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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 16:16

chaine.png Il nous a été expliqué par l’éminent savant – SHeikh Sâlih al-Fawzân (qu’Allâh le préserve) - que l’innovation en soi, c’est tout ce qui n’a aucun fondement dans le Livre d’Allâh et la Sounnah de Son Messager (sallallahu ‘alayhi wa sallam).

 

Toute chose nouvelle parmi les adorations et les pensées et autre que cela - liées aux affaires de l’adoration, est condidérée comme une innovation.

 

Toute absence de preuve tirée du Qor’ân et de la Sounnah dans les paroles, les actes et la croyance est considérée comme une chose nouvelle, et toute chose nouvelle dans la religion est une innovation, et toute innovation est un égarement. Les anciens pieux ne rendaient pas innovatrice toute personne.

 

Ils n’appliquaient par le terme « innovation » à toute personne contredisant le Qor’ân et la Sounnah.

 

Ils accusaient d’innovation toute personne qui pratiquait une innovation dans le but de se rapprocher d’Allâh par ce biais, et dans le domaine de l’adoration là où le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) n’a rien légiféré.

 

Celui qui commet un acte de désobéissance ou un péché est appelé pêcheur.

 

On ne doit pas considérer tout pêcheur comme innovateur, ou toute personne commettant une erreur comme innovatrice, car l’innovateur est celui qui innove une chose dans la religion sur quoi il n’y a aucun fondement, tel est l’innovateur.

 

Quant au fait d’appliquer le terme « d’innovation » à toute personne commettant des erreurs ou contredisant les sources de manière générale, cela n’est pas authentique.

 

Car il y a parfois la vérité avec celui-ci.

 

Agir de la sorte n’est pas la voie des anciens pieux. [1]

 

841bs1.png

 

Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a dit que lorsque sont réunis en une personne le bien et le mal, de la désobéissance et de l’obéissance [à Allâh], des péchés, des innovations et de la Sounnah, elle sera alors accompagnée et récompensée en conséquence du bien qu’elle porte, et elle sera éloignée et punie en conséquence du mal qu’elle porte. [2]

 

Ibn Taymiyyah dit encore que si un enseignant ou un professeur ordonne de se séparer d’une personne en particulier, ou de l’humilier, ou de l’abaisser, ou de s’en éloigner, il faut tout d’abord y réfléchir.

 

Si elle a commis un péché reconnu comme tel dans la Législation, elle doit être punie en conséquence de son péché sans excès.

 

Et si elle n’a commis aucun péché, il n’est pas permis de lui appliquer un quelconque châtiment afin de faire plaisir au professeur ou à autre que lui. Il n’appartient pas, notamment au professeur, de diviser les gens et de faire ce qui suscite l’animosité et la haine entre eux.

 

Ils doivent plutôt être à l’exemple de frères qui s’entraident dans la piété et les bonnes œuvres. [3]

 

       841bs1.png

 

Ainsi, la règle de base, comme l’a rappelé SHeikh Muhammad Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh), est que l’application de l’apostasie à l’égard d’une personne, ou l’accusation de perversité, ou l’attestation d’intégrité, comme le fait de rendre licite ou illicite les choses, tout cela est soumis au fait d’en revenir à Allâh et à Son Messager (sallallahu ‘alayhi wa sallam).

 

De la même manière, l’apostasie, la perversité, l’attestation d’intégrité à l’égard d’une personne, sont soumises au retour à Allâh et à Son Messager dans le jugement de ces affaires. [4]

 

Tel est le principe de base auquel nous devons tous – Si Allâh le veut – revenir…

 

Notes

[1] Madjmu’at Rassâ-îl Da’awiyyah wa Manhajiyyah du SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.141-142

[2] Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 28/209

[3] Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 28/214

[4] Mou’djam at-Ta’rîfât wal-Dhawâbit wal-Taqssîmât wal-Fawâ-îd de Ibn ‘Uthaymîn, p.274-275

copié de manhajulhaqq.com

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 22:39

scorpion_by_aktn-d38052f-copie-1.pngL'Imâm el Mouwahhid , as_Sunnî , as_Salafî , el 3Allâmah , el Hâfidh, el Faquîh Abou Mohammed el Hassen Ibn Ali Ibn Khalaf el Barbahârî (Rahimahou Allahou wa dja3ala el Jannata âkhira mathwâhou) a dit dan son livre " Charh as_Sunna" : 

