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  • : Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ’ah ne délaisse pas la Sunna pour comprendre le Coran
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 01:50

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icone_audio.gif Ecouter le Cheikh

 

Question :

 

Est-ce que cette parole :

 

«Jamais ne réussira un peuple qui ne connaît Allah que pendant le ramadan ! » est un récit prophétique [hadith] ?."

 

Réponse :

 

Ceci fait parti [en réalité] des paroles rapportées de nos prédécesseurs [Athar].

 

En effet, certains d’entres eux furent questionné au sujet des gens qui adorent [Allah] et qui montrent plus de dévotion pendant le mois de ramadan puis aussitôt le mois passé, ils délaissent tout.

 

Ils en dirent alors : « Quel mauvais peuple, ils ne connaissent Allah que pendant le ramadan ! »

 

En effet, [cette parole] est juste envers eux s’ils délaissent par la suite leurs obligations, mais si au contraire, ils manquent un peu de dévotion alors non, cela ne l’est pas.

 

Cette parole vise ceux qui délaissent leurs obligations après le mois, à l’exemple de ceux qui accomplissent la prière pendant le ramadan et la délaisse en dehors de ce moi... alors il est tout à fait juste de dire d’eux qu’ils sont un " mauvais peuple " car ils sont renié leur Foi par cet acte.

 

Délaisser la prière est un acte de mécréance !

 

Par contre, s’ils manquent un peu de ferveur et délaissent certaines adorations [additionnelles] qu’il est préférable d’effectuer durant ce mois, alors ceci ne relève pas d’une grande importance.

 

Car il est bien connu que pendant le ramadan, les gens multiplient les actes de dévotion en accomplissant diverses adorations [additionnelles]…faire des dons [Sadaqat] et autres bonnes actions similaires...

 

Si quelqu’un laisse paraître de la paresse pendant le ramadan quand à l’accomplissement de certaines adorations [additionnelles], alors il n’est pas concerné par cette parole : " mauvais peuple ".

 

عبارة لا يفلح قوم لا يعرفون الله إلا في رمضان

بالزر الأيمن ثم حفظ باسم

هناك قول يقول: (لا يفلح قوم لا يعرفون الله إلا في رمضان)، هل هذا حديث؟

هذا من قول بعض السلف، سئل بعض السلف عن قوم يتعبدون، ويجتهدون في رمضان، فإذا خرج رمضان تركوا فقال: بئس القوم لا يعرفون الله إلا في رمضان. وهذا صحيح إذا كانوا يضيعون الفرائض، أما إذا كان، لا، إنما يتركون بعض الاجتهاد، فالقول هذا مو صحيح، لكن مراده الذين يتركون الفرائض، يعني يصلي في رمضان، ويترك الصلاة فيما سوا رمضان، مثلاً فهذا بئس القوم؛ لأنهم كفروا بهذا، ترك الصلاة كفر، نسأل الله العافية، أما لو ترك بعض المستحبات في غير رمضان هذا لا يضر؛ لأن الناس في رمضان يجتهدون بأنواع العبادة المستحبة، والصدقات ونحو ذلك، فإذا تساهل في ذلك بعد خروج رمضان في المستحبات ما يقال فيه بئس القوم.

 

clipart_fleches_0198.pngOriginal en arabe

 

Fatwa n° 19317 - Nour 'al Ad-Darb - de Sheikh Ibn ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz (Qu'Allah lui fasse miséricorde). 

Traduction rapprochée : AbuKhadidja Al Djazairy

copié de alghourabaa.com

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 07:46

grezyrez.gif Question :

 

Est-ce que le jeûne, pour le musulman, est une chose qui expie ses péchés, petits comme grands ?


Est-ce que les péchés sont plus graves [multipliés] pendant le mois de Ramadhân ?

 

Réponse :

 

SHeikh ’Abdel-’Azîz Ibn BâZ (rahimahullâh) a expliqué que ce qui est prescrit pour le musulman pendant Ramadhân et autres, est qu’il soit persévérant à l’égard de sa propre personne à ce qui l’incline vers le mal, de sorte qu’il s’apaise à s’incliner vers ce qui est bon.

 

Il est obligatoire pour lui de lutter contre l’ennemi d’Allâh, Iblîs (Satan), de sorte qu’il se prémunisse de son mal et de ses pièges.

 

En ce monde, le musulman est engagé dans une lutte énorme et constante face à son égo, ses désirs, ainsi que Satan.

 

Il doit beaucoup se repentir et demander pardon à tout moment, ceci dit, les temps changent d’un moment à un autre.

 

Le mois de Ramadhân est le meilleur mois de l’année, car c’est le mois du pardon, de la miséricorde et de l’affranchissement du feu de l’enfer.

 

Ainsi, si le mois est bon et que l’endroit est bon, alors les bonnes actions seront multipliées, et le péché encouru [en ce mois] est aussi plus grand.

 

Le péché pendant le mois de Ramadhân est plus grave que le péché fait en un autre moment, tout comme un acte d’obéissance pendant Ramadhân apporte une plus grande récompense de la part d’Allâh, qu’un acte d’obéissance fait en un autre moment.

 

Car le Ramadhân a un statut si élevé que l’adoration faite à ce moment-là est d’un grand bienfait et considérablement multipliée, et le péché est de même à ce moment-là plus grave que le péché fait en un autre moment.

 

Le musulman se doit de tirer le meilleur de ce mois béni dans les actes d’obéissance ainsi que dans les bonnes actions et en renonçant aux péchés, de sorte qu’Allâh puisse accepter et le renforcer à rester immuablement adhérant à la vérité.

 

Mais les péchés demeurent toujours les mêmes, et ils ne sont pas multipliés en nombre pendant le mois de Ramadhân ou à un autre moment. Alors que les bonnes actions sont multipliés par dix fois ou plus, car Allâh – ‘Azza wa Djal – a dit (traduction rapprochée) :

 

« Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant ; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune injustice. » [1]

 

Et le sens voulu dans ce verset, c’est le fait que celles-là [les bonnes actions] sont nombreuses. De même, dans les endroits particuliers tels que les deux sanctuaires saints [à la Mecque et à Médine], les bonnes actions sont abondamment multipliées en termes de quantité et de degré, mais les péchés ne sont pas multipliés en termes de quantité, mais ils peuvent être plus graves en des temps particuliers et en des endroits particuliers, comme indiqué précédemment. [2]

 

Notes

[1] Coran, 6/160

[2] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 15/446-448

 

copié de manhajulhaqq.com

Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 03:04


معنى حديث : في الجنة باب يقال له الريان لا يدخله إلا الصائمون





Question :

D'après ce qui a été rapporté dans le hadith suivant sur le fait « qu'il y a une porte, dite "Ar-Rayyân" par laquelle entreront les jeûneurs » *, cela signifierait-il que « les jeûneurs » désignés ici sont ceux qui jeûnent le mois de ramadan uniquement ou alors se sont ceux qui jeûnent les journées par actes méritoires (sounan) tel le que lundi et le jeudi, ainsi que trois jours consécutifs par mois [ayam al bayd], pouvez-vous nous éclairer [à ce sujet] et qu'Allah vous en récompense !


Réponse : 

On désigne par " les jeûneurs " [dans ce récit] ceux qui jeûnent l'obligation [Al Farida], ceux qui tentent de jeûner...l'obligation [Al Farida], tel le ramadan et bien entendu les autres jours qu'Allah nous à imposé en rattrapage des journées de jeûne manquées et ceux qui sont dues. Ces gens là, auront à leur disposition une porte, dite "Ar-Rayyân" par laquelle ils entreront. S'ils entrent [par cette porte], ce ne sera que par priorité mais s'il s'avère qu'ils disposent d'autres bonnes œuvres [à leur actif], alors ils seront appelés à entrer par de nombreuses autres portes...

