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  • : Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ’ah ne délaisse pas la Sunna pour comprendre le Coran
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 01:03

vcscfs.jpgQuestion :

 

Je suis un jeune homme et je me suis fiancé à une fille, et après une période de nos fiançailles, j'ai décidé de conclure notre acte de mariage dans la période située entre les deux fêtes.

 

Mais, j'ai affronté un problème : les proches de ma fiancée ont propagé entre eux qu'il n'était pas permis de se marier pendant cette période.

 

Le père de ma fiancée a dû consulter l'imam d'une mosquée sur ce sujet.

 

Ce dernier lui a répondu qu'il n'était pas permis de le faire de point de vue de la charia.

 

Moi, de ma part, j'ai posé à un autre cheikh la même question et il m'a donné une réponse tout à fait contraire.

 

Je suis devenu alors déconcerté, voilà pourquoi je vous envoie ce message dans l'espoir d'avoir une réponse probante à ma question, une réponse qui soit étayée par les hadiths prophétiques et le consensus des ulémas pour que je puisse en convaincre la famille de ma fiancée, car j'ai la certitude qu'il est permis de se marier durant la période séparant les deux fêtes; mais je n'ai pas les preuves écrites à ce propos.

 

Réponse :

 

L'homme a le droit de conclure son acte de mariage et de consommer ce mariage à n'importe quel moment de l'année tant qu'il n'est pas en état de sacralisation ('Ihrâm), en vue d'accomplir la `Omra (petit pèlerinage) ou le Hadj (grand pèlerinage); car, il lui est interdit de se marier ou de conclure l'acte de mariage pour lui-même ou pour qui que ce soit, lorsqu'il est en cet état de sacralisation.

 

Quant à l'interdiction de conclure l'acte de mariage pendant la période située entre les deux fêtes ou tout autre jour, ceci est dénué de tout fondement dans la charia islamique.

 

Par contre, il est authentiquement rapporté que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) s'était marié avec `A'îcha au mois de Chawwâl et a consommé son mariage avec elle au mois de Chawwâl (d'un autre an).

 

Ceci est manifeste dans le hadith rapporté par l'Imam Mouslim ainsi que par d'autres, d'après `Orwa (Qu'Allah soit satisfait de lui), d'après `A'îcha (Qu'Allah soit satisfait d'elle) qui a dit:

 

"Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) s'est marié avec moi au mois de Chawwâl et nous avons consommé le mariage au mois de Chawwâl. Laquelle des femmes du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) était donc plus préférée par lui que moi-même. Et il ajouta: `A'îcha aimait que le mariage des femmes de ses proches, soit consommé au mois de Chawwâl"

Rapporté par At-Tirmidhî et par l'Imam Ahmad dans son Mousnad ainsi que par An-Nasâ'î et par Ibn Mâdja qui a rapporté un hadith semblable.

 

`A'îcha (Qu'Allah soit satisfait d'elle) aimait que le mariage des femmes parmi ses proches, soit consommé au mois de Chawwâl, conformément à la Sunna du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), annulant ainsi les traditions de l'ère préislamique ainsi que la conviction erronée de quelques ignorants et quelques gens du commun, selon laquelle, il est abhorré de conclure l'acte de mariage et de consommer ce mariage au mois de Chawwâl, ce qui représente une conviction nulle, dénuée de tout fondement, et qui fait partie des traditions préislamiques.

 

Les gens à l'ère préislamique croyaient que ce mois était de mauvais augure étant donné que son appellation arabe "Chawwâl" veut dire "ce qui enlève, ce qui ôte".

 

Ibn Sa`d dit dans son livre intitulé (At-Tabaqât): " Ils ont haï le mois de Chawwâl à cause d'une peste qui a eu lieu pendant ce mois".

 

Donc, ce mois leur inspirait du pessimisme et ils en tiraient mauvais augure.

 

Or, il incombe à l'homme de suivre ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah et la Sunna de Son Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) ainsi que ce qu'ont fait les Compagnons du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam); car le bien réside dans ces prescriptions.

 

L'on doit également s'écarter des traditions et des préjugés préislamiques qui vont à l'encontre des prescriptions de l'Islam tout en n'en faisant aucun cas.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et que la paix et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La Fatwa numéro (19802)

(Numéro de la partie: 19, Numéro de la page: 160-161)

copié de alifta.net

Comité permanent [des savants] de l'Ifta

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 23:09

cdfcez.gif Question :

 

Un jeune homme pratiquant si il ne trouve pas une jeune fille pratiquante sur la religion que doit-il faire?

 

Et doit-il épouser une femme non pratiquante puis l'éduquer sur le livre d'Allah et la sunnah du messager d'Allah salallahou aleyhi wa salam?

 

Réponse :

 

Bonne question !

 

Ce que je conseille, nos frères ceux qui adhèrent à la religion ainsi que les soeurs qu’ils se préservent tous en se mariant… la femme qu'elle se préserve en épousant un homme pieux et un homme se préserve en épousant une femme pieuse.

 

En vérité le prophète salallahou aleyhi wa salam a dit comme il est rapporté dans les deux sahih du hadith de Abu moussa al Ashari radhi allahou anhou :

 

«L'exemple du bon compagnon et du mauvais compagnons est semblable au porteur de musc et au forgeron.

Quant au porteur de musc soit il t'en donne soit te le vend soit tu profites de la bonne odeur alors que le forgeron soit il te brûle tes vêtements soit tu supportes l'odeur infecte.»

 

Pour cela je conseille toutes les soeurs comme je conseille tous les frères qu'ils se renseignent; une femme se renseigne sur un homme pieux et un homme se renseigne sur une femme pieuse.

