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  • : Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ’ah ne délaisse pas la Sunna pour comprendre le Coran
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 11:38

30-banner--1-.jpgicone_audio.gif Ecouter le Cheikh

 

" Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " désigne un seule faction et ils sont nommé ainsi  par [Ahl As-Sounna], parce qu’ils sont fermement attachés à la Sounna et [Al Jama'a], car ils s'unissent [moudjtami'oûn] dans le fait de suivre celle-ci.

 

Donc, si une personne venait à dire : « qui sont " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " ? »

alors la réponse est, ce sont ceux qui suivent le chemin sur lequel étaient les compagnons [As-Sahâba] et ceux qui sont venus après eux [At-Tabi’in], c’est dire les Pieux prédécesseurs [As-Salaf].

 

Nous dirons que celui qui innove après cela, n’est pas un des leurs.

 

De même, si une personne dit « pourquoi trouvons- nous donc dans certains livres que " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " sont As-Salaf, les Acharites et les Maturidites ? »

alors la réponse est que ces gens-là " Ahl As-Sounna " sont à l’opposé de [Ar-Râfid] et c’est la raison pour laquelle on dit distinctement Sounna et sectes [Chiya’].

En ce qui concerne le fait de suivre les traditionalistes, que celui qui s’écarte de leur chemin, alors il n’en fait pas partie et appelez-les comme bon vous semble.

 

Car les Gens de la Sounna et du Consensus [Ahl As-Sounna oua Al Jama'a], sont en réalité ceux qui suivent les Pieux prédécesseurs [As-Salaf], d’entre les compagnons [As-Sahâba]  et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, et les imams d’entre les musulmans qui sont venu après eux.

 

Dans les paroles de l’auteur du livre – qu’Allah lui fasse miséricorde (ndt : Il s’agit du livre « Al 'Aquida Al Wassitiya – de Sheikh Al Islam Ibn Taymiyya), se trouve la preuve que le groupe victorieux [Al-Firqatou An-Najiya] est en effet celui qui restera clair sur la vérité, jusqu’au jour où l'Heure arrivera.          

 

On les désigne par les Gens de la Sounna et du Consensus [Ahl As-Sounna oua Al Jama'a], car il n’existe pas deux factions mais bien une seule et c’est ainsi par ces qualificatifs, qu’elle est définie.

 

[Fin de la réponse du Sheikh]

 

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icone_audio.gif Ecouter le Cheikh

 

" Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " désigne [Ahl As-Sounna], parce qu’ils sont fermement rattachés à la Sounna et [Al Jama'a], car ils s'unissent [moudjtami'oûn] dans le fait de suivre celle-ci.

 

Donc, si vous me dites : « Comment est-il possible de dire " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " ? », c'est-à-dire qu’ils constituent la Communauté [Al Jama'a], « comment pouvons nous alors additionner, une même chose qui est en fait elle-même ? »

 

A la base, l’expression [Al Jama'a] a pour signification le rattachement [Al Ijtima’], l’union [Al Ijtima’]…il s’agit d’un nom qui exprime une description définie. Ensuite, c’est à partir de cela qu’on a apposé cette parole à ceux qui se sont réunis, d’où l’appellation " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " c'est-à-dire le rattachement à la Sounna ; c'est-à-dire l’union.

 

Donc, on a nommé ainsi [Ahl As-Sounna] les gens de la Sounna, parce qu’ils sont fermement rattachés à la Sounna et on a nommé [Ahl Al Jama'a] les gens du Consensus, parce qu’ils s'unissent [moudjtami'oûn] dans le fait de suivre celle-ci et c’est ainsi qu’ils se définissent par ces qualificatifs.

 

[Ahl As-Sounna] sont donc fermement rattachés à la Sounna de manière apparente ou cachée et [Al Jama'a], s'unissent [moudjtami'oûn] dans le fait de suivre celle-ci. {ndt : Le rattachement à la Sounna de manière apparente, est la mise en application de la Sounna par les bonnes œuvres de manière apparente (à l’exemple de la prière et de ses piliers etc.) et de manière cachée par les bonnes œuvres que renferme le cœur (à l’exemple de la crainte et l’espoir etc.)}

 

C’est la raison pour laquelle ce groupe [ou cette faction] ne s’est pas divisé (e) à la manière des gens de l’innovation. Si vous examinez les partisans de l'innovation [Ahl Al Bida’], vous trouverez qu'ils sont tous divisés (Al Jahmiya, Al Mou’tazila, Ar-Rawafid, et d’autres sectes de ce, genre…).

 

Quant à cette faction, elle est parfaitement unie, cohérente sur la vérité même si parfois, il arrive qu’entre eux, il y ait des désaccords. Certes, mais cela n’est pas préjudiciable, car ce désaccord n’est en rien pour l’un comme pour l’autre, une source d’égarement. Ce qui signifiait également que leurs poitrines demeuraient encore bien large sur le sujet auquel cas, cela voulait dire qu'ils différaient sur des choses qui touchaient au Dogme [Al 'Aquida] à l’exemple de genre de question : « est-ce le Prophète - prière et salut sur lui – a réellement vu son Seigneur de ses propres yeux ou ne l’a pas vu ? » ou « quant au supplice dans la tombe, est-ce le corps et l’âme qui le subiront ou l’âme seulement ? » et à l’exemple de sujets divers qui sont en fait matière à divergence et qui sont considérés comment étant des questions d'ordre secondaire en comparaison avec les Fondements [de la religion]… Et quand bien même ils divergeraient, alors cela ne sera en rien pour l’un comme pour l’autre, une source d’égarement à l’inverse des gens de l’innovation.

 

Donc, ils s'unissent [moudjtami'oûn] dans le fait de suivre la Sounna, ils sont donc " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a ". Nous comprenons des dires de l’auteur du livre – qu’Allah lui fasse miséricorde, que sont exclus de ce groupe ceux qui s’opposent à eux quant à la voie qu’ils suivent (Il s’agit du livre « Al 'Aquida Al Wassitiya – de Sheikh Al Islam Ibn Taymiyya).

 

Les Acharites et les Maturidites par exemple, ne sont pas considérés comme faisant partie de " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " sur ce point, car ils s'opposent à ce sur quoi était le Prophète - prière et salut sur lui – et ses compagnons concernant le fait d'interpréter de façon métaphorique les Attributs d’Allah – gloire et pureté à Lui.

 

En conséquence, se trompe toute personne qui dit que " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a "forment trois catégories, c'est-à-dire Salafiyoun, Acharites et Maturidites.

 

Ceci est une erreur ! Et comment seraient-ils tous " Ahl As-Sounna " alors que chacun d’eux diverge?

 

« …Au delà de la vérité qu'y a-t-il donc sinon l'égarement ? » [Sourate Younus – v 32]

 

Et comment seraient-ils tous " Ahl As-Sounna " alors que chacun d’eux réplique à l’autre ?