Malgré cela, ils entreront tout de même par cette porte « dite du jeûne » et le croyant qui accomplit la prière, s'acquitte de la Zakat, qui jeûne [le mois] de ramadan et qui craint Allah, il sera appelé à entrer par toutes les portes.

Par contre, ne rentreront par cette porte (
Ar-Rayyân), seulement les jeûneurs qui ont été assidus dans l'accomplissement du jeûne qui est obligatoire.


D'après Sahl ibn Sa'd (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète (prières et bénédiction d'Allah sur lui) a dit:

« Au Paradis, il y a une porte, dite "Ar-Rayyân" par laquelle entreront les jeûneurs, au Jour de la Résurrection et nul à part eux n'entrera. On dira: " Où sont les jeûneurs? ". Et ceux-ci d'entrer. Dès le passage de leur dernier, cette porte se fermera et nul autre n'entrera plus. »
[Al Boukhari (4/111) et Mouslim (1152)]

D'après Abou Hurayra, l'Envoyé de Dieu a dit :

"A celui qui aura dépensé une paire de quelque chose dans la voie de Dieu, on criera des portes du paradis : "Ô adorateur de Dieu, ceci est bien." Celui qui aura beaucoup prié, on l'appellera par la porte de la prière ; celui qui aura beaucoup fait la guerre sainte sera appelé par la porte de la guerre sainte ; celui qui aura beaucoup jeûné sera appelé par la porte de « Ar-Rayyân »; celui qui aura fait souvent l'aumône sera appelé par la porte de l'aumône. 

- Je donnerais pour toi la vie de mon père et de ma mère, Ô Envoyé de Dieu, dit Abou Bakr ; certes aucun préjudice ne sera causé à ceux qui seront appelés par une de ces portes, mais y aura-t-il quelqu'un qui sera appelé par toutes ces portes à la fois ?

- Oui, répondit le Prophète, et j'espère que tu seras un ceux-là." 

Source : binbaz.org.sa
Fatawa Nour 'ala Ad-Darb - Audio de Sheikh Ibn 'Abd Al 'Aziz Ibn Baz (rahimahou Allah) 
Traduction rapprochée par Ibn Hamza Al Djazairy -  04 Ramadan, 1428 / 16-09-2007
copié de alghourabaa.free.fr
Cheikh 'Abdel-'Azîz Ibn 'Abdi-llâh Ibn Bâz 
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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 03:02
Question : 
 
J'ai entendu dire il y avait des catégories/rangs (différents) dans le jeûne, quelle est la vérité de cette parole ? Et y a-t-il une récompense spécifique pour chacun ?

Réponse :

Par catégories / rangs, si vous voulez dire obligatoire (
fard) et surérogatoire (nafl), alors c'est correct.

L'obligatoire est meilleur que le surérogatoire.

Quant au degré d'excellence et la récompense, alors la récompense est auprès d’Allah.

En ce qui concerne les jeûneurs, alors il y a une grande différence selon ce que la personne fait pendant le jeûne, en ce qui concerne l’attachement aux bonnes manières islamiques, au comportement et au manque de ceci.

Aussi, selon ce qu'il a dans son cœur en termes de sincérité (
ikhlas).


Shakyh Ibn Al-'Uthaymin
Fatawa Ramadhan - volume 2, p.744, Fatwa n°755;
Fatawa Shaykh Muhammad Salih Al-Uthaymin - volume 1, p.562
copié de salafs.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 03:00

La question : 

Est-ce que c’est permis d’accomplir le jeûne surérogatoire avant de faire le jeûne ultérieur des jours (non jeûnés) du mois de ramadan?
Qu'Allah vous rétribue du bien.


La réponse :
 


Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé en qualité de miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.


Ceci dit :

Il n’y a point de divergence (entre les ulémas) au sujet de l’opinion qui annonce que le jeûne des jours (non jeûnés) obligatoirement dus l’emporte sur l’accomplissement du jeûne surérogatoire, étant donné que l’acte obligatoire est d’une forte importance et occupe un rang meilleur que l’acte surérogatoire, et vu que les actes obligatoires et les devoirs sont les actes d’adoration qu’Allah  aime le plus.


Allah  dit dans le hadith sacré :  

«Les actes que j'aime le plus et par lesquels Mon serviteur se rapproche de Moi, sont certes ceux que je lui ai préscrits»
 [1].

D'une autre part, l'obligation d'accomplir le jeûne ulterieur du mois de ramadan avant le jeûne surérogatoire s'affirme davantage si la personne (chargé d'accomplir les obligations de la charia) craint le manque de santé, la faiblesse ou un espace de temps étroit pour l'accomplir, car elle commettra un péché si elle retarde le jeûne ulterieur (des jours non jeûnés) à un temps où l'on se trouve incapable de le faire ; parce que, dans ce cas, l'obligation dont le temps n'est pas limité est devenue une obligation à temps restreint, alors la personne doit accomplir, sur le champ, l'acte dont elle est chargée, faute de quoi elle serait en état de délaissement de ce qui lui est ordonné de faire.


De toute façon, il faut se hâter à accomplir l'acte d'obéissance en avançant le jeûne ulterieur des jours préscrits (non jeunés), conformément à ce qu'Allah a dit dans le verset:


 فَاسْتَبِقُوا الْخَيْرَاتِ إِلَى اللَّهِ مَرْجِعُكُمْ جَمِيعًا فَيُنَبِّئُكُمْ بِمَا كُنْتُمْ فِيهِ تَخْتَلِفُونَ ﴾ المائدة :48]

«Concurrencez donc dans les bonnes œuvres. C’est vers Allah qu’est votre retour à tous ; alors Il vous informera de ce quoi vous divergiez»[El-Mâ'ida (La Table Servie): 48].


Ainsi que dans le verset:

وَسَارِعُوا إِلَى مَغْفِرَةٍ مِنْ رَبِّكُمْ وَجَنَّةٍ عَرْضُهَا السَّمَاوَاتُ وَالْأَرْضُ أُعِدَّتْ لِلْمُتَّقِينَ﴾ آل عمران: 133
]

«Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux» [ÂL-Imrân (La Famille d'Imran): 133].


De plus, le hadith rapporté au sujet de la faveur qu'engendre le jeûne de six jours du mois de Chewwêl, prouve explicitement que la personne n'obtiendra pas la récompense équivalente au jeûne d'une année complète, qu'à condition qu'elle jeûne le mois de ramadan puis l'accompagne de six jours du mois de Chewwêl; le dit hadith déclare :

«Celui qui jeûne le mois de ramadan, puis l'accompagne (du jeûne) de six jours du mois de Chewwêl, serait comme s'il avait accompli le jeûne de toute l'année» [2].

Sur ce, le fait de jeûner six jours du mois de Chewwêl avant le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan implique que le jeûneur n'a pas achevé le jêune du mois de ramadan; et oppose en conséquence, ce que le hadith signifie.

Pour ce, il est recommendé d'avancer le jeûne ulterieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan, puis l'accompagner (du jeûne) de six jours du mois de Chewwêl, afin de réaliser ce qu'a annoncé le hadith explicitement et en vue d'obtenir la récompense qui équivant au jeûne de toute l'année.

En effet, J'ai mentionné que cet acte est recommandé au lieu d'être obligé car le jugement est probablement émis à l'intention de la majorité des jeûneurs; et étant donné que cette majorité, que la charia a incité à accomplir le jeûne surérogatoire (les six jours du mois de Chewwêl), font le jeûne de tout le mois de ramadan (dans son temps préscrit), ce qui renforce la probabilité que l'expression citée dans le hadith du prophète  : «… puis l'accompagne (du jeûne) de six jours du mois de Chewwêl …» est une expression désignée par le cas fréquenté généralement et ne comporte pas un sens contraire.