 

Spécialement pour les femmes en vérité car elles font partis des faibles.

 

Le prophète salallahou aleyhi wa salam dit comme il est rapporté dans les deux sahih:

 

«Traitez les femmes correctement, car elles ont été créées d'une côte, et la partie la plus courbée de la côte est sa partie haute.

Si vous essayez de la redresser, elle se cassera, et si vous la laissez telle quelle, elle restera tordue.»

 

En vérité la femme est faible et peut être elle deviendra une fitna pour un homme, je ne dis pas peut-être mais plutôt cela est arrivé.

 

Je conseille la femme pieuse si son père veut être cupide, si il veut (le père) la marier à une personne de la dounya (non pratiquante) :

 

Alors elle dit qu'elle n'est pas prête pour le mariage jusqu'à ce qu'un homme pieux vienne à elle et qu'elle se marie avec un homme pieux.

 

Et nous avons parlé de cela dans "al makhraj minal fitna" et toutes les louanges sont pour Allah.

 

Comme je l'ai dit avant et aussi la femme peut être si elle est déviante, elle fera déviée son mari, je connaissais un noble homme pieux qui est venu nous visiter ici (dammaj).

 

D'un pays parmi la terre spacieuse d'Allah est venu nous visité ici.

 

Et après cela, l'homme pieux, nous n'avons pas remarqué autre chose excepté que sa situation avait changé et ses frères savaient que sa déviance avait été causée par sa femme, qu’Allah récompense ses frères en Allah par le bien.

 

Ils les ont pris (époux et épouses) dans leurs voitures et sont allés chez ses parents (à la femme) de sorte que peut-être elle ne corrompt pas cet homme pieux et ils repartirent et il est retourné à la façon dont il était ; Il est redevenu ce qu'il était.

 

Et hier j'ai été informé qu'il s'est séparé d'elle et qu'il est retourné au bien et à la piété. 

 

En vérité une femme est influencé par un homme et un homme est influencé par une femme. 

 

Imran ibn Hittan le khariji était un homme d'ahlus sunnah et avait une cousine qui était influencée par les opinions des khawarij.

 

Donc il a voulu l'épouser et il n'a pas pu la changer alors que s'est-il passé après ça, elle l'a amené à l'avis des khawarij.

 

C’est pour cela que le Prophète salallahou aleyhi wa salam dit:


«Chacun de vous à la religion de ses amis, donc qu'il fasse en sorte de bien les choisir.»

 

Donc il est demandé qu'il se renseigne et cherche après une femme pieuse et toutes les louanges sont à Allah, il y a des nobles femmes pieuses dans beaucoup de pays musulmans et dans ceux-là il y a de nobles hommes pieux.

 

Je conseille de renforcer la famille pieuse dès le début de la question du mariage.

 

Qu'il se préserve en épousant une femme pieuse et qu'elle se préserve en épousant un homme pieux et toutes les louanges sont pour Allah.

 

copié de minhaj sunna

 

icone_video.gif Télécharger la vidéo


 

 

 

Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 19:33

nib.gifQuestion :

 

Quelle est la preuve de Coran et de la sunnah sur le fait qu’il est permis que le divorce soit entre les mains de la femme ?

 

Réponse :

 

La base dans le divorce et qu’il soit entre les mains de l’époux, Allah le Très-Haut a dit (traduction rapprochée) :

 

« Ô Prophète ! Quand vous répudiez les femmes, répudiez –les conformément à leur période d’attente prescrite. » Sourate 65: ‘ Le divorce’ – verset 1

 

Mais si le mari donne la responsabilité à son épouse pour qu’elle divorce, puis que le divorce soit décrété alors celui-ci est valable.

 

Et c’est d’Allah que vient le succès, que la prière d’Allah et son salut soit sur notre prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons.

 

Tome 20, page 11

copié de daawa-salafiya.over-blog.com

Comité permanent [des savants] de l'Ifta

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 07:34

tregear.gif Question :

 

Pourquoi est-ce que l'islam accorde au seul mari le pouvoir de divorcer sa conjointe ?

 

Et, quel est l'avis religieux s'il est impossible de vivre avec l'époux qui est vraiment insupportable.

 

Dans ce contexte, comment dit-on que l'islam a établi l'égalité entre l'homme et la femme ?

 

Réponse :

 

BUL014 Premièrement

 

Allah a accordé le pouvoir de divorcer à l'homme seul, pour maintes raisons importantes, dont :

 

1- La grande aptitude de l'homme au raisonnement, sa bonne volonté, ses vastes connaissances et sa considération des conséquences des faits, tandis que la femme ne jouit pas de ces qualités.

 

2- Etant chargé d'assumer les dépenses, il dirige la famille et a le dernier mot en toute affaire.

Il est le pilier de la maison et le responsable de la famille.

 

3- C'est lui qui paye la dot, et c'est la raison pour laquelle le divorce est soumis à son pouvoir; pour que la femme ne devienne pas avide.

Il se peut qu'en se mariant, elle prend la dot, puis divorce d'avec son mari, pour épouser un autre et avoir une nouvelle dot, et ainsi de suite, et cela peut ruiner le mari.

 

Allah a rapporté ce sens dans Ses versets (traduction rapprochée) :  

 

"Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens." (sourate an-nisa  verset34)

 

BUL014 Deuxièmement

 

Si l'épouse ne peut pas supporter de vivre avec son mari, elle peut recourir au tribunal.

 

BUL014 Troisièmement

 

Allah a établi des dispositions propres aux hommes, et d'autres propres aux femmes, comme Il a établi d'autres dispositions propres aux deux.