 

Ceci n’est donc pas possible, sauf si nous pouvons additionner les deux contraires…alors seulement dans ce cas, oui. Sinon, dans le cas contraire et sans le moindre doute, l’un d’eux est celui qui suit réellement la Sounna, lequel est-il donc ? Les Acharites ? Les Maturidites ? Les Salafi ?

 

Examinons donc, celui qui est en conformité avec la Sounna alors, il est celui qui suit réellement la Sounna et celui qui est en opposition avec la Sounna alors, il n’est pas celui qui suit réellement la Sounna ! Est-ce que c’est clair ?

 

Nous disons donc, que les traditionalistes As-Salaf ce sont eux " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a ", et en aucun cas nous les positionnons au dessus des autres car sachez, que les paroles n’ont une valeur qu’à travers leur sous-entendu qu’elles comportent.

 

Voyons donc, comment pouvons nous désigner ceux qui s’opposent à la Sounna : " Ahl As-Sounna " ?

 

Ceci n’est pas possible ! Et comment serait-il possible de dire de ces trois factions différentes, qu’elles sont unies [moudjtami'oûn] ?  Où se trouve donc l’union [Al Ijtima’] ?

 

Par conséquent, " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " sont les traditionalistes As-Salaf.

 

Mais les Pieux prédécesseurs [As-Salaf] quant à leur Historique ou bien alors par rapport à leur croyance et leurs actes ?

 

Les Pieux prédécesseurs [As-Salaf] de part leur croyance et leurs actes, et ceux qui sont venu après eux [At-Tabi’in]...Et ceci est valable, jusqu’au Jour de la Résurrection, si cela est en conformité avec la voie du Prophète - prière et salut sur lui – et celle de ses compagnons ; alors il est considéré comme étant un Salafi car il suit [Salaf].

 

De ce fait, qui sont " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a " ?

 

[Le Sheikh dit qu’il va répondre à la question et demande à l’assistance de le corriger s’il se trompe] :

 

- « " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a ", sont les Salafiyoun, les Acharites et Maturidites » ?

 

[L’assemblée répond par] : - Ceci est faux !

 

Très bien alors : " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a ", sont donc les Salafi [As-Salafiyoun].

 

D’accord, ceci est correct, ce sont les Salafi [As-Salafiyoun].

 

Donc, " Ahl As-Sounna oua Al Jama'a ", sont ceux qui suivent ce sur quoi était le Prophète - prière et salut sur lui – et ses compagnons uniquement et tous ceux qui s’opposent à eux, alors Il n’en font pas partie.

 

[Fin de la réponse du Sheikh]

 

clipart_fleches_0198.pngLien vers l'original en arabe

 

 

Sharh - Explication de "Sharh Al 'Aquida Al Wassitiya" par Sheikh Muhammad Ibn Salih Al 'Outhaymine (rahimahou Allah). 

Traduction rapprochée : AbuKhadidja Al Djazairy

copié de alghourabaa.com

 

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Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 19:05

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Note des auteurs Umm Maryam pour les textes et la mise en page et Oum amine pour les illustrations, qu'Allah عزة وجل les récompense grandement :

 

Le livre est à la base conçu pour les enfants qui ont perdu un ou ses deux parents (quelque soit la raison comme le divorce, le décès, disparition etc ....), afin que l'enfant sache qu'il n'est pas seul dans cette épreuve et que le meilleur homme au monde (le Prophète صلى الله عليه وسلم) a lui aussi perdu ses deux parents. 

 

Malgré cela Allah l'a choisit comme Messager et Prophète صلى الله عليه وسلم.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a réussi a surmonter ces dures épreuves alors qu'il était enfant et il a reçu énormément d'amour par ceux qui s'en sont occupés tels que sa nourrisse Halima, son grand père Abdil-Mouttalib et son oncle Abou-Talib. 

icone_texte.gif Dossier à télécharger

 

11 (135)      

icone_texte.gif  Arbre généalogique

 (afin que l'enfant comprenne qui sont les personnages par rapport au Prophète صلى الله عليه وسلم )

 

copié de supports-islamiques.over-blog.com

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 03:54

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Signes d’adieu

Après le parachèvement de la religion et le contrôle par l’Islam de toute la situation, des signes d’adieu à la vie et aux vivants commencèrent à apparaître chez le Messager d’Allah, des signes que l’on pouvait entrevoir  dans ses paroles et dans ses actes.
 
Au mois du ramadan de l’an 10 de l’Hégire, il fit retraite pendant 20 jours, alors que d’habitude, il ne se retirait que pendant 10 jours ; Jibril, par deux fois, étudia avec lui le Coran.


Il dit lors de son pèlerinage d’adieu :

« Je ne sais pas si je vous reverrai l’année prochaine en ce même lieu. »

Il dit aussi alors qu’il était à Jamrat al-Akaba :
 
« Apprenez de moi vos rites. Ceci est mon dernier pèlerinage. »

La sourate « An-Nasr » (sourate 110 : ‘la victoire’) lui fut révélée au milieu  de la période du Tachrik. Alors, il sut  qu’il s’agissait là d’un signe d’adieu et que son âme allait le quitter.

Au début du mois de Safar de l’an 11 de l’Hégire, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) se rendit à Uhud et fit une prière de recueillement pour le repos de l’âme des martyrs, en signe d’adieu. Par la suite, il s’en alla au Minbar et dit :

« Je vais vous devancer. Je vous sers de témoin. Par Allah ! J’observe à présent  ma destination. On m’a donné les clés donnant accès aux trésors de la terre (ou les clés de la terre). Par Allah ! Ce que je crains, ce n’est pas que vous retourniez au polythèisme après moi, toutefois je crains que vous ne vous mettiez à rivaliser. » 

Un jour, il sortit vers minuit et se rendit à Al-Baki’ où il demanda pardon pour les morts, disant :

« Que la paix soit sur vous, occupants des tombes, les vivants vous plaignent pour votre sort, mais les tentations de la vie arrivent comme les moments d’une nuit de ténèbres. Elles se succèdent et les dernières sont pires que les premières.»

Il leur fit une annonce en ces termes : 

«  Nous allons bientôt vous rejoindre.»



Début de la maladie


Au vingt-huitième ou au vingt-neuvième jour du mois de Safar de l’an 11 de l’Hégire, un lundi, le Messager d’Allah assista à un enterrement à Al-Baki’.

Alors qu’il s’en revenait, il eut des maux de tête accompagnés d’une forte chaleur dont on voyait les effets au-dessus du bandeau qu’il portait à la tête.

Malade depuis onze jours, il ne cessait pourtant de diriger les prières, au total la maladie aura duré 13 ou 14 jours.


La dernière semaine

La maladie devint plus intense.

Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) se mit à interroger au sujet de ses femmes.

A cet égard il disait :

« Où dois-je aller demain ? Où dois-je aller demain ? »

Celles-ci comprirent son propos et l’autorisèrent à aller où il voulait.