Ce qui consolide de plus cette probabilité, le hadith rapporté par Thawbân que le prophète  a dit :

«Celui qui a jeûné le mois de ramadan, alors  un mois est égale au jeûne de dix mois, et le jeûne de six jours après El-Fitr (le jour de l'Aïd après le ramadan) complète le jeûne (pour atteindre) le nombre d'une année complète» [3].

Le sens explicite de ce hadith indique que le jeûne du mois de ramadan est équivalent au jeûne de dix mois étant donné que le bienfait est rendu dix fois autant en récompense, de même que pour les six jours de Chewwêl ; et dans les deux cas, la récompense équivalente (au jeûne) d'une année complète sera accordée, que le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés) soit avant ou après le jeûne surérogatoire.

Au demeurant, si cette probabilité se confirme et est claire – sans tenir compte que l'obligation a la priorité sur la surérogation – on conclut alors qu'il est permis de jeûner les six jours du mois de Chewwêl avant d'accomplir le jeûne ulterieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan, notamment pour celui qui ne trouve pas un espace de temps suffisant au cours du mois de Chewwêl pour jeûner les six jours recommandés en raison de l'accomplissement ultérieur (des jours non jeûnés).

Quant à tous les autres jours du jeûne surérogatoire, à l'instar du jour de `Arafa, du jour de `Achoûra', des trois jours (13;14 et 15) de chaque mois et ainsi de suite …, il est permis de jeûner les jours surérogatoires avant d'accomplir le jeûne ulterieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan selon l'avis le plus valable des ulémas, et c'est la même opinion adoptée par les Hanafites et les Chafiites et l'un des avis de l'Imam Ahmed, surtout qu'il n'y a aucune preuve de la charia empêchant cela; toutefois il y a parmi les textes coraniques ce qui dénote que le temps affecté pour le jeûne ulterieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan est un temps absolu (qui n'est pas limité);


Allah  dit:

فَعِدَّةٌ مِنْ أَيَّامٍ أُخَرَ﴾ البقرة: 184]

«…devra jeûner un nombre égal d'autre jours» [El-Baqara (La Vache): 184].


Le verset marque la permission de différer le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan, d'une façon absolue (sans restriction) et sans exiger la condition de se hâter à l'accomplir dès que c'est possible.

L'absoluité caractérisant le  temps au cours duquel le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés de ramadan) s'accomplit, est l'opinion qu'adoptent la quasi-totalité des prédécesseurs et des successeurs des ulémas; comme l'indique aussi le consentement du prophète  pour l'acte d'Aïcha  qui a dit :

«Il m'arrivait d'avoir à accomplir le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés au mois de ramadan); néanmoins je ne pouvais le faire qu'au mois de Cha`bân» [4] 

Ibn Hadjar a dit :

«Le hadith démontre qu'il est permis de retarder le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés au mois de ramadan) d'une façon absolue, ayant ou non une excuse. Car, comme nous l'avons déjà noté, l'ajout est inséré [5]; et s'il n'était pas élevé (au Prophète ), la permission alors aurait été restreinte par le cas de besoin, étant donné que ce hadith a le statut du hadith élevé et que le Prophète, selon ce qu'il paraît, était au courant de cet état de fait, et même ses épouses avaient le motif pour lui poser  la question afin d'élucider ce point de la charia, et si cela n'était pas permis, Aïcha ne l'aurait pas fait constamment» [6].

Je dis : Le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés du mois de ramdan) lui était permis, sans douter de sa diligence  à ne pas manquer l'acquisition des faveurs du jeûne surérogatoire au cours de l'année; comme le cas de la omra qu'elle voulait faire instamment, quand elle a éprouvé du mécontentement vu que les autres épouses (du Prophète ) ont accompli un pélerinage indépendant de la omra, contrairement à elle qui a accompli une omra incluse dans son pélerinage.

Le Prophète , par la suite, a ordonné son frère de l'accompagner pour qu'elle fasse la omra en partant de Tan`îm, afin de lui faire plaisir 
[7].

Du côté plausible, concernant l'obligation dont le temps est prolongé; s'il est permis d'avancer l'accomplissement de l'acte surérogatoire qui a la même forme de l'acte obligatoire, à l'instar d'accomplir Er-Rawâtib (les prières surérogatoires) avant les prières obligatoires.

Alors, il est prioritairement permis de le faire concernant l'obligation dont le temps est absolu (sans limitation), comme c'est le cas du jeûne ultérieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan.

Le savoir parfait appartient à Allah, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes soit Loué, et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu'au jour de la résurrection.

Alger, le 12 Chewwêl 1428 H,
correspondant au 15 octobre 2007 G.

[1] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre de «L'adoucissement des cœurs», concernant la modestie (hadith 6137), par Ibn Hibbân dans son "Sahîh" (hadith 347), par l'intermédiaire d'Abou Houreyra ; et rapporté par Ahmed dans son "Mousnad" (hadith 25794), par l'intermédiaire d'Aïcha .

[2] Rapporté par Mouslim dans le chapitre du "jeûne", concernant la recommandation du jeûne de six jours du mois de Chewwêl juste après le mois de ramadan (hadith 2758), par Et-Tirmidhî dans le chapitre du "jeûne", concernant ce qui est rapporté au sujet du jeûne de six jours du mois de Chewwêl (hadith 759), par Abd Er-Rezzêq dans "El-Mousannef" (hadith 7918) et par El-Beyhaqî dans "Es-Sounan El-Koubrâ" (hadith 8516), par l'intermédiaire d'Abî Ayyoûb El-Ansârî . 

[3] Rapporté par Ahmed dans son "Mousnad" (hadith 21906), par l'intermédiaire de Thawbân . Le hadith est jugé authentique par El-Albâni dans "Sahîh Et-Targhîb" (hadith 1007).

[4] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre du "jeûne", concernant quand est-ce qu'on accomplit le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés) du mois de ramadan (hadith 1849), par Mouslim dans le chapitre du "jeûne", concernant l'accomplissement du jeûne ultérieur du mois de ramadan au mois de Cha`bân  (hadith 2687), par Ibn Khouzeyma dans son "Sahîh" (hadith 2046) et par El-Beyhaqî dans "Es-Sounan El-Koubrâ" (hadith 8302), par l'intermédiaire d'Aïcha .

[5] Il signifie par là, la version où il est rapporté qu'elle (Aïcha ) avait retardé le jeûne ultérieur (des jours non jeûnés du mois de ramadan) jusqu'au mois de Cha`bân, vu qu'elle était occupée de servir le Prophète .

[6] "Feth El-Bârî" d'Ibn Hadjar (4/191).

[7] "Zêd El-Ma`âd"d'Ibn El-Qayyim (2/94). Voir la fatwa numéro (712) (le jugement concernant la répétition de la omra)

Fatwa n°:
 766  

clipart_fleches_0198.png Fatwa en arabe

copié de ferkous.com

Cheikh Abou Abdil-Mou'az Mouhammad 'Ali Farkouss
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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 02:57

Question :


Quelle est la preuve sur le fait que le jeûne du samedi doit être soit précédé d'un jour de jeûne avant, soit d'un jour de jeûne après ?

Réponse :

La preuve que le samedi ne doit pas être jeûné seul est que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : 

« Ne jeûnez pas le samedi sauf s'il est obligatoire, même si quelqu'un d'entre ‎vous ne trouve qu'une écorce d'un raisin ou une petite branche d'un ‎arbre alors qu'il la mâche ».
 

Ce hadîth fait l'objet d'une divergence des savants.

Certains d'entre eux ont dit : [ce hadîth] est marginal, il est faible car il contredit le hadîth authentifié dans les deux Sahîh [qui dit] que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam)

entra chez l'une de ses femmes alors qu'elle jeûnait un vendredi, et il lui dit : « As-tu jeûné hier ? » 
Elle répondit : « Non. » 
Il dit : « Comptes-tu jeûner demain ? » Elle répondit : « Non. » Il lui dit alors : « Romps ton jeûne. 
» [1].