 

Il faut donc se référer à la charia dans ce contexte.

 

Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La question 3 de la Fatwa numéro (4497)

(Numéro de la partie: 20, Numéro de la page: 9.10)

copié de alifta.net

Comité permanent [des savants] de l'Ifta

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 19:14

7923.gifFonder un foyer basé sur la vérité constitue une des choses les plus importantes qui aident l'individu et la société à atteindre l'idéal auquel ils aspirent.

 

Par sa sagesse, Allah a rendu la famille un honorable refuge approprié pour l'être humain : l'homme et la femme.

 

C'est en son sein qu'il trouve son équilibre et son confort.

 

Allah, exalté soit-il et purifiés soient Ses Noms, dit en leur rappelant son bienfait sur eux (traduction rapprochée) : 

 

{Et parmi ses signes, Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité auprès d'elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent.} (Les Romains - 21) 

 

En effet, Allah dit (traduction rapprochée) :

 

"pour que vous viviez en tranquillité auprès d'elle"

 

mais ne dit pas : " pour que vous viviez avec elle".

 

Ce verset insiste donc sur la notion d'équilibre dans la vie relationnelle du couple et la notion de quiétude dans l'expression des sentiments.

 

Ce verset concrétise également les plus beaux sens de la notion de confort et de bien-être.

 

Effectivement, chacun des deux époux trouve chez l'autre l'apaisement dans les instants d'anxiété et le réconfort dans les moments de détresse. 

 

La relation conjugale est fondée sur la complicité et l'union qui sont basées à leur tour sur l'amour, l'affection et la tendresse.

 

Cette relation est profonde et bâtie sur le long terme.

 

Elle ressemble de prés à la relation que l'homme entretient avec sa propre personne et que notre Seigneur a mise en évidence dans son livre lorsqu'Il dit (traduction rapprochée) 

 

{Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles.} (La vache - 187) 

 

En plus de ce fait, on peut dire que cette relation prédispose à l'éducation des enfants et garantit aux générations futures de se perpétuer.

 

Mais celles-ci ne peuvent exister qu'à l'ombre d'une affection maternelle et d'une vive attention paternelle.

 

Quel milieu est ainsi plus pur que ce noble entourage familial ? 

 

Le foyer bienheureux suivi par le désaccord conjugal de Cheikh Sâleh Ibn Abdallah Ibn Houmeid - Imam de la mosquée de La Mecque - Page 6 à 8 - Office de prêche de rabwah (Arabie Saoudie) 

Retranscription: OumChaïma 

copié de rappel01.fr 

Cheikh Saleh Ibn Abdallah Ibn Houmaid

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 10:46

Sans-titre-1-copie-7.gif Question :

 

Qu'Allah vous bénisse.

Quel est votre avis au sujet de faire une enquête sur le prétendant ?

 

Réponse :

 

Procéder à une enquête sur un prétendant est une chose plus qu'obligatoire surtout de nos jours où il nous arrive de ne même pas pouvoir distinguer le bon du mauvais, vu le nombre important de tromperie, de descriptions mensongères et de faux témoignages.

 

En ce sens qu’il arrive de rencontrer un prétendant donnant l’impression de quelqu’un de sérieux, d’intègre et de bonne moralité alors que c’est tout le contraire.

 

Il se peut également que la famille du prétendant lui apporte son soutien dans son rôle et même qu’un autre témoin qui n’est même pas de sa famille vienne attester de son bon comportement et de sa droiture.

 

Mais une fois l’acte de mariage conclu c’est une tout autre image de cet homme à laquelle nous avons droit que ce soit au sujet de son comportement ou de sa religion.

 

C’est pourquoi je considère qu’il est absolument obligatoire de se renseigner sur le prétendant de façon minutieuse quitte à mettre dix, vingt, trente jours pour rendre la réponse.

 

Et ce, afin que l’homme agisse en toute clairvoyance.

 

Maintenant si le prétendant s'avère être quelqu’un d’intéressant et dispose des qualités requises, qu'on lui accorde la main de la fille.

 

A ce titre, il n’est permis à personne de s’opposer à la volonté de cette dernière de se marier avec un homme quel que soit le motif avancé.

 

On a entendu parler de parents s’opposer carrément au mariage de leur fille avec un homme pieux alors que celle-ci le souhaitait, pour des raisons futiles.

 

Comme le fait de dire par exemple : «Il n'est pas de notre village» - «Il n’a pas de diplômes contrairement à notre fille ou bien» - «Il n’a pas un bon emploi alors qu’il a une situation professionnelle correcte» ... et d’autres prétextes avancées qui sont vains et sans fondements.

 

Il y a aussi parmi les gens celui qui prive sa fille ou celle qui est placée sous son autorité de se marier rien que pour profiter de son salaire.

 

L’important est que je tiens à recommander à ce genre de parents de craindre Allah le Très Haut au sujet de celles qui sont placées sous leur autorité et de ne pas s’opposer à leur mariage avec des hommes connus pour leur piété et leur probité morale à cause des considérations purement personnelles ou ayant trait à des coutumes contraires à ce qui a été rapporté par le Messager d’Allah (sallallahou ‘alaihi wa salam) où pour d’autres raisons.

 

Je leur recommande en revanche de ne jamais forcer la femme à se marier avec quelqu’un qu’elle ne souhaite pas épouser car c’est interdit (harâm).