Il se dirigea vers chez Aicha, marchant entre Al-Fadl ibn Abbas et Ali ibn Abdû al-Mouttalib, la tête bandée, cheminant pas à pas au point d’entrer chez celle-ci et c’est là qu’il passa la dernière semaine de sa vie.

Aicha récitait des versets du Coran ainsi que les prières qu’elle avait pu mémoriser grâce au Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui).

Après une telle récitation, elle lui soufflait au visage et le massait de sa main dans l’espoir que son acte comporterait de la bénédiction.


Cinq jours avant le décès

Un mercredi, cinq jours avant le décès, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) eut de la fièvre dans tout le corps.

Les maux de tête s’accentuèrent et alors, évanoui, il dit :

« Versez sur moi sept récipients d’eau puisée dans différents puits, avant que je n’aille vers les gens leur faire des recommandations.»

On le fit s’asseoir dans un récipient et ensuite lui versa l’eau au point qu’il se mit à dire :

« Ça suffit, ça suffit .»

Après cela, il se sentit soulagé et alors, entra dans la mosquée la tête entourée d’un bandeau enduit de graisse. Il s’assit sur le minbar et entouré d’une foule, prononça un discours qu’il exprima en ces termes :

« Qu’Allah maudisse les juifs et les chrétiens ! Ils ont adopté comme tombe les lieux de prière  de leurs Prophètes.»

Dans certains rapports, la formulation est la suivante :

« Qu’Allah combatte les juifs et les chrétiens, car ceux-ci ont adopté comme lieux de prière  les tombes de leurs prophètes.»

Il dit aussi :

« N’adoptez pas ma tombe comme une idole à adorer.»

D’autre part, il s’exposa à la vengeance en disant :

« Que ceux dont j’avais fouetté le dos se vengent, voici mon dos. Que ceux  dont j’avais brisé la réputation se vengent.»


Cela dit, il descendit, accomplit la prière du Dhohr puis retourna sur le minbar. Alors, il reprit les recommandations et autres. À ce niveau, quelqu’un dit : « Tu me dois trois dirhams.» À cela, il répondit :

« Donne-les-lui, toi Fadl ! »

puis fit des recommandations au sujet des Ansar, en ces  termes :

« Je vous recommande les Ansar, car ils constituent ma chaise et ma malle. Ils ont fait leurs devoirs et à présent il leur reste de jouir de leurs droits. Acceptez leur bienfaisance et pardonnez leurs mauvaises actions.»

Dans un autre rapport, il dit :

« Les gens deviennent plus nombreux. Les Ansar, eux, deviennent moins nombreux, au point d’être comparables à du sel dans un mets. Alors, quiconque d’entre vous détient un pouvoir par lequel il est en mesure de nuire ou de bien faire, n’a qu’à accepter leurs bienfaits et pardonner leurs mauvaises actions. »

À cela, il ajouta :

« Allah avait donné à Son serviteur à choisir entre deux choses : lui faire obtenir tout ce dont il avait besoin dans la vie ou le faire profiter de ce qu’il y a auprès de Lui. Le serviteur préféra la deuxième position. »

Sur ces mots selon Abû Sa’id Al-Khoudri, Abû Bakr pleura et dit :

« Nous te rachetons en t’offrant à la fois nos pères et nos mères.»
Remplis d’admiration, les gens dirent : « Regardez ce vieillard ! Le Messager d’Allah raconte qu’Allah l’avait fait choisir entre les délices de la vie et ce qu’il y a auprès de lui et voilà que ce vieillard  se met à dire : «  Nous te rachetons en t’offrant nos pères et nos mères.»
Le serviteur en question était le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui). Abû Bakr en sait plus que nous.»


Par la suite, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit :

« L’homme le plus généreux à mon égard dans sa compagnie et dans ses biens est Abû Bakr. Si je devais choisir un ami, autre que mon Seigneur, c’est lui que je choisirais comme ami.»

Toutefois, la fraternité et l’amour dans le cadre de l’islam, ne laissent, dans la mosquée, s’ouvrir aucune porte, sauf celle d’Abû Bakr.


Quatre jours avant le décès

Un jeudi, quatre jours avant le décès, le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) dit sous l’effet de la douleur :

« Venez ! Je vais vous rédiger un document qui permettra de ne pas vous perdre.»
 
Il disait ceci en présence des gens dont Omar ibn Al-Khattab.

Celui-ci alors, dit : « Il vous parle sous l’effet de la douleur, vous avez le Coran, le livre d’Allah vous suffit.» Toutefois, les gens divergèrent et se mirent  à discuter. Certains d’entre eux dirent : «  Approchez ! le Messager d’Allah va vous rédiger un document.» 

D’autres  suivirent le point de vue d’Omar. Lorsque les discussions eurent atteint leur paroxysme, le Messager d’Allah dit :

« Allez-vous-en ! »

Ce jour-là, il fit trois recommandations : Expulser les juifs, les chrétiens et les polythéistes de la péninsule arabe, traiter les délégations comme à l’accoutumée.

S’agissant de la troisième recommandation, le rapporteur ne s’en souvient pas.

Il se peut que celle-ci se rapporte à la prise en considération du livre et de Sunnah, à la mise en route de l’armée d’Osama ou à la prière et à la bienfaisance.

Jusqu'à ce jour, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dirigeait les cinq prières, malgré sa maladie, c'est-à-dire jusqu'au jeudi situé à 4 jours de sa mort. 

Ce jour-là, il dirigea la prière du Maghrib où il récita la sourate « Al-Moursalat » (sourate 77 : ‘ les envoyés’)  comme à l’accoutumée.

Au moment de la prière d’al- Isha la maladie devint plus grave l’empêchant même de sortir de chez lui pour aller à la mosquée.

A cet égard Aicha raconte :

«  Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « Les gens ont-ils prié ? » 
Nous répondîmes : «  Non ! Messager d’Allah, il sont en train de t’attendre.»
Il reprit : « Mettez-moi de l’eau dans le récipient.» 
Nous mîmes de l’eau dans celui-ci.
Alors, il s’assit, ensuite allait se lever avant de s’évanouir.
Revenu à lui, il dit : « Les gens ont-ils prié ? » 
Sur ces mots, il s’évanouit une deuxième fois, puis une troisième fois avant de s’évanouir comme la première fois, lorsqu’il essayait de se lever.
Après cela, il envoya auprès d’Abû Bakr lui donnant l’ordre de diriger la prière.
En ces jours, celui-ci dirigea dix-sept prières, ce qu’il n’avait jamais fait du vivant du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui): la prière d’al- Isha du jeudi, la prière du Fajr du lundi et quinze autres prières entre les deux jours en question. 
Aicha consultât  trois ou quatre fois le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) lui demandant de retirer l’imamat de Abû Bakr  de manière à ce que les gens ne fussent pas pessimistes à son égard.
Celui-ci, toutefois, refusa et dit : «  Vous êtes les compagnes de Youssouf. Allez voir Abû Bakr ! Qu’il dirige les prières.»