 

مَثَل أصحاب البدع مَثَل العقارب يدفنون رؤوسهم وأبدانهم في التراب ويُخرجون أذنابهم فإذا تمكّنوا لدَغوا، وكذلك أهل البدع هم مختفون بين الناس فإذا تمكنوا بلغوا ما يريدون 

 

Traduction :

 

"L'exemple des auteurs des innovations est semblable à celui des scorpions !

ils cachent leurs têtes et corps sous la terre et laisse sortir leurs queues !

et dés qu'ils sont en mesure de dominer ils piquent ! ,

et c'est ainsi pour ceux des innovations , ils se cachent dans la foule des gens , et lorsqu'ils sont en mesure de dominer ils transmettent ce qui veulent (propager )...!"

 

 

 

 

L'imâm Cheikh Sâlih el Fawzân ( Hafidhahou Allah ) dit en réponse à la question suivante :

 

Question :

 

Le questionneur dit ; que signifie la parole de certains prédécesseurs :

" Ceux des innovations sont semblable aux scorpions , ils cachent leurs têtes et laissent apparaître leurs queues , jusqu'au moment où ils sont en mesure de dominer , ils piquent ! ? "

 

Réponse de Cheikh :

 

Oui !

Ces paroles sont évidentes !

Car ceux des innovations ils ont de l'hypocrisie, ceux des innovations sont éprouver par l'hypocrisie !

Qui veut dire qu'ils montrent en apparence le bien et ils cachent le mal !

Ils mettent en apparence le bien, aux yeux des gens pour les tromper !

 

(traduction rapprochée):

"Ils cherchent à tromper Allah et les croyants.."

 

Et ils cachent le mal !

Et dés le moment où ils sont en mesure de dominer pour propager le mal, ils le font ! comme pour le scorpion !..

Voilà .

 

icone_audio.gif Ecouter le Cheikh

 

copié de france-salafi.fr

 Imam  Abou Mohammed Al-Hassen Ibn Ali Ibn Khalaf Al-Barbahârî

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 17:13

6a00d83453596169e2014e8b0c7351970d.jpgAssalâm 'alaykoum wa rahmatoullahi wa barakâtouh

 

Parmi les grandes caractéristiques des gens de la sunnah se trouve leur souci permanent de mettre en garde contre le shirk (le polythéïsme) et d'appeller au tawhîd, et c'est une des choses qui différencie les gens de la sunnah de tous les groupes islamiques !

 

Voici une exhortation du Shaykh 'Abder Razzâq Al 'abbâd (qu'Allah le préserve) sur les dangers évidents du shirk (le polythéïsme) et ses conséquences néfastes et fatales.

 

C'est un point d'une extrème importance que tout muslim se doit d'étudier avec sérieux pour être en mesure de s'en préserver et de prévenir ses proches.

 

Quand on étudie ce sujet à la lumière du noble Coran et de la sunnah un triste constat nous vient à l'esprit !

 

Véritablement ce sujet est d'une importance capitale, c'est l'un des points de bases les plus importants de l'islâm de ce fait pourquoi les soi-disant groupes islamiques tel l'uoif, les ikhwans, le groupe tablîgh etc... n'en parle jamais ou alors d'une manière très succinte et bien souvent erronnée ?

 

Parce qu'ils ne sont pas sur la voie authentique, la voie du messager d'Allah salallahou 'alayhi wa sallam et de ses compagnons et parce qu'ils sont sur un chemin dévié et rempli d'innovations .

 

icone_texte.gif Dossier à télécharger

 

copié de ahloulhadith.typepad.com

Cheikh Abdrazzaq Ibn Abdelmohsin Al Badr

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 02:09

Beaucoup de nos frères et soeurs pensent qu'il existe de bonnes innovations en Islam, est-ce que ceci est fondé ?