 

Il reste que ce type d’union n’est pas valable tel que soutenu par la majorité des savants même s’il est imposé par son propre père en témoigne le hadith suivant dans lequel le Prophète (sallallahou ‘alaihi wa salam) a dit:

 

« On n’accorde la main d’une vierge qu’avec sa permission. Et On n'accorde la main d’une femme ayant déjà été mariée qu’avec son assentiment»

 

Bien plus tel que rapporté par Muslim dans un  hadith authentique le Prophète (sallallahou ‘alaihi wa salam) dit que le père de la vierge doit lui demander son accord.

 

Il a mentionné ici le père et sa fille.

 

Ceci étant, il n’est pas du tout permis de forcer la femme à se marier avec un homme qu’elle rejette quelque soient les motifs avancés pour justifier un tel choix.

 

Par ailleurs, nul grief n’est retenu contre le père ou le tuteur si la fille ne souhaite pas du tout se marier qu’il ne la marie pas et qu’elle reste ainsi toute sa vie car c’est son choix et ils n’ont pas à l’en empêcher.

 

Tiré du site www.binothaimin.com

Mariage Islamique en questions-réponses par les plus grands savants:Al Albani,Al Fawzan,Al 'Uthaymin,Ibn Baz,Muqbil,As-Sa'di,Comité permanent des savants (Ifta)

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 20:49

broken_heart_by_alicat2011-d3cg2wx.jpgCombien de fois avons-nous entendu cela ?

Combien de fois a-t-on vu des femmes désespérées se plaignant d’être « condamnées » à vivre prisonnières d’un homme qui ne veut pas prononcer le divorce ?

Pourtant, cette situation n’a rien à voir avec l’islam, car Allah a accordé aux croyantes un moyen de mettre un terme à une relation maritale devenue insupportable.

On est bien loin de la position du tyran adoptée par certains qui pensent, à tort, que l’islam leur octroie le droit de se montrer injustes envers leurs épouses en leur refusant la séparation, et en les maintenant « captives ».

 

Les désaccords, qu’ils soient imputables à un seul des époux ou que les torts soient partagés, surviennent dans la vie de couple, et en quel cas, Allah dit :

 

«  Si vous craignez un désaccord entre les deux époux, envoyez un arbitre (Hakam) de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah sait certes tout et Il est Parfaitement Connaisseur » [An-Nisâ’, v.35]

 

Si tous deux accusent l’autre d’injustice et que la discorde survient entre eux, on fait appel à un arbitre de la famille de l’époux et un arbitre de la famille de l’épouse, car ce sont eux qui connaissent le mieux les causes de cette discorde, et qu’ils sont ceux dont on peut le plus espérer la loyauté et le conseil sincère.

 

Ils font ce qui est de mieux pour les réunir, ou qu’ils se séparent, avec ou sans compensation, et cela est en leur pouvoir car Allah les a nommés « arbitres » (Hakamayn).

 

Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah a dit :

« Le Législateur ne contraint pas la femme à se marier si elle ne le désire pas.

Plus encore, si elle déteste son mari et que la discorde survient entre eux, son cas n’est pas confié à son mari, mais à ceux qui, de la famille de l’épouse et de l’époux, considèreront où se situe l’intérêt, et ainsi la sépareront de l’époux sans son accord, car comment pourrait la contraindre à rester auprès de lui, sans qu’elle ne le veuille ? »

 

En islam, la femme ne peut prononcer la séparation, en ce sens qu’elle ne peut pratiquer de répudiation, c’est-à-dire une décision unilatérale de rompre les liens du mariage, mais elle peut demander et faire exécuter cette séparation, en demandant la dissolution du mariage.

C’est ce qu’on nomme Al-Khul’.

Ce terme est dérivé de l’expression « enlever un vêtement » (Khul’ At-Thawb), ainsi la femme enlève le vêtement que représente son mari, car Allah dit :

 

« vous êtes un vêtement pour elles » [Al-Baqarah, v.187]

 

Donc la femme se sépare de son mari en s’acquittant d’une compensation.

Dans la terminologie religieuse, le terme désigne la séparation, prononcée en des termes définis, par l’époux vis-à-vis de son épouse, en échange d’une contrepartie qu’il perçoit de l’épouse ou d’un tiers.

 

Son intérêt repose dans la possibilité de séparer l’épouse de son mari d’une manière non révocable, sauf si elle l’accepte, avec la conclusion d’un nouveau contrat de mariage.

Les fondements de la législation de la dissolution du mariage se trouvent aussi bien dans le Coran, que dans la Sunna et l’unanimité des savants.

Allah dit :

 

« ils ne commettent aucun péché à ce que la femme demande le divorce en échange d’une indemnité » [Al-Baqarah, v.229]

 

Dans la Sunna, le récit de Thâbit Ibn Qays qui va suivre, et il existe une unanimité de la Communauté sur cette question.

 

La dissolution du mariage recouvre les cinq dispositions légales :

 

1  elle est réprouvable si la situation des époux est bonne, et qu’il n’existe pas de divergence et discorde entre eux, ainsi le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Toute femme qui demande à son mari de la divorcer sans raison valable ne sentira pas l’odeur du Paradis. »

[Abû Dâwud (3226)]

 

2  elle est illicite et invalide si l’époux la rudoie, lui nuit, la fait vivre dans la gêne, la prive de ses droits, ou autre, afin qu’elle lui donne une compensation.

En ce cas, la dissolution du mariage est invalide, la compensation est refusée, et l’épouse reste dans cette situation si la dissolution n’a pas été prononcée sous les termes de la répudiation.

Allah dit :

« Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur reprendre une partie de ce que vous aviez donné.» [An-Nisâ’, v.19] 

 

3  elle est recommandée au mari, en réponse à la demande de l’épouse, en raison de ce que rapporte Ibn ‘Abbâs :

« L’épouse de Thâbit Ibn Qays est venue trouver le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et lui dit :

« Ô Messager d’Allah !

