fait d'avoir perdu la vue. Wa As-Salâm. »
(Al-Hilyah, 7/22)

bouton-rond-3-copie-1.gif Khalîd Al-'Asîrî a dit :
« Nous sommes tous convaincu de la venue de la mort, mais nous ne voyons personne s'y préparer. Nous sommes tous convaincu de l'existence du Paradis, mais nous ne voyons personne œuvrer pour cela. Nous sommes tous convaincu de l'existence de l'Enfer, mais nous ne voyons personne le craindre. Jusqu'où pensez-vous vous élever ? Quels espoirs attendez-vous ? La mort ? Elle est le premier annonciateur de votre Seigneur, en bien ou en mal. Ô mes frères ! Dirigez-vous comme il se doit vers votre Seigneur. »
(Qasr Al-Amal : 152)


bouton-rond-3-copie-1.gif Yahyâ rapporte que lorsqu'ils assistaient à un enterrement cela se voyait plusieurs jours sur leur visage. (Al-Musannaf, 7/205)

bouton-rond-3-copie-1.gif 'Abd Allah ibn Amrû ibn Al-'Âs rapporte que lorsque son père agonisait, il disait :
« Ô Allah, Tu nous as ordonnés et interdits beaucoup de choses, et nous avons délaissé beaucoup de Tes commandements et sommes tombés dans beaucoup de Tes interdictions. Ô Allah, il n'y a de divinité digne d'adoration que Toi ! »
Puis il saisit son doigt et ne cessa de prononcer l'attestation de foi jusqu'à mourir.
(Al-Mutadhirîn / 201)

bouton-rond-3-copie-1.gif Lors de son agonie Yazîd Ar-Ruqâshî pleura et dit :
je pleure pour ce que je vais laisser de jeûne et de prière de nuit. Il pleura encore et dit : « Ô Yazîd ! Qui priera pour toi après ta mort ? Qui jeûnera pour toi ? Qui se rapprochera d'Allah par des œuvres pieuses pour toi ? »
(Latâ'if Al-Ma'ârif /519)

bouton-rond-3-copie-1.gif 'Abd Al-'Azîz ibn Abî Rawwâd a dit :
« je suis entré chez Al-Mughîrah pendant la maladie qui a entraîné sa mort, et je lui dis : Conseille-moi ! Il me dit : « Œuvre pour cet instant. »
(Al-Hilyâh, 8/194)

bouton-rond-3-copie-1.gif Habîb Al-'Ajamî pleura lors de son agonie et dit :
« Je veux faire un voyage que je n'ai jamais fait et emprunter une route que je n'ai jamais empruntée. »
(Latâ'if Al-Ma'ârif /415)

bouton-rond-3-copie-1.gif Abû 'Isâ rapporte : « Nous sommes entrés chez Mâlik ibn Dînâr lors de son agonie, il regardait autour de lui et disait :
« C'est pour ce jour que Abû Yahyâ (càd lui-même) s'est préparé. »
(Al-Hilyâh, 2/382)

bouton-rond-3-copie-1.gif Abû Ja'far Al-Hanât rapporte : Nous avons assisté à la mort de 'Abd Allah ibn Ja'far et nous étions assis à ses côtés lorsqu'il dit :
« L'ange de la mort est arrivé ! Prends mon âme comme tu prendrais l'âme d'un homme qui a dit pendant 90 ans : j'atteste qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah et que Muhammad est Son serviteur et messager. »
(As-Siyar, 15/554)

bouton-rond-3-copie-1.gif 'Abd Al-Mâlik ibn Marwân a dit lors de la maladie qui a entraîné sa mort :
Levez-moi ! Ils le levèrent jusqu'à ce qu'il puisse sentir l'air ambiant (le vent) et il dit :
« Ô vie d'ici-bas ! Comme tu es douce, mais la longueur de ton temps est bien courte ! Et ton abondance est bien vile et nous avons été trompé à ton sujet ! »
(As-Siyar, 4/250)

bouton-rond-3-copie-1.gif Al-Mazanî rapporte : Je suis entré chez As-Shâfi'î lors de la maladie qui a entraîné sa mort, et je lui ai dit : comment te sens-tu ? Il me dit :
« Je quitte cette vie, je me sépare de mes frères, je vais boire à la coupe du destin, je vais rencontrer mes mauvaises actions et revenir vers Allah, et je ne sais pas si mon âme se dirigera vers le Paradis afin que je la félicite ou si elle se dirigera vers l'Enfer afin que je lui présente mes condoléances. » puis il pleura. »
(As-Siyar, 5/99)

Traduit par les salafis de l'Est
copié de salafs.com
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