D'où leur est venue cette croyance ?

Voyons ce que répond Cheikh Fawzan, qu'Allah le préserve, à ce sujet et Allah est le plus savant :

 

Question :


94 _ ما حكم تقسيم البدعة إلى بدعة حسنة وبدعة سيئة ‏؟‏ وهل يصِحُّ لمن رأى هذا التقسيم أن يحتجَّ بقول الرسول‏ :‏ ‏(‏مَن سنَّ سُنَّةً حسنةً في الإسلام‏.‏‏.‏‏.‏‏)‏ الحديث، وبقول عمرَ‏ :‏ ‏(‏نعمتِ البدعةُ هذه‏.‏‏.‏‏.‏‏)‏‏؟‏ نرجو في ذلك الإفادة، جزاكم الله خيرًا‏.


Quel est le statut de celui qui considère qu'il existe des bonnes et des mauvaises innovations ?
Et celui qui prétend que cette distinction est valable, peut-il s'argumenter de la parole du messager, sala Allah 'alayhi wa salam :
"celui qui instaure une bonne tradition en Islam..." et de la parole de 'Omar, qu'Allah l'agrée : "que cet acte est une bonne innovation !.." ?
Nous souhaiterions un éclaircissement, qu'Allah vous récompense par le bien.



Réponse :


ليس مع من قسَّم البدعة إلى بدعةٍ حسنة وبدعةٍ سيئةٍ دليلٌ؛ لأن البدع كلَّها سيئةٌ؛ لقوله صلى الله عليه وسلم‏ :‏ ‏(‏كل بدعة ضلالة، وكل ضلالة في النار‏)‏ ‏[‏رواه النسائي في ‏"‏سننه‏"‏ ‏(‏3/188-189‏)‏ من حديث جابر بن عبد الله بنحوه، ورواه الإمام مسلم في ‏"‏صحيحه‏"‏ ‏(‏2/592‏)‏ بدون ذكر‏ :‏ ‏"‏وكل ضلالة في النار‏"‏ من حديث جابر بن عبد الله‏.‏ (1)]‏‏


Celui qui se permet de distinguer entre bonne et mauvaise innovation ne se base sur aucune preuve en ce sens que toutes les innovations sont mauvaises comme il a été rapporté par le messager, sala Allah 'alayhi wa salam :

"Toute innovation est un égarement et tout égarement est voué au feu"
(rapporté par An-nassaï dans son "sunan" (189-3/188) et par l'imam Muslim dans son "sahih" (2/592) mais sans la partie : "et tout égarement est voué au feu").


وأما قوله صلى الله عليه وسلم‏ :‏ ‏(‏مَن سنَّ في الإسلام سُنَّةً حسنةً‏)‏ ‏[‏رواه الإمام مسلم في ‏"‏صحيحه‏"‏ ‏(‏2/704-705‏)‏ من حديث جرير بن عبد الله‏.‏‏]‏؛ فالمرادُ به‏ :‏ من أحيا سنَّةً؛ لأنه صلى الله عليه وسلم قال ذلك بمناسبة ما فعلَهُ أحد الصَّحابة من مجيئه بالصَّدقة في أزمةٍ من الأزمات، حتى اقتدى به الناس وتتابعوا في تقديم الصَّدقات‏.


Quant à la parole du messager, sala Allah 'alayhi wa salam,

"celui qui instaure en Islam une bonne tradition"
(rapporté par l'imam Muslim dans son "sahih" (705-2/704)

signife en fait :"
celui qui a revivifié une sunna" car le messager, sala Allah 'alayhi wa salam, à dit cette parole lorsqu'un compagnon apporta une aumône pendant une période de crise, de telle sorte qu'il fut pris en exemple par les autres compagnons qui, à leur tour, apportèrent des aumônes.