Je n’ai rien à reprocher à Thâbit Ibn Qays, ni du point de vue du comportement ni du point de vue religieux mais je détesterais tomber en ce qui est contraire à l’islam. »

Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) lui demanda :

« Lui rendrais-tu son verger ? »

Elle répondit : Oui. Il lui ordonna donc de le rendre, et à Thâbit de se séparer d’elle. »

[Al-Bukhârî (5273)]

 

4  elle est obligatoire si le mari voit chez son épouse ce qui le pousse à s’en séparer, comme le fait de tomber dans la turpitude, de délaisser la prière ou le jeûne, ou d’autres choses semblables.

En ce cas, il est permis de les empêcher de se remarier, afin qu’elle rachète sa liberté, ainsi Allah dit :

« Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur reprendre une partie de ce que vous aviez donné, à moins qu’elles ne commettent une turpitude prouvée » [An-Nisâ’, v.19] 

 

5  elle est permise, si l’épouse déteste le comportement de son mari, ou qu’elle craint de tomber dans le péché en délaissant un de ses droits.

Ibn ‘Abbâs rapporte :

« L’épouse de Thâbit Ibn Qays est venue trouver le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et lui dit :

« Ô Messager d’Allah !

Je n’ai rien à reprocher à Thâbit Ibn Qays, ni du point de vue du comportement ni du point de vue religieux mais je détesterais tomber en ce qui est contraire à l’islam. »

Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) lui demanda : « Lui rendrais-tu son verger ? »

Elle répondit : Oui.

Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) dit alors [à son époux] : « Accepte-le verger et répudie-la par une fois. »  

[Al-Bukhârî (5273)]

 

Sous une autre formulation, il rapporte : « Et il lui ordonna de la répudier. »  [Al-Bukhârî (5274)]

 

Enseignements du hadith :

 

– La législation de la dissolution du mariage qui est une séparation permise en islam lorsqu’accomplie de manière légale. 

 

 Il est permis à la femme de la demander si elle déteste son époux, en raison de son mauvais comportement à son égard, sa laideur, ou d’autres choses repoussantes qui ne sont pas un manquement dans la religion, et si cela est un manquement dans la religion, il est obligatoire de demander la séparation.

[Shaykh Al-Fawzân dit : L’épouse de Thâbit craignait de ne pas respecter les droits de son mari, en raison de l’aversion physique qu’elle éprouvait pour lui, et qu’ainsi elle renie ses bienfaits (Kufr Al-cAshîr), et le sens du hadith n’est aucunement qu’elle craignait la mécréance (Al-Kufr)] (Tas-hîl Al-Ilmâm, 4/430).

 

 Il est recommandé à l’époux de répondre favorablement à la demande de dissolution du mariage de son épouse, en raison de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) :

« Accepte-le verger et répudie-la par une fois. »

 

 La dissolution du mariage est illicite si le comportement de la femme était conforme à la droiture, puis que son mari l’a rudoyée afin qu’elle lui verse une compensation [en contrepartie de la dissolution du mariage].

 

 La permission de l’empêcher de se remarier, afin qu’elle rachète sa liberté, si elle tombe dans la turpitude ou délaisse une obligation, en raison de la Parole  d’Allah :

« à moins qu’elles ne commettent une turpitude prouvée » [An-Nisâ’, v.19]

En ce cas, la séparation est obligatoire, quelle que soit la forme de séparation.

 

6 –  L’annulation du mariage doit être faite en l’échange d’une contrepartie, en raison de la Parole d’Allah :

« ils ne commettent aucun péché à ce que la femme demande le divorce en échange d’une indemnité » [Al-Baqarah, v.229]

et de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) :

« Accepte-le verger et répudie-la par une fois. »

 

 Il est permis que l’indemnité soit d’une valeur supérieure ou inférieure à la dot, en raison de la Parole d’Allah :

« ils ne commettent aucun péché à ce que la femme demande le divorce en échange d’une indemnité » [Al-Baqarah, v.229]

mais les savants ont réprouvé qu’elle soit d’une valeur supérieure à la dot, en raison de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) :

« Lui rendrais-tu son verger ? »

et de la Parole d’Allah :

« n’oubliez pas la bonté entre vous » [Al-Baqarah, v.229]

La permission de la dissolution du mariage sur la valeur convenue est l’avis de la majorité des savants.

 

 La dissolution du mariage doit être formulée, en raison de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) :

« répudie-la par une fois »

 

 La dissolution du mariage (Al-Khul’) est considérée comme une annulation du mariage (Al-Faskh) et non comme une répudiation (At-Talâq), c’est l’avis de l’imam As-Shâfi’î, un des avis de l’imam Ahmad, de même que Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah, Ibn Al-Qayyim, et nombre de grands savants vérificateurs.

Ils ont argumenté en cela par la Parole d’Allah :

« La répudiation est permise pour seulement deux fois » [Al-Baqarah, v.229]

ce sont là les deux répudiations révocables, puis Il dit pour la troisième répudiation :

« S’il la répudie (une troisième fois), elle ne lui sera pas licite tant qu’elle n’aura pas consommé le mariage avec un autre homme » [Al-Baqarah, v.230]

et entre les deux premières répudiations et la troisième, Allah (I) dit :

« Si vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d’Allah, alors ils ne commettent aucun péché à ce que la femme demande le divorce en échange d’une indemnité » [Al-Baqarah, v.229]

et il s’agit là de la dissolution du mariage.