Un ou deux jours avant le décès

Le samedi ou le dimanche le Prophète se sentit mieux et escorté par deux hommes  sortit  pour effectuer  la prière du Dohr.

C’était Abû Bakr qui dirigeait la prière. 

Le voyant venir, celui-ci se mit à replier, mais il lui fit un signe, lui ordonnant de ne pas reculer ; après quoi il dit :

« Installez - moi à côté de lui. »

Les deux hommes alors l’installèrent à côté, à gauche d’Abû Bakr.

Celui-ci imita la façon de prier du Prophète et faisait entendre aux gens le Takbir.


Un jour avant le décès

Le dimanche, le jour avant le décès  le Messager d’Allah affranchit ses esclaves, fit une aumône de six ou sept dinars qu’il avait avec lui et donna ses armes aux musulmans.

La nuit, Aicha envoya sa lampe chez une femme disant :

«  Mets-nous de l’huile de graisse dans notre lampe.»

La cuirasse du Prophète était hypothéquée chez un juif pour 30 sâa d’orge.


Le dernier jour

Selon Anas ibn Malik, les musulmans, alors qu’ils accomplissaient la prière du Fajr du lundi, prière dirigée par Abû Bakr furent surpris de voir le Prophète lever le voile séparant la mosquée de la maison de Aicha pour leur jeter un regard à un moment où ils étaient en rangs.

Ce faisant, il sourit et rit.

Alors, Abû Bakr se ravisa et voulut regagner les rangs pensant que le Messager d’Allah aller prendre part à la prière.

Les musulmans, à en croire Anas, furent alors remplis de joie.

Toutefois par un signe de main le Messager d’Allah leur donna l’ordre de continuer la prière et ensuite, restant dans la chambre, lâcha le voile de séparation. 

Après cette prière le Prophète ne vécut  pas jusqu’à une autre.

Peu après le milieu de la matinée, il appela sa fille Fatima et lui souffla quelque chose à l’oreille.

Alors, celle-ci s’en alla en pleurant.

Il l’appela une deuxième fois, puis lui souffla autre chose.

Cette fois, celle-ci éclata de rire.

À ce sujet Aicha dit :

« Après cela nous avons interrogé Fatima cherchant à être informé et celle-ci nous dit : "Le Prophète m’a dit qu’il allait mourir et j’ai pleuré.
Ensuite il m’a informé que de toute sa famille je serai la première à le rejoindre et j’ai alors éclaté de rire." 
Le Prophète annonça à Fatima qu’elle était la maîtresse des femmes des mondes.» 


Constatant le chagrin qui envahissait le Messager d’Allah, celle-ci dit : « Je plains mon père.»

Toutefois, le Prophète dit :

« Ton père n’aura plus de chagrin à partir de ce jour.»

Il appela Al-Hassan et Al-Houssayn leur donna un baiser et recommanda le bien à leur égard, puis fit venir ses épouses auxquelles il consacra des exhortations et des rappels.

Sa douleur s’intensifiait, mêlée du poison qu’il avait consommé à Khaybar.

A cet égard il disait :

«  Aicha, je ne cesse de sentir l’effet du mets que j’avais consommé à Khaybar. Je sens à présent mon artère aorte se rompre à cause de ce poison.»

Il s’était couvert le visage avec un morceau à lui qu’il enlevait toutes les fois qu’il se sentait gêné disant : 
«Il en est ainsi »

Ses dernières paroles et ses dernières recommandations au gens furent :

« Qu’Allah maudisse les  juifs et les chrétiens qui ont adopté comme lieu de prière la tombe de leurs prophètes (avertissement contre les pratiques de celle-ci) ne confinez pas ma religion en Arabie. »

Il fit aux gens une recommandation en disant :

«  La prière, la prière et la bienfaisance.»

Cela, il le répéta plusieurs fois.


L’agonie

L’agonie commença.

Aicha l’appuya sur elle tout en disant :

« Il est des faveurs qu’Allah m’a accordées : le fait que le Messager d’Allah meure chez moi appuyé contre ma poitrine et qu’au moment de sa mort s’unissent ma salive et la sienne.» 


A ce moment précis, entra Abdû-ar-Rahman ibn Abû Bakr tenant dans sa main un cure-dents.

Alors, je lui dis : « Je te donne ?» 
Il opina la tête.
Ensuite je lui donnai et il tint fortement, après, je lui dis : « Veux-tu que je te le ramollisse ?»
Il opina la tête.
Alors, je ramollis le cure- dents ; après quoi, il le réclama.
Un certain rapport précise que le Prophète s’est bel est bien curé les dents.
Alors que devant lui, il y avait une cafetière contenant de l’eau, il se mit à y introduire ses mains pour ensuite les passer sur son visage en disant :
« Il n’y a de divinité en vérité qu’Allah. Certes ! La mort comporte un état comateux. »


Dès qu’il eu fini de se curer les dents, il leva sa main ou son doigt et du même coup son regard était tourné vers le plafond.

Ses lèvres bougèrent.

Alors Aicha lui prêta l’oreille et l’a entendu dire :

« Avec ceux à qui tu as accordé tes faveurs parmi les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Seigneur ! Pardonne-moi ! Sois clément avec moi ! Fais-moi rejoindre l’Éternel ! Seigneur ! L’Éternel».


Il répéta trois fois les dernières paroles puis sa main s’inclina et il rejoignit l’Éternel.

Certes ! Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournerons. 

Cet évènement eu lieu un peu après le milieu de la matinée du lundi 12 du mois de Rabi'oul Awwal de l’an 11 de l’Hégire, alors que le Messager d’Allah avait 63 ans et 4 mois.


La grande tristesse des compagnons

La douloureuse nouvelle se répandit. Médine s’obscurcit dans ses compartiments et ses horizons.

À cet égard, Anas dit :

« Je n’ai  jamais vu un jour aussi beau et lumineux que celui où nous avons rencontré le Messager d’Allah. Je n’ai jamais vu un jour aussi obscur  et aussi laid où celui-ci nous a quittés.» 


Après la mort du Prophète, Fatima dit :

«  Mon père a été rappelé à Allah. Son abri sera le paradis firdaws. Nous en annonçons la mort à Jibril.»


La position de Omar

Omar ibn el Khattab, debout se mit à dire :

« Certains des hypocrites prétendent que le Messager d’Allah est mort, non ! Le Messager d’Allah n’est pas mort ; il est allé auprès de son Seigneur, de la même manière que l’avait fait Moussâ ibn Imran qui, pendant 40 nuits avait quitté son peuple pour ensuite rejoindre celui-ci, après qu’on eût dit qu’il été mort. Par Allah ! Le Messager d’Allah reviendra à coup sûr et coupera les mains et les pieds de ceux qui prétendent qu’il est mort. »


La position d’Abû Bakr
 
  
Abû Bakr arriva, monté sur un cheval, en provenance de sa maison située à As-Sanh.

Il descendit et entra dans la mosquée sans ne rien dire à personne.