Et dans le dire : 
« Comptes-tu jeûner demain ? », il y a une preuve quant à la permission de jeûner le samedi en un autre moment que les jours obligatoires [tel que le Ramadhân].

Et c'est un hadîth [celui sur l'interdiction du jeûne du samedi] qui est marginal, et la condition de l'authenticité d'un hadîth est qu'il ne soit ni défectueux ni marginal.

Certains savants ont dit : c'est un hadîth abrogé.

Et d'autres ont dit : [le samedi] peut être jeûné seul, et cela [est un avis] qui revient à l'Imâm Ahmad. 
[2]


Question :

Quels sont les jours au cours desquels il est détestable de jeûner ?

Réponse :

 Parmi les jours où il est interdit de jeûner, il y a le vendredi.

Il n'est pas permis de jeûner le vendredi seul lorsqu'il s'agit d'un jeûne surérogatoire car le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) l'a interdit.

 Il en est de même pour le jeûne surérogatoire du samedi.

Ceci dit, il n'y a pas de mal à ce que le vendredi soit jeûné avec le jeudi ou le samedi comme cela a été rapporté d'un un hadîth de l'Envoyé d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam).

 De même, il est interdit de jeûner le jour de la fête de « 'Aîd al-Fitr », de « 'Aîd an-Nahar » [Fête du sacrifice], ainsi que les 3 jours qui suivent la fête du sacrifice, certes le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a interdit cela.

Excepté concernant les jours qui suivent la fête du sacrifice, il est certes venu ce qui indique la permission de jeûner pour ceux qui au cours des rites [du pèlerinage] « at-Tamattou' » ou « al-Qirân » spécifiquement, n'ont pas eu la capacité de donner une offrande, comme cela a été authentifié par al-Bukhârî, que 'Aicha (radhiallâhu 'anha) et Ibn 'Oumar (radhiallâhu 'anhu) ont dit : 

« Il n'est pas toléré de jeûner pendant les journées qui suivent le sacrifice, excepté pour ceux qui n'avaient pas d'offrande. »
 [3]

 Il n'est donc pas permis de jeûner de manière surérogatoire ou pour une autre raison un jour tel que le jour de l'Aîd, ainsi que le trentième jour du mois de Cha'bân si la vision lunaire n'a pas été attesté, parce qu'il s'agit certes d'un jour de doute, et il n'est pas permis de le jeûner selon l'avis le plus juste des savants, qu'il s'agisse d'un jeûne sciemment effectué ou pas, car les ahâdîth authentiques sur le sujet indiquent son interdiction. [4]


Notes
[1] Rapporté par al-Bukhârî - n°1986
[2] Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn 'Uthaymîn, 20/55-56
[3] Rapporté par al-Bukhârî - n°1998
[4] Madjmu' Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 15/407-408
copié de manhajulhaqq.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz
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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 02:55

Toutes les louanges sont à Allah pour Ses Faveurs et Sa bonté.

Il nous a favorisés en nous permettant d'atteindre le mois de Ramadhân et nous a renforcés par les bonnes œuvres qui nous rapprochent de Lui.

Que la paix et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, sur sa famille et ses Compagnons, et ceux qui ont suivi sa guidée et se sont accrochés à sa Sunnah jusqu'au Jour Dernier...

Ensuite, sachez qu'il y a un comportement à adopter pour le jeûne afin qu'il soit accompli de la manière prescrite et que l'on en tire des bienfaits, que l'on atteigne l'objectif de Ramadhân et que l'on ne le trouve pas éreintant et sans bénéfice.

Comme l'a dit le Prophète 
صلى الله عليه وسلم :

« Il se peut qu'un jeûneur ne tire aucun profit de son jeûne si ce n'est la faim et la soif. »

Le jeûne ne consiste pas uniquement à arrêter de boire et manger, mais c'est aussi délaisser ce qui ne convient pas comme paroles et actes prohibées ou détestables.

Un des Salafs a dit : 

« Le plus facile dans le jeûne est d'arrêter de boire et de manger. »


Cela, car le rapprochement avec Allah ne peut être complet en délaissant des désirs autorisés, qu'avec l'abandon de ce qu'a interdit Allah en toutes circonstances.

Même s'il est obligatoire au musulman de délaisser les interdits en tous temps, cela est d'autant plus obligatoire en période de jeûne.

Donc celui qui accomplit un interdit en dehors des périodes de jeûne, il est pécheur et mérite le châtiment, mais si cela se passe durant le jeûne, en plus d'être pécheur et de mériter le châtiment, cela affecte son jeûne en le diminuant ou l'annulant.

Le véritable jeûneur est celui dont l' estomac jeûne [en étant privé] de boire et de manger, dont les membres jeûnent [en les empêchant] de pécher, dont la langue jeûne [en la retenant] de prononcer des paroles mauvaises et vaines, dont les oreilles jeûnent [en les empêchant] d'écouter des chansons, des instruments de musique, des paroles médisantes et calomnieuses, et dont les yeux jeûnent [en les privant] de regarder ce qui est interdit.

Le Prophète 
صلى الله عليه وسلم a dit : 

« Celui qui ne délaisse pas le mensonge et sa mise en pratique, Allah n'a pas besoin qu'il se prive de manger et de boire. »
[Al-Bukhari]

Il est obligatoire au jeûneur de s'abstenir de médire, calomnier et d'insulter les autres, selon ce qu'ont rapporté les deux Shaikh (Al-Bukhari et Muslim) de Abu Hurayrah (رضي الله عنه) qui rapporte du Prophète 
صلى الله عليه وسلم :

« Que celui qui a l'intention de jeûner un jour, ne dise pas d'obscénités et ne soit pas ignorant. Si quelqu'un l'injurie ou l'attaque, qu'il répète : "Je suis en jeûne". »

Et dans les deux Sahih, Abu Hurayrah rapporte un hadith marfu' (qui remonte jusqu'au Prophète صلى الله عليه وسلم : 

« Le jeûne est un bouclier, que celui qui a l'intention de jeûner un jour, ne dise pas de grossièretés et ne soit pas ignorant. Si quelqu'un l'insulte, qu'il dise 'Je suis en jeûne'. »

Le terme 'Al-Junnah' (bouclier) est ce qui protège et empêche l'arme de l'ennemi de atteindre celui qui le porte et le blesser.

Le jeûne protège donc la personne de tomber dans les péchés dont la récompense est le châtiment dans ce monde et l'au-delà.

Le terme « rafath » englobe les paroles grossières et mauvaises.

L'imam Ahmad et d'autres rapportent un hadith remontant au Prophète 
صلى الله عليه وسلم :

« Le jeûne est un bouclier tant qu'il n'est pas percé. »
On lui demanda : « Comment peut-il être percé ? »
Il répondit : « Par le mensonge et la médisance. »


C'est une preuve que la médisance fissure le jeûne, ou qu'elle l'affecte.

Et si le bouclier est percé, il n'est plus d'aucune utilité pour celui qui l'utilise.

De même que le jeûne lorsqu'il est fissuré, il n'y a plus de bénéfice pour celui qui l'accomplit.

La médisance : comme l'a expliqué le Prophète 
صلى الله عليه وسلم, c'est dire de ton frère ce qu'il n'aime pas.