وأما قول عمر رضي الله عنه‏ :‏ ‏"‏نعمتِ البدعةُ هذه‏"‏ (2)؛ فالمراد بذلك البدعة اللغويَّة لا البدعة الشرعيَّةُ؛ لأنَّ عمر قال ذلك بمناسبة جمعه الناس على إمام واحد في صلاة التَّراويح، وصلاة التَّراويح جماعة قد شرعها الرسول صلى الله عليه وسلم؛ حيث صلاها بأصحابه ليالي، ثم تخلَّفَ عنهم خشية أن تُفرضَ عليهم (3)، وبقي الناس يصلُّونها فرادى وجماعات متفرِّقة، فجمعهم عمر على إمام واحد كما كان على عهد النبي صلى الله عليه وسلم في تلك الليالي التي صلاها بهم، فأحيى عمر تلك السُّنَّة، فيكون قد أعاد شيئًا قد انقطع، فيُعتبَرُ فعله هذا بدعة لغويَّة لا شرعيَّةً؛ لأنَّ البدعة الشرعية محرَّمة، لا يمكن لعمر ولا لغيره أن يفعلها، وهم يعلمون تحذير النبي صلى الله عليه وسلم من البدع (4).


Quant à la parole de 'Omar, qu'Allah l'agrée :
"que cet acte est une bonne innovation",

il s'agit en fait de l'innovation dans son sens linguistique et non dans son sens religieux.

'Omar, qu'Allah soit satisfait de lui, dit cette parole après avoir réuni les compagnons derrière un seul imam pendant la prière de "tarawih", prière en groupe qui avait été légiférée par le messager, sala Allah 'alayhi wa salam.

Il, sala Allah 'alayhi wa salam, l'avait effectuée avec ses compagnons quelques nuits puis s'arrêta de crainte qu'elle ne soit considérée comme une obligation.

Les gens continuèrent à la prier ("tarawih"), pour certaines, seules, pour d'autres, en plusieurs groupes réparties dans la mosquée, c'est alors que 'Omar, qu'Allah l'agrée décida de les réunir derrière un seul imam comme c'était le cas à l'époque du prophète, sala Allah 'alayhi wa salam, lors de ces nuits pendant lesquelles il, sala Allah 'alayhi wa salam, fut imam pour les compagnons lors de la prière de "tarawih".

'Omar, qu'Allah l'agrée, a en fait revivifié cette sunna, il a redémarré une action qui s'était arrêtée.

Cette innovation est à considérer, donc, dans son sens linguistique et non dans son sens religieux, en ce sens que l'innovation en religion est strictement interdite et il ne sied, ni à 'Omar, qu'Allah l'agrée, ni à d'autres de la faire d'autant plus qu'ils étaient au courant de la mise en garde du prophète, sala Allah 'alayhi wa salam, contre les innovations.

Source : Al-muntaqa min fatâwa, Tome 1, question 94.
Auteur : As-sheikh Al-Fawzan.
Traduction : Abou Abdillah.
 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan
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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 02:08
 Les innovations quotidiennes
Penser qu'il existe des bonnes innovations et des mauvaises innovations
Commentaire : le Prophète :saws: a dit "toute innovation est un égarement"

 Laver les parties intimes avant chaque ablution même si tu n'as pas fait tes besoins

commentaire: au moment de la prière, si tu viens de dormir ou en cas de "gaz", tu n'as qu'à faire les ablutions. Par contre si tu as fais tes besoins tu dois absolument nettoyer ce qu'il y a à nettoyer.

 Dire des invocations à chaque membre que tu laves lors des ablutions

Ex: certains disent quand ils lavent la main droite: "ô Allah donnes moi mon livre à la main droite" ou quand ils lavent le visage " ô Allah éclaircis mon visage le jour où des visages seront éclaircis" etc....en se basant sur un hadith faible.

Ibn Al Qayyim dit que tout hadith cité à ce sujet est un mensonge et il n' y a aucun dhikr se rapportant aux ablutions si ce n'est le fait de prononcer le nom d'Allah au début et de dire à la fin " Ashadou an la ilaha illa Allah wahdahou la charika lah wa ashadou anna Mouhamadan abdouhou wa rassoulouh , Allahoumma ij'alni min al tawwabinn waj'alni min al moutatahhirinn)


 Délaisser volontairement le fait de parler lors des ablutions en pensant que c'est détestable ou haram
 
commentaire: il n' y a rien d'authentique à ce sujet, par conséquent parler lors des ablutions est permis.