Aussitôt les gens vinrent à lui, laissant Omar là où il était.

Alors, Abû Bakr dit :

« À Présent, ceux d’entre vous qui adoraient Muhammad, qu’ils sachent que Muhammad est mort. Ceux d’entre vous qui adoraient Allah, qu’ils sachent qu’Allah est vivant et ne saurait mourir. En effet Allah dit : 

« Muhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés. S’il mourait, donc, ou s’il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants. » Sourate 3 : 'La famille d'Imran’- verset 144

A ce propos Ibn Abbas dit :

« Par Allah ! On eut dit que les gens ne savaient par qu’Allah avait révélé un tel verset avant sa récitation par Abû Bakr. Tous saisirent le verset qu’ils se mirent à répéter sans exception.» 


Selon Ibn Al-Moussayyib, Omar dit :


« Par Allah ! Dès que j’entendis Abû Bakr récité le verset, je me sentis vide au point de basculer et de m’affaisser à terre. C’est alors que je compris que le Messager d’Allah n’était plus.»



Préparatifs et modalités de l’enterrement

La divergence au sujet de la succession alla bon train avant les préparatifs.

Il eut des discussions, des dialogues et des polémiques entre les Mouhajirines et les Ansar à Saqifat Banî Saida.

Finalement, ils s’entendirent sur Abû Bakr comme successeur (calife). 

Toute la journée du lundi fut consacrée à cette discussion.

Les gens ne s’occupèrent des préparatifs de l’enterrement que tard dans la nuit du mardi.

C’était presque vers le matin.

Pendant ce temps le corps béni du Prophète était sur le lit, couvert d’une robe de soie noir et inaccessible dans la mesure où la famille avait refermé la porte.

Le mardi, on fit le toilettage du Messager d’Allah sans lui ôter ses vêtements.

Les toiletteurs était Al-Abbâs, Ali, Al Fadl et Kathm (les 2 fils d’Al Abbas), Sakran, l’esclave affranchi du Messager d’Allah, Oussama ibn Zayd et Aws ibn Khouli. Al Abbas et Kathm le retournaient ; Oussama et Sakran déversaient l’eau, Ali faisait le toilettage et Aws l’appuyait contre sa poitrine.

On le lava trois fois avec de l’eau contenant du cidre (le jujubier).

L’eau provenait d’un puits appelé Al-Ghars, appartenant à Saad ibn Khaythama et situé à Qoubâ, puits de l’eau duquel il avait l’habitude de boire.

Par la suite, on l’enveloppa dans trois vêtements blancs ne comportant ni chemise ni turban.

La place où on l’on devait l’enterrer suscita ensuite une divergence. 
 
À cet égard, Abû Bakr dit :

« Moi j’ai entendu le Messager d’Allah dire :
« Tout Prophète qui décède est enterré au lieu même du décès.»

Sur ce, Abû Talha souleva le lit de mort, creusa en dessous et fit de la tombe un sépulcre. 

Après cela, les gens entrèrent dans la chambre par vague de dix et prièrent sur le Messager d’Allah individuellement, sans nul besoin d’un imam.

D’abord, ce fut les gens de son clan qui accomplirent leurs prières, suivis des  Mouhajirines et des Ansar, les femmes aussi prièrent sur lui, après les hommes.

Enfin prièrent sur lui les enfants et d’autres femmes. 

Toute la journée du mardi fut consacrée à ces prières et cela s’étendit jusqu’au début de la nuit de mercredi.

À propos de l’enterrement Aicha dit :

« Nous ne sûmes qu’on enterrait le Messager d’Allah que lorsque nous eûmes entendu le bruit des pelles dans les profondeurs de la nuit. »

Un certain rapport mentionne : « A la fin de la nuit du mercredi.»


Auteur : Pr Safi Ar-Rahman al-Moubarakfouri, Pr de l'université salafiste de l'Inde. 
Révisé par l'association Aux Sources de l'Islam 
Extrait du livre "LE NECTAR CACHETE" Édition Darussalam 
copié de sourceislam.com
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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 03:51

ujhzuzeinw-aed274.gif حدثني ‏ ‏إبراهيم بن المنذر ‏ ‏قال حدثني ‏ ‏معن ‏ ‏عن ‏ ‏مالك ‏ ‏عن ‏ ‏ابن شهاب ‏ ‏عن ‏ ‏محمد بن جبير بن مطعم ‏ ‏عن ‏ ‏أبيه ‏ ‏رضي الله عنه ‏ ‏قال‏
قال رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏لي خمسة أسماء أنا ‏ ‏محمد ‏ ‏وأحمد ‏ ‏وأنا ‏ ‏الماحي ‏ ‏الذي يمحو الله بي الكفر وأنا ‏ ‏الحاشر ‏ ‏الذي يحشر الناس على قدمي وأنا ‏ ‏العاقب

 

D'après Mohammed ibn Joubair ibn Mout'am d'après son père , l'envoyer d'Allah à dit صلى الله عليه وسلم :


« J’ai cinq noms :

je suis Mohammed et Ahmed,

je suis al-Mahi (le destructeur), par qui Allah éliminera la mécréance;

je suis al-Hashir (le rassembleur), qui sera le premier à être ressuscité et après qui les gens seront ressuscités;

et je suis al-Aqib (ce qui signifie qu’il n’y aura pas d’autre prophète après lui). »

Rapporté par al Boukhari n°3268

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 03:39
Sans-titre-1-copie-1.gif

Selon 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui), 
 
Le Prophète محمد صلى الله عليه وسلم a dit :

"Al-Burâq" -une monture blanche, plus grande qu'un âne et plus petite qu'une mule, qui se trouvait d'un bond où son regard s'arrêtait- me fut amenée.

Je la montai et fus transporté à Jérusalem. 

Là-bas, je l'attachai à l'anneau destiné à l'usage des prophètes.

Je pénétrai dans la mosquée où je pria deux rak`a.

A ma sortie, Gabriel (que la paix soit sur lui) m'offrit deux récipients : l'un contenant du vin, l'autre du lait. Je choisis le lait ; et Gabriel me déclara alors que j'avais élu la voie primordiale.

Porté par lui, je m'élevai jusqu'aux régions célestes. 

Gabriel demanda la permission d'y accéder.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne ?".
- "C'est Muhammad".
- "A-t-il donc reçu la Mission ?".
- "Oui".

On nous ouvrit et je vis aussitôt Adaعليه السلام qui me souhaita la bienvenue et invoqua (Allah) en ma faveur.

Puis, je fus porté au second ciel, Gabriel (que la paix soit sur lui) demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne ?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission ?".
- "Oui".

On nous ouvrit et je vis aussitôt les deux cousins maternels : Jésus ('Isa) عليه السلام, le fils de Marie et Jean Baptiste عليه السلام, fils de Zacharie (qu'Allah leur accorde Ses bénédictions) qui me souhaitèrent la bienvenue et le bien.