Donc, si elle était comptée comme une répudiation, elle représenterait la troisième répudiation, mais comme elle se situe entre les deux premières répudiations et la troisième, elle n’est pas comptée comme une répudiation, et on voit que ce n’est qu’une annulation du mariage.

 

10   Shaykh Muhammad Ibn Ibrâhîm a dit : « Il est permis de contraindre l’époux à accepter la dissolution du mariage lorsqu’il n’est pas possible de réunir les deux époux, et ce en fonction de l’effort d’interprétation du juge, et Ibn Muflih rapporta cela d’éminents juges du Shâm.

 

11   Shaykh Taqî Ad-Dîn a dit : « La dissolution du mariage mentionnée dans le Coran et la Sunna concerne la femme qui déteste son époux, et qui lui rend la dot, en intégralité ou en partie, pour racheter sa liberté, à la manière de la captive. Mais si tous deux désirent l’autre, c’est une dissolution innovée en islam, et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit :

« Toute femme qui demande à son mari de la divorcer sans raison valable ne sentira pas l’odeur du Paradis. » [Abû Dâwud (3226)]

donc le sens apparent du hadith est l’interdiction.

Si, effectivement l’époux accorde la dissolution du mariage à son épouse, que le mariage est annulé et qu’il ne reste qu’à percevoir la compensation, l’époux n’a plus le choix, même s’il ne perçoit pas sa compensation.

Mais s’il n’y a eu qu’un échange de paroles, sans dissolution du mariage, mais qu’ils se sont mis d’accord pour qu’il lui accorde la dissolution du mariage si elle lui remet sa compensation, la dissolution du mariage n’est pas effective, mais ce n’est qu’une promesse, et l’époux peut revenir sur l’intention qu’il n’a pas mis à exécution. »

 

12   Shaykh Al-‘Uthaymîn a dit : Si la désunion ne survient que d’un seul époux, il n’est pas nécessaire de faire appel à deux arbitres qui n’interviennent que si la discorde naît des deux parties, en raison de la Parole d’Allah :

«  Si vous craignez un désaccord entre les deux époux, envoyez un arbitre (Hakam) de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah sait certes tout et Il est Parfaitement Connaisseur » [An-Nisâ’, v.35]

Dans le cas présent, la désunion ne survient que d’une seule partie qui est l’épouse, alors que le mari, lui, désire la garder.

[Sharh Bulûgh Al-Marâm, Livre du mariage, cassette n°21]

 

13   La période de retraite (Al-‘Iddah) de la femme qui obtient la dissolution du mariage est d’une seule période de menstrues, ceci car la dissolution du mariage n’est pas suivie d’une période pendant laquelle la séparation est révocable (Ar-Raja’h), il n’y a donc aucune utilité à prolonger la période de retraite, et au contraire c’est un préjudice causé à l’épouse, car il est possible, si par exemple ses périodes menstruelles sont espacées de quatre mois, qu’elle reste ainsi une année entière.

 

C’est donc là le hadith fondateur de ce droit qu’Allah a accordé aux femmes.

Il est important, pour chacun d’entre nous, d’apprendre et d’interroger sur la religion d’Allah afin de ne pas tomber dans l’illicite et ne pas mentir sur Allah et Son Messager en privant quelqu’un de son droit, ou en accordant à un autre une chose à laquelle il n’a pas droit.

Les éléments explicatifs et les enseignements du hadith sont tirés du Commentaire de Bulûgh Al-Marâm de shaykh Al-Bassam.

 

Traduit et publié par les salafis de l’Est

Source : Commentaire de Bulûgh Al-Marâm

Cheikh ‘Abdullâh Ibn ‘Abder-Rahmân al-Bassâm

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 22:38

10196150-love-and-money.gifCette question a été posée à son excellence Sheikh Ibn ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz - rahimahou Allah - à la suite d’un commentaire qu’il a fait lors de la conférence dont le sujet était « les relations conjugales » et qui a été tenue à la grande mosquée à Riyad.

 

Question :

 

Les jeunes gens, hommes et femmes, rencontrent des difficultés à se mettre en ménage et vivre une relation conjugale à cause du montant exorbitant des dots ; quel est l’avis de nos vertueux prédécesseurs et celui de votre excellence à ce sujet ?

 

Réponse :

 

Il ne fait aucun doute que le montant exorbitant des dots est en effet, l’une des plus grandes causes du retardement des mariages.

 

Beaucoup de jeunes hommes et de jeunes femmes sont énormément pénalisés [vis-à-vis du mariage] à cause de l’exagération du montant des dots.

 

On peut également allier à ce sujet, celui des relations conjugales, car le fait de retarder les jeunes hommes et les jeunes femmes vis-à-vis du mariage, ne fait qu’engendrer d’avantage de complications.

 

Il est donc recommandé de traiter ce sujet avec plus de justesse et veiller à ne pas tomber dans l’exagération et dans l’étalage pour le montant des dots et autres…ce qui est aussi valable pour les réceptions [wala im] et bien d’autres choses.

 

Le fait de basculer dans l’étalage d’un côté et l’exagération de l’autre, dans l’augmentation du montant des dots et la disproportion des repas de noce, tout cela finira par nuire à tous et sera la cause d’importants problèmes déjà présents.

 

Je recommande à tous, de veiller plutôt à réduire le montant des dots, de l’alléger et l’amoindrir dans la mesure du possible, en veillant à simplifier le repas de noce en se limitant et en se restreignant, sans exagération et ainsi les gens se sentiront mieux et ressentirons du bien-être.