 Faire les ablutions si on est touché par une impureté

commentaire: dans ce cas tu n'as qu'à nettoyer l'impureté.

 Essuyer la nuque lors des ablutions

commentaire: il n' y a rien d'authentique comme l'a dit Ibn Al Qayyim. An Nawawi a dit au sujet du hadith" essuyer la nuque préserve de la rancoeur" hadith fabriqué.

 Dire à celui qui fait ses ablutions: " zamzam"

 Croire que les ablutions ne sont valables qu'en lavant chaque membre 3 fois

commentaire: Al Boukhari a ramené des hadith dans son livre "As Sahih" dans les chapitre des ablutions une fois une fois ( cad chaque membre une fois) chapitre des ablutions 2 fois 2 fois et chapitre des ablutions 3 fois 3 fois.

 Laver les membres lors des ablutions plus que trois fois

commentaire: certains pensent que plus ils lavent plus ils ont de récompenses, et ceci est faux car dépasser ce nombre n'est pas légiféré et tout ce qui n'est pas légiféré est rejeté 

 L'excès dans l'embellissement des mosquées en gravant ou en écrivant des noms d'Allah ou de personnes

 La construction de minarets sur les mosquées

cheikh Al Albani a dit:
" Il n'y a rien d'authentique qui affirme que le minaret sur la mosquée était connu du temps du Prophète :saws: .
Cependant ce qui est certain, c'est qu' à cette époque l'adhan se faisait sur un endroit élevé sur la mosquée sur lequel on montait comme nous l'avons vu précédemment. On peut comprendre par là que l'ascension se faisait sur la mosquée tout simplement, comme on peut comprendre qu'elle se faisait sur une chose élevée au dessus de la mosquée comme dans le hadith de Oum Zayd. Que ce soit l'une ou l'autre compréhension, ce dont nous sommes sûrs, c'est que le minaret que l'on connaît aujourd'hui n'est pas du tout de la Sounna; si ce n'est que le sens de son utilisation qui est de faire parvenir l'adhan est une chose légiférée sans aucun doute. Donc si la transmission ne peut se faire que de cette manière, cela devient légiféré, ceci en sa basant sur la règle connue des bases de la jurisprudence " si une obligation ne peut être réalisée qu' avec un certain moyen alors ce moyen devient obligé".
Si ce n'est que mon avis est que l'existence des micro aujourd'hui nous permettent de nous passer des minarets comme moyen de transmission. De plus, cela amène à beaucoup de dépenses pour rien. Donc leurs constructions , en sachant que c'est une innovation et que l'on peut s'en passer, n'est pas légiférée pour ce qu'elles provoquent comme gaspillage d'argent.
Ajoutons que parmi les preuves évidentes qu'ils n'ont aucune utilité, c'est que les mouadhinin lorsqu'ils font l'adhan n'y montent pas du tout car ils se suffisent des micro."

 Mettre au dessus de la mosquée un croissant de lune

Parmi les calamités qui touchent certains responsables de mosquées le fait de mettre un croissant de lune au dessus des mosquées. Ceci est une innovation dans laquelle nous ont précédé les perses et les chrétiens que les ignorants parmi les musulmans ont imité en Égypte et en Turquie du temps des Fatimites, des Mamelouk et Outhmanioun voulant copier les Gens du Livre dans leurs symboles innovés.

 Construire des minbar avec plus de 3 marches

Cheikh Al Albani a dit :

" parmi les méfaits de cette innovation est qu'elle coupe les rangs. Certains responsables de mosquées s'en sont aperçus alors ils se mit à contourner le problème par des moyens innovés en mettant par exemple les marches du côté du mur ou en employant d'autres procédés, alors que s'ils avaient suivi la Sounna, ils se seraient reposés"

 La construction du mihrab et l'écriture sur celui-ci d'un verset

Cheikh Al Albani a dit:

"Quant au mihrab dans la mosquée, ce qui apparait c'est que c'est une innovation car nous n'avons vu aucun texte qui prouve que cela se trouvait du temps du Messager :saws: ."