Il a été rapporté dans le Musnad Ahmad, que la médisance annule le jeûne :

« Deux femmes jeûnaient au temps du Prophète صلى الله عليه وسلم et elles ont failli mourir de soif. Ceci fut rapporté au Prophète صلى الله عليه وسلم, mais il refusa [de leur permettre de rompre le jeûne]. Puis on lui mentionna ces deux femmes de nouveau, et il les fit appeler et leur ordonna de vomir, c'est-à-dire de vider leur estomac. Elles ont vomi et ont rempli un bol de pus, de sang purulent et des morceaux de chair. Alors le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :« Ces deux femmes se sont privées de ce qu'Allah leur a autorisé, mais elles ont annulé leur jeûne en faisant ce qu'Allah a rendu illicite pour elles. L'une d'entre elles s'est assise avec l'autre et elles se sont mises à manger de la chair des gens. »

Ce qui s'est passé avec ces deux femmes en présence du Prophète صلى الله عليه وسلم lorsqu'elles ont vomi ces choses affreuses et détestables, cela fait partie des miracles qui se sont produits dans la main du Prophète صلى الله عليه وسلم pour montrer aux gens les effets néfastes de la médisance.

Et Allah a dit :
 
وَلا يَغْتَب بَّعْضُكُم بَعْضًا أَيُحِبُّ أَحَدُكُمْ أَن يَأْكُلَ لَحْمَ أَخِيهِ مَيْتًا

« et ne médisez pas les uns des autres. L'un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? » [1]


Ce hadith montre donc que la médisance annule le jeûne, mais c'est une annulation au sens figuré, c'est-à-dire que cela annule la récompense du jeûne.

Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille et ses Compagnons.

Post-Scriptum :
Ittihaaf Ahlil-Imaan bi Duroos Shahri Ramadaan de Shaikh Salih al-Fawzân
Traduit à partir de Al-Ibaanah.com et du texte en arabe sur www.alfuzan.net

Notes :
[1] Sourate Al-Hujurat ; verset 12
 

copié de sounna.com


Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan
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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 02:53

La louange appartient à Allah, nous le louons, implorons de Lui aide, sollicitons de Lui rémission, à Lui nous adressons nos repentances, et en lui nous cherchons refuge contre le mal de nous-mêmes et contre le mal de nos œuvres.

Celui qui est guidé par Allah n’a pas d’égarement et celui qui est égaré par lui n’a pas de guide.

J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah, Seul et Unique, nul associé à Lui, et j’atteste que Mohamed est le serviteur d’Allah et son messager, que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent fidèlement jusqu’au jour de la rétribution.

Or donc : en l’occasion du mois béni du Ramadan, nous avons le plaisir de présenter les traités suivants à nos frères et sœurs musulmans, nous prions Allah l’Exalté au glorieux visage d’accepter cette action totalement désintéressée et loyale, ne visant que la pleine satisfaction d’Allah et ne cherchant qu’à bien servir nos frères en mettant à leur portée ces traités qui consistent en les chapitres suivants : 

  
Le premier chapitre : La prescription du jeûne

  Le deuxième chapitre :
Les faveurs et les bénéfices du jeûne

  Le troisième chapitre :
Les règles du jeûne concernant le voyageur et le malade

  Le quatrième chapitre :
Les choses et les circonstances qui invalident le jeûne



Le premier chapitre : La prescription du jeûne

Le jeûne du mois de Ramadan représente une obligation, prescrite par Allah dans le Coran, et dans la sunna tradition du Messager d’Allah (Allah le bénisse et le salue) et par l’accord et le consensus de tous les musulmans.

Cette règle est supportée par les versets coraniques suivants :

« Ô vous qui avez cru ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à vos prédécesseurs.
Peut être serez vous pieux ! Un nombre compté de jours.
Celui d’entre vous qui est malade ou en voyage, un nombre équivalent d’autres jours.
A ceux qui en éprouvent une trop grande fatigue, pour vieillesse avancée ou maladie grave et incurable, une compensation consistant à nourrir un miséreux.
Celui qui est volontaire pour davantage, c’est encore mieux pour lui. Mais jeûner vous est bien plus préférable si vous saviez.
Le mois de ramadan où a été descendu le Coran comme bonne direction pour les humains et comme preuves évidentes de la bonne direction et du discernement parfait.
Que celui d’entre vous qui témoigne ce moi qu'il jeûne !
Celui qui est malade ou en voyage, un nombre équivalent d’autres jours.
Allah ne vous veut pas la gêne, mais il vous veut l’aisance et la facilité.
Et afin que vous accomplissiez la totalité des jours convenus et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir bien guidé et peut-être remercierez-vous »
  Sourate 'La vache' verset 183 a 185 


Et le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : 

« la superstructure de l’Islam est fondée sur cinq piliers : l’attestation qu’il n’y a d’autre Dieu qu’Allah et que Mohammed est son messager, la performance de la prière, l’acquittement de la Zakat, le pèlerinage à la maison d’Allah Al Ka’bah, et le jeûne du Ramadan ». 

L’obligation de faire le jeûne de Ramadan a été établie par le consensus de tous les musulmans, alors si un musulman nie ou rejette cette obligation de faire le jeûne du Ramadan, il est considéré mécréant et apostat que l’on doit faire se repentir, sinon doit être tué et considéré mécréant.

Le jeûne du mois de Ramadan est une obligation à chaque personne musulmane adulte douée de raison, il a été prescrit la deuxième année après l’émigration du messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et le salut qui jeûna neuf fois le mois de Ramadan pendant la durée de sa vie.

Le mécréant n’est pas tenu de jeûner, jusqu'à ce qu’il décide d’embrasser l’Islam.

De même les impubères ne sont pas tenu de jeûner, tant que le garçon n’a pas de souillures nocturnes et que la fille n’a pas ses règles, c’est la puberté en complétant la quinzième année d’âge qui entraîne pour eux l’obligation d’accomplir le jeûne.

Mais on doit encourager les impubères à jeûner pour qu’ils puissent s’y habituer.

Les personnes qui ne sont pas saines d’esprit, les handicapés mentaux, et les personnes très âgées dont le comportement est dénué de sens ne sont pas tenus ni du jeûne, ni à compenser ce manque.


Le deuxième chapitre : Les faveurs et les bénéfices du jeûne

L’un des attributs d’Allah l’exalté est : (Le Sage).

Le Sage ; est celui à qui est attribuée la sagesse, l’expérience, et la qualité de créer des choses parfaitement dans le temps et aux endroits propres.

Puisque cet attribut est l’un des attributs d’Allah l’exalté, alors il doit y avoir une bonne raison derrière chaque création, règle ou loi qu’Allah a prescrit à ses serviteurs.

Soit que nous percevions cette raison ou non.

Alors le jeûne qu’Allah a prescrit à ses serviteurs, marque une grande sagesse et beaucoup de mérites et de bénéfices tels que :

 Le jeûne se présente avant tout comme acte d’adoration et d’obéissance à Allah, comme un engagement basé sur l’amour d’Allah et en faisant tous les efforts pour gagner son plaisir, et comme une reconnaissance que c’est seulement par ses bontés que nous sommes capables de dériver notre existence et subsistance.

Cet engagement est basé sur la capacité de la personne à l’abstinence et à renoncer à ses désirs naturels de manger et de sexe, en honorant et plaçant hautement l’obéissance à Allah et son plaisir sur ses plaisirs, en faisant une démonstration par laquelle il montre sa préférence du bien dans la demeure future au bien en ce monde. 

 Le jeûne présente une expérience pratique d’où le croyant accroît sa piété et sa dévotion à Allah en l'évoquant sans cesse.

Allah l’Exalté dit :

« Ô vous qui avez cru ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à vos prédécesseurs. Peut-être serez-vous pieux ! ». Sourate 'La vache' verset 183

Le jeûneur musulman, est ordonné à avoir piété et la crainte d’Allah l’exalté, et ceci en observant bien ses ordres et en s’abstenant de violer ses interdictions.

Le jeûne n’est pas destiné seulement à ce que l’on renonce à la nourriture licite, à la boisson licite, et au sexe licite, en vérité il est destiné aux autres vertus.