 

Cela ne rajouterai qu'un fardeau de plus pour eux, si le repas de noce est copieux, alors il t’est demandé, mon frère, de ne pas exagérer pour les réceptions [wala im] et de te limiter au [strict minimum] pour honorer la Sounna.

 

Donc, ne t’imposes pas de contraintes et ne te mets pas dans l’embarras avec trop d’invités sachant qu’ils peuvent s’abstenir de venir.

 

Si la personne à la possibilité d’égorger une seule [brebis], ou alors deux ou trois lors d’une cérémonie de mariage cela est un grand bienfait.

 

Et il en va de même au sujet des femmes pour ce qui est de l’annonce du mariage et d’y inviter beaucoup de femmes [à la cérémonie].

 

Le fait aussi de l’annoncer en utilisant les hauts parleurs et de veiller toute la nuit à cette occasion…tout ceci n’engendrera qu’un grand mal et un grand désordre.

 

Se restreindre [dans les dépenses], apporte un bien abondant et facilite le mariage et sa multiplication, accroît les naissances [nombre d’enfants] et renforce la bienveillance [chez les gens] pour l’augmentation du bien.

 

Le gouvernement pourrait éventuellement participer à la promotion d’une action par laquelle Allah aidera la nation musulmane [Oumma] et qui serait éventuellement un déclencheur pour la multiplication du nombre des mariages […], diminuant ainsi l’avilissement, aidant à [rassembler] les dots tout en permettant d’en économiser une partie, évitant de ce fait, de tomber dans l’exagération du montant des dots et dans l’excès des repas de noce [wala im].

 

Nous demandons à Allah, de permettre au gouvernement et aux gouverneurs, aux savants des musulmans et à ceux qui offrent leurs services, la facilité dans l’accomplissement de ce qui sera profitable pour eux et pour la communauté et aussi envers les pauvres et les faibles d’entres eux.

 

Nous demandons également à Allah, d’accorder la facilité à tous ceux qui œuvrent dans le bien pour améliorer leur situation et pour leur sauvegarde, et qu’Il les appui ici-bas et dans l’au-delà.

 

Majmou' Fatawa oua maqalat moutanayi'a - Volume n°11 – Sheikh Ibn ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz - rahimahou Allah.

copié de true.salaf.over-blog.com

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 23:57

Young_at_heart__by_incredi.jpgOn ne dit pas « mouquâbala » (مقابلة), mais on dit « khitbah » (خطبة) !

 

Il faut adopter les termes que le Coran et la Sunna ont employé incha Allah et ne pas utiliser d'autres mots ...

 

Allah Le Très Haut Dit :

ولا جناح عليكم فيما عرضتم به من خطبة النساء 

(traduction rapprochée) :

Et on ne vous reprochera pas de faire, aux femmes, allusion à une proposition de mariage... 

 

Le Messager d'Allah ( Prière et Paix sur Lui ) a dit :

ولا يخطب على خطبة أخيه إلا أن يأذن له .. 

Et Il a dit aussi :

إذا خطب أحدكم المرأة فإن استطاع أن ينظر إلى ما يدعوه إلى نكاحها فليفعل

 

On retrouve toujours dans les textes de la Religion le mot « khitbah » et aussi dans les fatâwâs des grands savants , il se peut quelque fois que vous rencontrez le mot "khoutoùbah" (خطوبه) qui signifie à peu près la même chose que « khitba »...

 

Donc pourquoi je vous entends souvent dire ou écrire « mouquâbalah »..???

 

La signification de mouquâbalah en arabe c'est que deux personnes (ou plus) se sont croisées, ou ils ont eu un face à face et il s'emploie aussi pour un entretien ou confrontation... et ceci n'est pas le cas de la khitbah, car la khitbah c'est l'homme qui demande une femme en mariage !

 

Il ne lui demande pas à elle directement et il ne s'assoie pas avec elle pour s'entretenir et etc !

 

Mais il demande au tuteur de cette femme de lui donner en mariage... 

 

Et ensuite il y a aussi le mot « roüyat el makhtoùbah » (رؤية المخطوبة - voir la femme que tu demandes en mariage) et c'est ceci que les frères et sœurs nomment par mouquâbalah , mais en vérité ceci se nomme comme je l'ai écrit « رؤية » comme le prononce les savants dans leurs livres et fatâwas...

 

Wa Llahou A3lam....

 

copié de france-salafi.fr

Farîd el Makky

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 15:22

Chapitre 4 : 
Les ambiguïtés autour de la polygamie  

 

Les ambiguïtés sont nombreuses, certaines relevant du mépris, d’autres allant jusqu’à l’interdire. Certains utilisent des versets et des Hadiths et les expliquent à leur façon sans prendre en considération la compréhension des Salafs Salihs. On peut citer comme exemple le Hadith où le Prophète interdit à ‘Ali -qu’Allah l’agrée- de faire cohabiter la fille d’abi Jahl avec sa fille Fatima. certains s’attachent à ce Hadith et disent que si le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a lui-même interdit à ‘Ali de se marier avec la fille d’abi Jahl, alors qu’il était marié avec Fatima et nous avons justement en le Messager un exemple, alors nous sommes aussi en droit d’interdire à l’homme de se remarier alors qu’il est marié avec notre fille, Voilà leurs paroles.