Puis, je fus porté au troisième ciel, et Gabriel demanda aussi la permission d'y pénétrer.
- "Qui est-ce ?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne ?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission ?".
- "Oui".

On nous ouvrit et je trouvai aussitôt Joseph (Yûsuf) عليه السلام à qui a été assignée la moitié de la beauté humaine. Celui-ci me souhaita la bienvenue et le bien.

Je fus ensuite porté au quatrième ciel et Gabriel (que la paix soit sur lui) demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne ?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission ?".
- "Oui".

On nous ouvrit et je trouvai Anoch ('Idris) عليه السلام qui me souhaita la bienvenue et le bien. Allah - à Lui la puissance et la gloire - dit à ce sujet :  "Et Nous l'élevâmes à un haut rang" 

Je fus alors porté au cinquième ciel et Gabriel demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne ?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission ?".
- "Oui".

On nous ouvrit et je trouvai Aaron (Hârûn) عليه السلام qui me souhaita la bienvenue et le bien.

Je fus ensuite porté au sixième ciel et Gabriel (que la paix soit sur lui) demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce ?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne ?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission ?".
- "Oui".

On nous ouvrit et je trouvai Moïse (Mûsa)عليه السلام qui me souhaita la bienvenue et le bien.

Je fus porté enfin au septième ciel et Gabriel (que la paix soit sur lui) demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce ?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne ?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission ?".
- "Oui".

On nous ouvrit et je trouvai Abraham ('Ibrâhim) عليه السلام, le dos appuyé contre la Maison Peuplée dans laquelle pénètrent journellement un nouveau groupe de soixante-dix mille Anges.

Puis, il m'emmena vers "Sidrat al-Muntaha" (le Lotus de la limite extrême) dont les feuilles ressemblaient aux oreilles d'éléphants et les fruits étaient (grands) comme les cruches.

Au moment où -par l'ordre d'Allah- le lotus fut couvert de ce qui le couvrit, il se transforma et aucun des créatures d'Allah ne pourrait décrire sa splendeur.

Allah me révéla, alors, ce qu'Il voulut, et prescrivit l'accomplissement de cinquante prières par jour.

Je retournai voir Moïse (Mûsa) qui me demanda : "Qu'est-ce qu'a prescrit le Seigneur à ta Communauté ?".
- "Une cinquantaine de prières", lui dis-je.
- "Retourne à ton Seigneur et demande-Lui la réduction de ce nombre, car ta Communauté ne supportera point cette prescription. Je connais bien les israélites; je les avais mis à l'épreuve et je m'étais employé à les ramener sur la bonne voie".
Le Prophète poursuivit : Je retournai à mon Seigneur et je Lui demandai de réduire le nombre des prières pour la faveur de ma Communauté.

Il m'exauça en les amoindrissant de cinq prières.

J'allai ensuite trouver Moïse (Mûsa) pour l'informer de la réduction des cinq prières.

Toutefois, il me répéta: "Retourne à ton Seigneur et demande-Lui la réduction de ce nombre, car ta Communauté ne le supportera point".

Je ne cessai alors (Mûsa) de faire la navette entre mon Seigneur (à Lui la puissance et la gloire) et Moïse (Mûsa) عليه السلام pour demander plus de réduction encore jusqu'à ce qu'Allah me décréta : "O Muhammad! Je prescris irrévocablement cinq prières jour et nuit, dont chacune équivaut à dix, cela fait alors cinquante.

Quiconque a dessein de faire une bonne action et ne la faite pas, on lui inscrira une récompense à son actif; s'il l'exécute, une récompense équivalente à dix bonnes actions lui sera inscrite.

Tandis que quiconque a l'intention de perpétrer une mauvaise action et qu'il ne l'accomplit pas, rien ne sera inscrit à son passif; si au contraire il l'accomplit, on lui inscrira la punition d'une seule mauvaise action".

Je redescendai et arrivai auprès de Moïse (Mûsa) عليه السلام pour l'informer de la chose, mais il me dit: "Retourne à ton Seigneur et demande-Lui une nouvelle réduction".

"J'ai déjà retourné plusieurs fois à mon Seigneur, jusqu'à ce que j'aie trouvé inconvenant de Lui adresser encore une fois cette demande." répondis-je à Mûsa.

Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 234

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 03:03

6a00d83453596169e20133f523427f970b-500wi.jpgNous sommes heureux de vous présenter cet audio du Shaykh 'Abder-Razzâq Al 'Abbâd hafizhahoullah dont le sujet est : 

Les derniers instants de vie du Messager d'Allah salallahou 'alayhi wa sallam

Avec la précision et l'efficacité qui le caractérise le Shaykh 'Abder-Razzâq hafizhahoullah met en lumière quelques perles de science tirées des derniers instants de vie de notre noble Prophète salallahou 'alayhi wa sallam.

Le Shaykh commente ici un hadith rapporté par Anas ibn Mâlik radhy Allahou 'anhou.

icone_audio.gif Audio à télécharger

copié de ahloul-hadith.fr

Cheikh Aberrazzâq Ibn Abdel Mouçin Al-Abbâd

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 02:59

design prophet mohamed by increscentLa demeure d'une personne est la véritable expression de sa moralité, de sa conduite, sa bienveillance, de la pureté de son origine, etc.

 

En effet, à l'intérieur des chambres et derrière les murs, personne ne peut apercevoir le Prophète.

 

En compagnie de son serviteur, son domestique ou son épouse, il se comporte d'une façon naturelle, avec beaucoup de simplicité, sans simulation ni ménagement.

 

Il est le chef qui donne les ordres dans cette maison ... tandis que tous ceux qui sont à sa charge ne peuvent rien contre sa volonté.

 

Venons-en au Messager -sal Allahou 'alayhi wa salam-, au guide et à l'enseignant de cette communauté. Avec ce rang éminent et ce degré élevé, comment se comportait-il à la maison? "

 

On demanda à Aïcha: 

« Que faisait le Messager d'Allah (Sallalahou alayhi wa salam) dans sa maison? » 

Elle répondit: "Il était un être humain comme les autres: il raccommodait ses habits, trayait sa brebis et était au service de sa propre personne"" [1]

 

En vérité, il est un modèle de modestie et d'humilité.

 

Il n'impose rien à autrui.

 

Il est noble dans sa participation et magnanime dans son aide.

 

Fait-il cela parce qu'il est le meilleur d'entre les fils d'Adam?

 

Dans cette maison bénie d'où a resplendi la lumière de cette religion, il lui arrive de ne pas trouver de quoi remplir son ventre.

 

An-Nu'man ibn Bachir -radiAllahou 'anhou- a dit par rapport à la situation du Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- : 

 

« En vérité, j'ai vu votre Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- alors qu'il n'arrivait pas à trouver suffisamment de daql[2] pour remplir son ventre »[3]

 

Aïcha- Qu'Allah soit satisfait d'elle- a dit: 

 

« Nous, famille de Muhammad, passions un mois sans allumer de feu, nous contentant uniquement de dattes et d'eau » [4]

 

Et rien ne distrayait le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- de l'adoration et de l'obéissance .... Aussi lorsqu'il entendait « venez à la prière, venez au succès », il répondait rapidement à l'appel et laissait ce bas monde derrière lui!