Il convient que le jeûneur tienne sa langue et surveille ses gestes et voici donc l’évidence, le prophète qu’Allah le bénisse et le salue à dit : 

« Celui qui n’abandonne pas la fausseté et la mauvaise conduite et ne s’abstient pas de mentir et d’agir en pur mensonge, Allah n’a que faire de son renoncement à son manger et à son boire ».

Fausseté en parole signifie : chaque parole ou déclaration qui est fausse comme dire un mensonge, médisance, lancer des insultes et toute autre parole qui est interdite.

Fausseté en action signifie : chaque acte qui est faux comme l’agression contre les gens, malhonnête, déception, tromperie, assaut, vol, écouter des chansons qui sont obscènes et la musique.

La mauvaise conduite signifie : n’importe qu’elle déviation de la bonne conduite et direction.

Si le jeûneur se soumet aux règles du jeûne à la lumière et conformément à l’esprit du verset Coranique et du hadith prophétique précédemment mentionné, alors le Jeûne peut-être considéré utile et avantageux spirituellement, moralement, et psychologiquement.

Et avant la fin du mois de Ramadan, la conduite, comportement, et la psychologie du jeûneur témoigneront une promotion et édification.

 Le jeûne promeut l’esprit de reconnaissance et la gratitude des riches envers Allah, car seul par sa grâce, ont peut avoir la capacité de jouir et de savourer les luxes de la nourriture licite, la boisson licite, et du sexe licite.

Le jeûne promeut l’esprit de sympathie des riches envers les pauvres, et fournit une chance plus favorable pour les aider dans une atmosphère de fraternité. 

 Le jeûne éduque le croyant, forme son esprit, développe ses aptitudes intellectuelles, physiques, son sens moral, sa sincérité et sa fidélité.

Cette éducation est basée entièrement sur la maîtrise de soi, le contrôle et la guidés de soi vers son objectif principal à réaliser la prospérité et le bonheur dans cette vie et dans la vie future.

Le jeûne enseigne la discipline de soi et renforce la capacité du croyant à maîtriser ses besoins et ses désirs, plutôt que d’être réduit à l’esclavage par ceux-ci. 

 Le jeûne pourvoit au croyant des bénéfices relatifs au service de la santé, tel que l’élimination des matières grasses du sang qui nuisent à la santé, l’aide à soigner quelques sortes de maladies intestinales et troubles d’estomac, et pourvoit à l’estomac une période de repos pendant laquelle il se débarrasse de toutes subsistances qui sont nuisibles à la santé et de toutes les matières non désirables. 


Le troisième chapitre : Les règles du jeûne concernant le voyageur et le malade

Allah l’exalté dit :

« Celui qui est malade ou en voyage, un nombre équivalent d’autres jours. Allah ne vous veut pas la gêne, mais il vous veut l’aisance et la facilité ». Sourate 'La vache' verset 185 

Les malades sont de deux catégories :

 Le malade dont la maladie est chronique comme le cancer et le vieillard qui est très avancé en âge pour qui le jeûne devient déraisonnablement très difficile.

La personne dans cette catégorie est tenue de la compensation qui en ce cas, consiste à nourrir une personne pauvre pour chaque jour de Ramadan non jeûné ou consiste à nourrir un nombre de personnes pauvres égal au nombre des jours de Ramadan non jeûné, comme Anas Ibn Malek qu’Allah l’agrée avait l’habitude de faire quand il est devenu très vieux ou à distribuer des quantités de nourriture suffisantes à nourrir un nombre de personnes pauvres égal au nombre de jours de Ramadan non jeûnés, à raison de donner à chaque personne 510 grammes de bonne céréale et quelques morceaux de viande.

 Ceux qui souffrent d’une maladie curable, sont de trois catégories :

  • Celui qui peut faire le jeûne sans que ceci ne lui cause du mal doit jeûner, car il n’y a pas de raison valable pour rompre le jeûne.

  • Celui qui peut faire le jeûne mais en souffrant sans qu’il lui cause du mal, il n’est pas désirable de jeûner, sinon, il est considéré qu’il refuse de saisir l’occasion de profiter de la permission donnée par Allah l’exalté, plus la souffrance considérable qu’il se cause à lui-même.

  • Pour celui qui souffre d’une maladie qui peut s’aggraver par le jeûne, il est absolument interdit de jeûner, et ce conformément à l’ordre d’Allah l’exalté qui dit : 

« Ne vous tuez pas vous-même, Allah est certes miséricordieux avec vous » Sourate 'Les femmes' verset 29

et quand il dit :

« Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction. » Sourate la vache verset 195

Et le hadith du prophète qu’Allah le bénisse et le salue quand il dit : 

« Nul dommage ou mal à sa propre vie ou à sa propre santé n’est permis ».

N’importe quel dommage ou mal à la santé causé par le jeûne doit être déterminé sur la base du sentiment raisonnable ou la prévision de la personne concernée elle-même ou bien sur la base du conseil d’un médecin digne de confiance.

Une personne malade de cette catégorie est tenue à la compensation qui en ce cas, consiste à jeûner un nombre de jours égal au nombre de jours de Ramadan non jeûnes et ceci quand il en devient capable.

Mais si le décès se produit avant la guérison, alors la compensation est renoncée, car jeûner plus tard devient impossible.

Les voyageurs sont de deux catégories : 

 Celui qui fait un voyage intentionnellement pour éviter de jeûner, en ce cas, rompre le jeûne n’est pas permis.

 Ceux qui font le voyage pour une raison valable, il y’a trois catégories :

  • Pour ceux qui font le voyage en souffrant énormément, faire le jeûne est absolument interdit, car le prophète qu’Allah le bénisse et le salue à débuté le jour de la conquête de Makka a jeun, mais quand il a su après la prière du asr l’après midi que ses compagnons étaient aussi a jeun et que quelques-uns d’entre aux souffraient intensément du jeûne, il a ordonné un verre d’eau et a rompu le jeûne. 

Et quand on l’a informé que quelques-uns uns d’entre eux continuaient à observer le jeûne, il a dit 
« Ils sont désobéissants, ils sont désobéissants »

  • Pour ceux qui font le voyage en souffrant considérablement, faire le jeûne est indésirable, car ils ne doivent pas négliger la permission qu’Allah leur a donné de rompre le jeûne, et ils doivent éviter tout sorte de mal possible à eux-mêmes.

  • Pour ceux qui font le voyage sans souffrance faire le jeûne est préférable, mais ils ont le choix de rompre le jeûne s’ils jugent que ceci est plus facile pour eux, car Allah l’exalté a dit :

« Allah ne vous veut pas la gêne, mais il vous veut l’aisance et la facilité ». Sourate 'La vache' verset 185 

Mais s’ils jugent que faire le jeûne est facile pour eux, alors il est mieux qu’ils le fassent, car le prophète qu’Allah le bénisse et le salue à fait ceci, conformément a ce que Abou Addarda qu’Allah l’agrée à dit :

« Nous étions en voyage avec le prophète qu’Allah le bénisse et le salue par une journée de Ramadan où il faisait tellement chaud que chacun de nous devait se protéger la tête en la couvrant de ses mains.
Aucun d’entre nous ne jeûnait à l’exception du prophète qu’Allah le bénisse et le salut et Abdullah Bin Rawahah ». 
 
Une personne qui quitte sa ville ou son pays de résidence vers une autre destination est considérée un voyageur jusqu'à ce qu’elle revienne indépendamment de la durée pendant laquelle elle reste loin de sa résidence, à condition qu’elle n’ait pas l’intention de rester loin après que l’objectif et le but de son voyage soient accomplis.

Les règles du jeûne qui sont applicables par le voyageur sont les mêmes, même si la durée du séjour en dehors de son pays ou de sa ville est longue, car il n’a jamais été rapporté qu’une limite a été spécifiée ou définie par le prophète qu’Allah le bénisse et le salue pour la durée du voyage, enfin le voyageur doit continuer d’observer les mêmes règles du jeûne qui sont applicables par le voyageur jusqu’à ce que le voyage arrive à son terme.