  Voici le Hadih dans son intégralité :

 

‘Ali ibn Abi Talib -qu’Allah l’agrée- demanda en mariage la fille d’Abi Jahl, alors qu’il était marié avec Fatima-qu’Allah l’agrée- , j’ai alors entendu le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- s’adressait aux gens à ce sujet alors qu’il était sur le minbar (la chair), j’étais à cette époque déjà pubère, et il dit ceci : 

« Fatima est de moi et je crains pour elle que cela ne crée une fitna pour sa religion. »

Puis il fit allusion à un gendre qu’il avait des Banni ‘Abd ach-Chams et venta les mérites de cette liaison, et il dit : « Il me parla, et était véridique, il me fit des promesses et les tint, et je n’interdis pas le permis (le Halal) et je n’autorise pas l’interdit (le Haram), mais par Allah ! La fille du Messager d’Allah ne cohabitera jamais avec la fille de l’ennemi d’Allah. »[34]

  Et dans les deux Sahihs, une autre version authentique, du récit de Masour ibn Makhrama : « J’ai entendu le Messager d’Allah  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dire alors qu’il était sur le minbar : « Les Bani Hachim ibn Moughira m’ont demandé la permission de faire épouser leur fille à ‘Ali ibn abi Talib, mais je ne l’autorise pas, non je ne l’autoriserai pas, et non je ne l’autoriserai pas, sauf si ‘Ali ibn abi Talib veut divorcer de ma fille et se marie avec leur fille, car elle est une partie de moi, et ce qui la trouble me trouble, et ce qui lui fait mal me fait mal. »[35]


  Voici ce qu’il faut répondre :

 

Le 1er aspect que l’on peut tirer des paroles du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dans : « Tu ne feras pas cohabiter la fille du Messager d’Allah avec la fille d’un ennemi d’Allah. » et dans la version de Mouslim « Dans un seul lieu, jamais . » Al Hafidh ibn Hajar a dit : « Ce que l’on tire de plus juste dans ce Hadith, c’est que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a interdit à ‘Ali de réunir sa fille Fatima avec la fille d’abi Jahl, tout en précisant que cela lui porterait préjudice (ou lui causerait du mal).Or lui porter préjudice est un acte illicite selon l’unanimité. Et le sens de sa parole « Je n’interdis pas le permis (le halal) » ce qui veut dire qu’elle est licite pour lui s’il  n’était pas marié avec Fatima -qu’Allah l’agrée- . Quand au fait de réunir les deux et de porter préjudice au Prophète-Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , cela n’est pas permis. »[36]

  An-Nawawia dit dans l’explication du Hadith rapporté par Mouslim (5 / 313) :  
« Le but visé dans cette interdiction est dans le sens de cette parole « Je n’interdis pas le permis » qui veut dire en outre « Je n’interdis pas quelque chose qui va à l’encontre de la décision d’Allah, si Il autorise quelque chose, il (le Prophète
 -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-) ne l’interdit pas et si Il (Allah) l’interdit, il (le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-) ne le rendra pas licite, et je ne me tais pas sur cette interdiction car mon silence signifierait sa légalisation. Et ceci fait partie des mariages interdits de se marier à la fois avec la fille du Messager et avec la fille de l’ennemi d’Allah. » 

Et une troisième explication c’est que cela fait partie des spécificités (ou des particularités) du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- que l’on ne se remarie pas si on est déjà marié avec ses filles, et al Hafidh ibn Hajar l’a bien montré dans son livre Fath al Bari(9 /329).


  Conclusion  

 

Et après toutes ces preuves que nous avons pu citer par la grâce d’Allah, si les questions persistent telles que « Mais pourquoi y a-t-il la polygamie en Islam ? » ou « Pourquoi jusqu’à quatre et ni plus ni moins ? »…, alors il faut savoir répondre comme ‘Aïcha, la mère des croyants, lorsqu’un jour elle fut interrogé par Mou’adha, qui lui demanda : « Pourquoi doit-on jeûner le nombre de jour de ses menstrues, mais on ne doit pas refaire ses prières manquées ? », alors ‘Aïcha lui répondit tout simplement : « Il nous arrivais cela et on nous a ordonné de jeûner les jours manqués et non de rattraper les jours de prières »[37]

 C’est donc avec cette simplicité que la mère des croyants, ‘Aïcha, répondait à ce qui lui été ordonné de faire et la sagesse dans ses paroles, c’est qu’elle avait appris à se contenter d’obéir sans « contester », comme le Coran nous l’enseigne :  

Traduction relative et rapprochée : « Nous avons entendu et obéi, Seigneur nous implorons Ton  Pardon, et c’est à Toi que sera le retour. »S2 V284.

 Ce qui  fit d’elle -qu’Allah l’agrée- comme les autres femmes -qu’Allah les agrées- du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, des femmes modèles, nobles et pieuses. Et si tu penses ma sœur après tout ce qui a été rappelé, que la polygamie est une « injustice pour la femme », comme les ennemis de l’Islam veulent nous faire comprendre, alors c’est que tu as oublié les paroles de ton Créateur, lorsque Il dit :  

Traduction relative et rapprochée : «  Allah ne veut aucune injustice aux serviteurs »  S40 V31  

                                                                                                                                             …Et Allah est plus savant.

  Références :  
Fath al Barî
d’Ibn Hajar El ‘Asqalani, avec le Tahqiq de Cheikh ibn Baz  (Tome 9 et 10)  
Al Wajiz fi fiqh as-Sounnah wal Kitab al ‘aziz
  de Abdoul Adhîm ibn Badawi  
Tafsir ibnou Kathir, Tafir as-Sa’di…             

Oummou  Safiya al Djazaïria  


[34] Dans un hadith authentique rapporté par al Boukhari et Mouslim d’après Masour ibn Makhrama.
[35]
Boukhari n°5230  
[36]
Fath al Barî 9/ 328   
[37]
Hadith rapporté par  al Boukhari et Mouslim.

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