 

Al Aswad ibn Yazid -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit:

 

« J'ai demandé à Aïcha- Qu'Allah soit satisfait d'elle-: « que faisait le Prophète (sallalahou alayhi wa salam) à la maison? ». 

Elle a répondu: « Il était au service de sa famille, et lorsqu'il entendait l'appel à la prière, il sortait » ». [5]

 

Il n'est rapporté nulle part que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a accompli une seule prière obligatoire dans sa maison; il ne le fit que lorsqu'il a eut la forte fièvre, cette maladie qui l'emporta.

 

Malgré sa miséricorde envers sa communauté, malgré sa compassion pour elle, il a été rude envers celui qui négligeait la prière en groupe, comme en témoignent ces propos: 

 

« En vérité, j'avais songé à donner l'ordre pour qu'on engage la prière, de désigner quelqu'un pour la diriger, puis aller avec des hommes portant du bois pour mettre le feu aux demeures de ceux qui n'assistaient point à la prière ». [6]

 

Et cela n'est dû qu'à l'importance de la prière en commun. Le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit: 

 

« Celui qui entend l'appel à la prière en n'y répondant pas (ne se rend pas à la mosquée) n'a pas de prière (valable) sauf s'il a une excuse" [7] 

 

L'excuse c'est la peur ou la maladie.

 

Où trouve-t-on les fidèles aujourd'hui? A côté de leurs épouses après avoir abandonné les mosquées! Où est l'excuse de la maladie ou de la peur!

 

[1] Rapporté par Ahmad et At-Tirmidzi dans Ach-Chamâil.

[2] Daql: ce sont des dattes de mauvaise qualité.

[3] Rapporté par Mouslim.

[4] Rapporté par Mouslim.

[5] Rapporté par Mouslim.

[6] Rapporté par Al Boukhari et Mouslim.

[7] Rapporté par Ibn Mâjah et Ibn Hibbâne.

 

[Source : « Une journée dans la Demeure du Messager (sallalahou alayhi wa salam) », Cheikh Abdul Malik Al Qassim, Edition Dar Al-Qassem, pages34 à 37]

Retranscrit par : Oum_Chaïma

copié de rappel01.fr

Cheikh Abdul Malik Al Qassim

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 02:51

mohamed_rassoul_allah_by_ahdaiba-d3brdcx.jpgLe dernier jour

 

Selon Anas Ibn Malik, les musulmans, alors qu'ils accomplissaient la prière du Fajr   du lundi, prière dirigée par Abu Bakr, furent surpris de voir le Messager d'Allah -sal Allahou 'alayhi wa salam- lever le voile séparant la mosquée de la chambre d’Aisha pour leur jeter un regard, à un moment où ils étaient en rangs.

Ce faisant, il sourit et rit. Alors, Abou Bakr se ravisa et voulut regagner les rangs pensant que le  Messager d'Allah -sal Allahou 'alayhi wa salam- allait prendre part à la prière.

Les Musulmans, à en croire Anas, furent remplis de joie. Toutefois, par un signe de main, le Messager d'Allah -sal Allahou 'alayhi wa salam- leur donna l'ordre de terminer leur prière et ensuite, restant dans la chambre, lâcha le voile de  séparation.

Après cette prière, le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- ne vécut pas jusqu'à une autre. Peu après le milieu de la matinée il appela sa fille Fatima et lui souffla quelque chose à l'oreille.

Alors, en pleurant, celle-ci s'en alla.

Il l'appela une deuxième fois et lui souffla autre chose.

Cette fois, celle-ci éclata de rire.

A ce sujet Aicha dit : « Après cela nous avons interrogé Fatima, cherchant à être informés et celle-ci dit : « Le prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- m'a dit qu'il allait mourir et j'ai pleuré. Ensuite il m'a informée que de toute sa famille, je serai la première à le rejoindre et j'ai éclaté de rire » ».  

Le prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- annonça à Fatima qu'elle était la maîtresse des femmes des mondes.

Constatant le chagrin intense qui envahissait le Messager d'Allah -sal Allahou 'alayhi wa salam- celle-ci dit : « Je plains mon père ».

Toutefois le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- dit : « Ton père n'aura plus de chagrin à partir de ce jour ».

Il appela Al-Husayn et Al-Housayn leur donna un baiser et recommanda le bien à leur égard, puis fit venir ses épouses auxquelles il consacra des exhortations et des rappels.

Sa douleur s'intensifiait mêlée de l'effet du poison qu'il avait consommé à Khaybar.

A cet égard il disait :« Aisha, je ne cesse de sentir l'effet du mets que j'avais consommé à Khaybar. Je sens à présent mon artère aorte se rompre à cause de ce poison ».

Il s'était couvert le visage à l'aide d'un morceau à lui qu'il enlevait toutes les fois qu'il s'en était gêné, disant : « Il en est ainsi ». 

Ses dernières paroles et ses dernières recommandations aux gens furent : « Qu'Allah maudisse les juifs et les chrétiens qui ont adopté comme mosquées les tombes de leurs prophètes - (avertissant contre les pratiques ce ceux-ci) Ne confinez pas ma religion : " La prière, la prière et la bienfaisance ».

 Cela, il le répéta plusieurs fois.

 

L'Agonie

 

L'Agonie commença. Aisha l'appuya sur elle tout en disant : « Il est des faveurs qu'Allah m'a accordée le fait que le Messager -sal Allahou 'alayhi wa salam- meure chez moi appuyé contre ma poitrine et qu'au moment de sa mort s'unissent ma salive et la sienne "

 A ce moment précis, entra Abdour-Rahman ibn Abi Bakr tenant dans sa main un siwak, alors qu'Aisha tenait le Prophète appuyé contre elle.

A cet égard elle dit : " Je vis le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- regarder Abdour-Rahman et sus qu'il voulait le siwak.

Alors je lui dis : " Je te donne " ?

Il opina de la tête. Ensuite je le lui donnai et il le tint fortement; après, je lui dis : "Veux-tu que je te le ramollisse"?

Il opina de la tête.

Alors je ramollis le siwak, après quoi, il le réclama.

Un certain rapport précise que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- s'est bel et bien curé les dents.

Alors que devant lui se trouvait une cafetière contenant de l’eau, il se mit à y introduire ses mains pour ensuite les passer sur son visage en disant : « Il n'a de divinité qu’Allah. Certes la mort comporte un état comateux ».