En ce qui concerne la nature du voyage, il n’y a pas de différence que ce soit, pour accomplir le pèlerinage, umrah, rendre visite à un membre de la famille, voyage d’affaire, il en est de même pour le voyageur continue, il est de son métier de voyager sans cesse tel les chauffeurs de taxi, conducteurs de bus ou de camion.

Donc, il est permis pour le voyageur de rompre le jeûne durant le mois de Ramadan, de raccourcir la prière de quatre « raka’ah » unités à deux raka’ah unités, de faire les prières du  midi « dorh » et de  l’après midi « l’asr » ensemble, et de faire les prières du « icha » soir ensemble chaque fois que c’est nécessaire.

Il est mieux pour ceux qui voyagent de rompre le jeûne et de le reporter à un autre moment pendant l’hiver, si ceci est plus facile pour eux.

En ce qui concerne les conducteurs de camions, puisqu’ils ont un pays de résidence, alors chaque fois qu'il trouvent dans leurs pays de résidence ils sont considérés comme résidents et, ils doivent suivre les mêmes règles que les résidents, mais quand ils voyagent, ils sont considérés comme voyageurs et ils doivent suivre les mêmes règles que les voyageurs. 


Le quatrième chapitre : Les choses et les circonstances qui invalident le jeûne

Il y a sept choses qui invalident le jeûne :  

 Le rapport sexuel pendant le jour durant le mois de Ramadan rend le jeûne invalide, l’auteur doit compenser sa faute en subissant une lourde peine équivalent à l’affranchissement d’un esclave.

Si cette peine ne peut être purgée de cette manière ou si elle est impossible à réparer, alors il doit observer le jeûne durant soixante jours consécutifs.

S’il n’en est pas capable, il doit donner à manger à soixante pauvres.

Mais si l’auteur du rapport sexuel a une légitimité de rompre le jeûne comme le voyageur, alors il n’est pas tenu de l’expiation et doit seulement la compensation.

 Elle concerne l’éjaculation ou l’émission de liquide spermatique due à un besoin, due à un baiser à l’épouse.

Mais s’il s’agit simplement d’embrasser l’épouse pendant la journée du Ramadan sans éjaculation, alors le simple baiser donné à son épouse n’altère pas le jeûne.

 L’absorption de nourriture, de boisson ou de fumée, le jeûneur ne doit pas inhaler les fumées d’encens ou celles produites en faisant brûler des bois parfumés tel que le « bakour », car ces fumées sont considérées comme une subsistance, mais il est permis de se parfumer.

 L’absorption des substituts de nourriture ou de boisson, comme l’injection de liquide nourrissant ou les comprimés diététiques, mais toutes autres sortes d’injections qui ne fonctionnent pas comme substituts de nourriture ou de boisson n’invalident pas le jeûne, qu’elles soient intraveineuses ou intramusculaires.

 L’extraction d’une large quantité de sang par ventouse, don du sang ou par n’importe quel autre moyen rendent le jeûne invalide.

Mais le saignement spontané ou l’extraction de sang pour faire des tests qui ne cause pas sérieusement du mal au corps n’invalident pas le jeûne.

 Le vomissement forcé et d’une manière délibérée.

 L’écoulement du sang des menstrues et, ou le saignement post-partum. En tout cas, les causes précédentes invalident le jeûne seulement en trois conditions :

  • Quand la personne qui commet n’importe quel acte par mis ceux qui invalident le jeûne, connait les règles et le temps du jeûne.

  • Quand elle commet l’acte qui invalide le jeûne consciemment, et non par oubli ou par négligence.

  • Quand elle commet la violation des règles du jeûne par libre choix sans aucun acte de contrainte. 

Donc, si quelqu’un pratique la ventouse en faisant le jeûne en pensant que faire cette opération n’invalide pas le jeûne, alors son jeûne, reste valable, car il ignore les règles du jeûne, et ce conformément a ce que Allah l’Exalté dit :

« Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. » Sourate ‘Les coalisés’ verset 5


Et Allah l’exalté dit : 

«Notre Seigneur ! Ne nous tiens pas rigueur si nous avons oublié ou fauté ». Souate ‘La vache’ verset 286

En jeûnant, il fut rapporté que Ady Bin Hatim qu’Allah l’agrée avait l’habitude de placer un fil blanc et un autre noir sous son oreiller, et il avait l’habitude aussi de ne commencer le jeûne qu’à partir du moment où il pouvait distinguer ou différencier entre les deux couleurs, en pensant qu’il tombait bien sous le sens de la parole d’Allah l’exalté :

« Jusqu'à ce que l’aube vous permette de distinguer le fil blanc du fil noir ». Sourate ‘La vache’ verset 187

Quand il informa le prophète qu’Allah le bénisse et le salue de cette affaire, celui ci lui dit en le corrigeant : 

« Il s’agit de la distinction entre la clarté du jour et l’obscurité de la nuit ».

Mais ne lui ordonna pas de refaire le jeûne de nouveau en compensation des jours précédents.

Si quelqu’un mange avant le couché du soleil et qu’il se fonde sur l’hypothèse qu’il est déjà l’heure du couché du soleil, alors son jeûne est considéré intact et valable, car il a rompu le jeûne sans savoir.

Asma la fille d’Abou Bakr qu’Allah les agrées à dit : un jour où le ciel était nuageux nous avons rompu le jeûne par erreur en pensant que le soleil s’était couché, et le prophète qu’Allah le bénisse et le salut a dit : 

« Quand l’un de vous mange ou boit par oubli, qu’il poursuive quand même son jeûne car c’est uniquement Allah qui l’a alimenté et l’a abreuvé ». 

Si quelqu’un mange par contrainte ou avale de l’eau non intentionnellement alors qu’il se rince la bouche, s’il y a impureté nocturne et qu’il se trouve au matin en état de grande impureté, son jeûne est valable et n’est pas rompu.

L’usage du cure-dents « le siwak » est permis pour le jeûneur durant toute la journée, car il est en conformité avec la tradition prophétique.

Il est permis aussi pour le jeûneur de se refroidir avec de l’eau car il a été rapporté que le prophète qu’Allah le bénisse et le salue s’est versé de l’eau sur la tête en faisant le jeûne parce qu’il avait soif ou pour se refroidir.

Il a été rapporté aussi que Ibn Omar qu’Allah l’agrée se revêtit de vêtements humides en faisant le jeûne pour se refroidir.

Ces concessions doivent être considérées comme évidence pour ce qui est de la facilité qu’Allah, à Lui la louange et la grâce voulut pour nous.

copié de true.salaf.over-blog.com
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 02:47

Question :

Certains savants critiquent ceux qui jeûnent sans prier : qu’a la prière à voir avec le jeûne ? 

Je veux jeûner pour entrer au Paradis par la porte (
Rayyân) des personnes qui jeûnaient fréquemment. 

D’autre part, on sait que le fait de jeûner le mois du Ramadan efface les pêchés commis depuis le Ramadan précédent... 

Veuillez m’éclaircir les choses, puisse Allah vous accorder le succès.

Réponse
 :

Ceux qui ont critiqué le fait que tu jeûnes sans prier ont raison, car la prière est le pilier principal de l’islam (après l’attestation de foi) sans lequel l’islam d’une personne n’est pas valable. 


Celui qui l’abandonne devient mécréant et sort de l’islam.


Allah n’accepte ni le jeûne des mécréants, ni leurs aumônes, ni leurs pèlerinages, ni quoi que ce soit de leurs bonnes œuvres. 

Allah a dit : 

« Ce qui empêche leurs dons d’être agréés, c’est le fait qu’ils n’ont pas cru en Allah et Son messager, qu’ils ne se rendent à la prière que paresseusement, et qu’ils ne dépensent (dans les bonnes œuvres) qu’à contrecœur. » (1)

Donc, le fait de jeûner sans prier entraîne la nullité de ton jeûne : il ne sera pas accepté par Allah, et le fait de jeûner alors ne saurait te rapprocher de Lui.

Quant au fait que le jeûne du Ramadan efface les pêchés commis depuis le Ramadan passé, c’est vrai mais pas de la façon que tu l’as comprise.

Tu devrais prendre en compte le hadith selon lequel le Prophète, prière et salut sur lui, a dit :

« D’une prière à l’autre, de la prière du vendredi à l’autre, du jeûne du Ramadan au prochain jeûne du Ramadan, les péchés sont effacés, sauf les grands péchés (al-Kabâ’ir). » (2) 

Le Prophète, prière et salut sur lui, a donc cité comme condition pour que soient effacés les péchés d’un Ramadan à l’autre, le fait d’éviter les grands péchés. 

Or, abandonner la prière, ô toi qui jeûne sans prier, tu n’as pas évité les grands péchés : car quel péché y a-t-il de plus grave que l’abandon de la prière ?

Mais plus que cela : l’abandon de la prière est un acte de mécréance, donc, comment ton jeûne pourrait-il effacer tes péchés ?

De plus, ton jeûne n’est pas accepté.

Tu dois, mon frère, te repentir et pratiquer la prière qu’Allah t’a ordonné d’accomplir, et après cela, pratiquer le jeûne, selon la recommandation du Prophète, prière et salut sur lui, à Mu’âdh, qu’Allah l’agrée, lorsqu’il l’a envoyé au Yémen : 

« Que la première chose à laquelle tu les invites soit le témoignage qu’aucune divinité ne mérite d’être adorée en dehors d’Allah, et que Muhammad est l’Envoyé d’Allah. S’ils répondent à ton appel, informe-les alors qu’Allah leur a imposé cinq prières de jour et de nuit […]. » (3)

Il a donc cité en premier lieu, le témoignage de foi, puis la prière et ensuite l’aumône légale (Zakât). (4) 



Question :

Une personne ne pratique la prière que pendant le mois de Ramadan, et dès que le mois est terminé, elle s’arrête de prier ; son jeûne est-il valable ? 

Réponse :

La prière est un des piliers de l’islam et c’est même son pilier le plus important après le témoignage de foi. C’est une obligation individuelle de l’accomplir.

Quiconque l’abandonne, que ce soit en la reniant, ou en refusant de la pratiquer, ou seulement par paresse et négligence, devient mécréant.

Quant à ceux qui jeûnent le mois du Ramadan et ne prient que pendant ce mois, leur acte équivaut à une tentative de tromper Allah !

Et bien vils sont ceux qui ne connaissent Allah que pendant le Ramadan : leur jeûne n’est pas valable tant qu’ils délaissent la prière hors du Ramadan
(5). 


Question : 

Quel est le jugement de celui qui jeûne tout en délaissant la prière ?
Son jeûne est-il valable ?

Réponse : 

L’avis correct est que celui qui délaisse la prière volontairement devient mécréant par son acte.

Son jeûne, et  toute autre adoration, n’est pas valable, jusqu’à ce qu’il se repente.

La preuve de ceci est le verset suivant : 

«
 Mais s’ils avaient donné à Allah des associés, alors tout ce qu’ils auraient fait eût été vain. » (6)

D’autres versets et hadiths témoignent aussi de cela.

Certains savants optent pour un autre avis.

Ils disent qu’une personne qui abandonne la prière par négligence ou par paresse ne devient pas mécréante et que ni son jeûne, ni le reste des adorations qu’il accomplit ne s’annulent tant qu’il ne les renie pas et qu’il les reconnaît comme étant obligatoires.

Mais l’avis le plus juste est qu’une telle personne devient mécréante, ainsi que le prouve les nombreux hadiths, parmi lesquels on peut citer :

Le Prophète, prière et salut sur lui, a dit :

« Ce qui sépare le musulman de la mécréance et de l’associationnisme est l’abandon de la prière. » (7) 

Le Prophète, prière et salut sur lui, a dit :

« 
Le pacte qu’il y a entre nous (les musulmans) et eux (les mécréants), c’est la prière. Et quiconque l’abandonne tombe dans la mécréance. » (8)

L’éminent savant Ibn ul-Qayyim, qu’Allah lui soit clément, a détaillé la question dans son livre intitulé Ahkam us-Salât wa Târikiha (Les rites de la prière et la question de son abandon).

Ce livre est intéressant et utile à consulter. 
(9)

(1) Le Désaveu ou le Repentir, v. 54.
(2) Rapporté par Muslim dans le chapitre de la purification (n°233).
(3) Rapporté et authentifié par At-Tirmidhî dans le chapitre de la Zakât (n°625).
(4) Ibn ‘Uthaymîn, Fatâwâ as-Siyâm (Fatwas relatives au jeûne rassemblées par Muhammad al-Musnad), p. 69.
(5) Fatwa du Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de l’Iftâ, Fadhâ’il Ramadhân (Les vertus du Ramadhân, rassemblé par Abdur-Razzâq Hassan), p. 14.
(6) Les Bestiaux, v. 88.
(7) Hadith rapporté par l’imam Muslim dans son recueil de hadiths authentiques selon Jâbir ibn ‘Abdillah, qu’Allah l’agrée lui et son père.
(8) Hadith rapporté par l’imam Ahmad et les quatre compilateurs de hadiths selon Burayda ibn ul-Hussayn, qu’Allah l’agrée.

(9) Ibn-Bâz, Fadhâ’il Ramadhân (Les vertus du Ramadhân, rassemblé par Abdur-Razzâq Hassan)p. 15.
copié de fatwas.online.fr

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
Comité permanent [des savants] de l'Ifta
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz
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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 02:41
Question :

Quel est le bon comportement [Adab] pendant le jeûne ?

Réponse :

Parmi le bon comportement prescrit pendant le jeûne, il y a l’attache à la piété en Allâh en respectant Ses commandements et en s’éloignant de Ses interdits. Allâh dit :

« Ô les croyants ! On vous a prescrit as-Siyam comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété » [1]

Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : 

« Celui qui ne renonce ni à dire des mensonges, ni à pratiquer des faussetés, Allah n’a nul besoin qu’il se prive de boire ou de manger. » [2]

Parmi le bon comportement encore, il y a la générosité et la bienfaisance envers les gens surtout pendant le mois de Ramadhân, car le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) était le plus généreux des gens et il l’était encore plus pendant le mois de Ramadhân durant lequel il rencontrait Djibrîl pour étudier le Qor’ân. [3]

Celui qui jeûne doit aussi s’éloigner des interdits, il doit notamment s’abstenir de mentir, d’insulter, de jurer, de tricher, de trahir, de regarder ou d’écouter ce qui est interdit.

Parmi le bon comportement de ce mois-ci, il y a le Souhoûr qui doit être retardé, car le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) disait :

« Prenez le dernier repas, car il y a dans ce repas une bénédiction. »
 
[4]

Il y a encore le fait de rompre le jeûne avec des dattes fraîches, sinon avec des dattes sèches, sinon avec de l’eau.

La rupture du jeûne doit être faite aussitôt que le soleil se couche, car le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Les gens ne cessent d’être dans une bonne voie tant qu’ils se hâteront de rompre le jeûne. »
 
[5] [6]


Notes
[1] Coran, 2/183
[2] Rapporté par al-Bukhârî
[3] Rapporté par al-Bukhârî
[4] Rapporté par al-Bukhârî
[5] Rapporté par al-Bukhârî
[6] Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn Uthaymîn, 19/349-350
 

copié de manhajulhaqq.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
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