Dès qu'il eut fini de se curer des dents, il leva sa main ou son doigt et du même coup son regard était tourné vers le plafond. Ses lèvres bougèrent ; Alors Aicha lui prêta l'oreille et l'entendit dire : « Avec ceux à qui Tu as accordé Tes faveurs parmi les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Seigneur ! Pardonne-moi ! Sois Clément avec moi! Fais-moi rejoindre l'éternel! Seigneur l'éternel »

Il répéta trois fois les dernières paroles puis sa main s'inclina et il rejoignit l'éternel.

C'est à Allah que nous appartenons et c'est vers Lui que nous retournons.

Cet événement eut lieu un peu après le milieu de la matinée du lundi 12 du mois de Rajab Al-Awwal de l'an 11 de l'Hégire, alors que le Messager d'Allah -sal Allahou 'alayhi wa salam- avait 63 ans et 4 mois.

 

Le Nectar Cacheté de Al-Moubarakfawri - Editions Daroussalam

Retranscription par Oum Yassine

copié de rappel01.fr

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 00:53

 

 
 

 

Prophet_Mohammed__s_Birth_by_Jacob_Joseph.jpgAnas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée) rapporte que le Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

 

"J'aurais aimé rencontrer mes frères"

Les compagnons demandèrent : "Ne sommes-nous pas tes frères ?"

Il répondit : "Vous êtes mes compagnons, et mes frères sont ceux qui croiront en moi sans m'avoir jamais vu".

(Ahmed. 3/100)

 

Le contexte du hadith est le suivant :

 

Huit jours avant sa mort, il (paix et bénédictions d'Allah sur lui) dit :

« Mes frères d'Uhud (les martyrs morts lors de la bataille d'Uhud) me manquent ! Je veux leur rendre visite. »

Il alla les voir et leur dit: « Assalam aleykoum martyrs d'Uhud ! Vous êtes les précurseurs et je suis, inch'Allah, le suivant. »

Sur le chemin du retour, il se mit à pleurer, et ses compagnons lui demandèrent: « Qu'est-ce qui te fait pleurer ô messager d'Allah ? » 

Il répondit: « Mes frères me manquent ! »

On lui dit alors: « Ne sommes-nous pas tes frères? »

Il dit: « Non ! Vous êtes mes compagnons ! Mes frères sont des gens qui viendront après moi, croiront en moi alors qu'ils ne m'ont pas vu ! »

"C'est par quelque miséricorde de la part d'Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d'Allah). Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance." (3:159)

 

 

 

 


                                       

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 23:43

Il est donc obligatoire d'obéir au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) en appliquant ce qu'il a ordonné et en délaissant ce qu'il a interdit.

Ceci est commandé par le témoignage qu'il est le Messager d'Allâh.

Et certes Allâh - Ta'âla - a ordonné de lui obéir dans beaucoup de versets, et joint l'obéissance parfois [au Prophète] à Son obéissance, comme dans Sa parole :

« Ô les croyants ! Obéissez à Allâh, et obéissez au Messager » [1]

Et d'autres versets semblables à celui-ci.

Quelquefois, l'obéissance [au Prophète] est citée seule, comme dans Sa parole :

« Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allâh » [2]

« Et obéissez au messager, afin que vous ayez la miséricorde. » [3]

Parfois, [Allâh] menace celui qui désobéit au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), comme dans Sa parole :

« Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. » [4]

Ce qui veut dire : qu'ils prennent garde d'être éprouvés dans leurs cœurs par la mécréance, l'hypocrisie ou l'innovation ou par un douloureux châtiment dans ce bas monde, comme être tué ou emprisonné ou par autres que cela parmi les punitions hâtées.

Et certes, Allâh a fait de l'obéissance [au Prophète] et son suivi, une cause de Son amour pour Son serviteur et de pardon de ses péchés. Il - Ta'âla - dit :

« Dis : Si vous aimez vraiment Allâh, suivez-moi, Allâh vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allâh est Pardonneur et Miséricordieux. » [5]

Il a fait de l'obéissance [au Prophète] une guidée et de sa désobéissance un égarement. Allâh - Ta'âla - dit :

« Et si vous lui obéissez, vous serez bien guidés. » [6]

Et Il - Ta'âla - dit :

« Mais s'ils ne te répondent pas, sache alors que c'est seulement leurs passions qu'ils suivent. Et qui est plus égaré que celui qui suit sa passion sans une guidée d'Allâh ? Allâh vraiment, ne guide pas les gens injustes. » [7]

Allâh - Subhânahu wa ta'âla - nous a informé que [le Prophète] représente un bon modèle [à suivre] pour sa communauté. Allâh - Ta'âla - dit :

« En effet, vous avez dans le Messager d'Allâh un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allâh et au Jour dernier et invoque Allâh fréquemment. » [8]

Ibn Kathîr (rahimahullâh) a dit : 

« Ce noble verset constitue un grand fondement dans le suivi [du modèle] de l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) dans ses paroles, ses actes et ses situations. C'est pourquoi Allâh - Tabâraka wa ta'âla - [a ordonné] le suivi du modèle du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) dans sa patience, son endurance, dans son appel à l'endurance, dans sa lutte, son combat et dans son attente pour la victoire de la part de son Seigneur - 'Azza wa Djal. Et que le salut d'Allâh et la paix soit toujours sur lui jusqu'au jour de la Rétribution. »

Et certes Allâh a mentionné l'obéissance à l'Envoyé et son suivi dans environ quarante extraits du Qor'ân.

En effet, les âmes ont besoin de connaître ce qu'il a apporté et de le suivre plus qu'elles ont besoin de boire et de manger. Car certes, lorsqu'il manque à manger et à boire, cela mène à la mort dans ce bas monde.

Alors que si l'obéissance à l'Envoyé et son suivi sont manquants, cela mène au châtiment et à la souffrance continuelle.

Assurément, le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a ordonné de le suivre dans l'accomplissement des actes d'adoration, et cela de la manière que lui l'a accomplit.

Il a dit : 
« Priez comme vous m'avez vu faire la prière » [9],

et il dit :
« Prenez de moi vos rites [liés au pèlerinage]. » [10]

et il dit : 
« Celui qui fait une chose en désaccord avec notre religion, on doit rejeter tout ce qu'il fait. » [11]

et :
« Quiconque aura en aversion ma sounnah ne fait pas parti de moi. » [12]

et d'autres textes que cela qui renferment l'ordre de suivre [le Prophète] et l'interdiction de diverger de lui. 
[13]

Notes
[1]
Coran, 4/59
[2] Coran, 4/80
[3] Coran, 24/56
[4] Coran, 24/63
[5] Coran, 3/31
[6] Coran, 24/54
[7] Coran, 28/50
[8] Coran, 33/21
[9] Rapporté par al-Bukhârî
[10] Rapporté par Muslim
[11] Unanimement reconnu authentique
[12] Unanimement reconnu authentique
[13] « Kitâb at-Tawhîd » du SHeikh Sâlih Ibn Fawzân al-Fawzân, p.67-68 - Edition Maktabat Ibn 'Abbâs & Dâr ul-Athâr
copié de manhajulhaqq.com
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan
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