Cheikh Al 'Outhaymin a dit:

"l'écriture sur le mihrab du verset " Chaque fois que celui-ci entrait auprès d'elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d'elle de la nourriture" est une innovation et une compréhension erronée du verset. En effet, le sens voulu du mihrab dans le verset est l'endroit dans lequel on se retire pour l'adoration et non pas l'endroit où l'imam se tient pour prier"


Voici quelques extraits d'un livre de cheikh Yahya Al Hajouri
" les règles du Vendredi et ses innovations"
                             Les innovations et les choses réprouvables du Vendredi :


 Jeûner spécifiquement le jour du vendredi
 
Mouhamad Ibn Abbad a dit :
j'ai demandé à Jabir :anhu: : Le Prophète :saws: a t-il interdit de jeûner le Vendredi?
Il a répondit: oui.

Al Boukhari n°1985
(Cheikh Yahya détaille bien la question dans son livre)

 Accomplir qiyam al leil spécifiquement la nuit du Vendredi

Voir hadith rapporté par Mouslim n°1144

 Faux ahadith sur le vendredi

D'après Abou Darda :anhu: : le Messager d'Allah :saws: a dit:
"certes Allah et ses anges prient sur ceux qui portent le turban le Vendredi." 
Hadith qui n'a aucune base, voir "Al Mawdou'ate de Ibn Al Jawzi (vol 2 p 105)

D'après Anas ibn Malik :anhu: : le Prophète :saws: a dit:
"celui qui prie deux rak'a la nuit du Vendredi en y récitant la Fatiha et quinze fois "Idha Zoulzilat", Allah le mettra à l'abri du châtiment de la tombe et des affres du Jour de la Résurrection."
C'est un hadith batil, voir "Al Mawdou'ate de Ibn Al Jawzi (vol 2 p 118). Cheikh Yahya dit "C'est donc une prière innovée".

D'après Ibn Abbass :anha: : le Messager d'Allah :anhu: a dit:
"celui qui a prié le jour du Vendredi deux rak'a entre le Dhour et le 'Asr en récitant dans la première rak'a la Fatiha et "Qoul houwa Allah ahad", "Al Falaq" et " An Nass" 25 fois et ensuite après avoir salué dit 15 fois "la hawla wa la qouwata illa billah", il ne sortira pas de la vie d'ici bas sans avoir vu son seigneur en rêve et sans avoir vu sa place au paradis".
Hadith inventé voir "Al Mawdou'ate de Ibn Al Jawzi (vol 2 p 119)

 Spécifier le mérite de la prière du Fajr en groupe au vendredi

D'après Ibn 'Oumar :anha: : le Prophète :saws: a dit:
"La meilleure des prières pour Allah c'est le Soubh le Vendredi en groupe".
Voir " Al 'Illal Al Moutanahya fil Ahadith Al Wahya" de Ibn Al Jawzi (Vol 1 page 458 et 459)

Cheikh Yahya dit:
"croire que la prière du Fajr le Vendredi en groupe est meilleure que les autres est erroné. Il y a des ahadith qui mentionnent le mérite de la prière du Fajr en groupe d'une manière absolue ( sans la limiter au Vendredi), parmi ces ahadith: le hadith de 'Outhman ibn 'Affan chez Mouslim, n°656, et le hadith de Abou Hourayra chez Al Boukhari, n°657, et chez Mouslim, n°651."

 Hadith faible qui mentionne qu'il est plus méritoire et qu'il est recommandé de donner des aumônes le Vendredi
D'après Ibn 'Abbass :anha: le Messager d'Allah :saws: aimait jeûner le Mercredi, le Jeudi et le Vendredi et aimait donner des aumônes , de ce qu'il possédait, peu ou prou, le Vendredi.
Voir " Al 'Illal Al Moutanahya fil Ahadith Al Wahya" de Ibn Al Jawzi (Vol 1 page 464)

 Rechercher à visiter les tombes la nuit ou la journée du Vendredi
Cheikh Yahya dit que c'est une innovation car le Messager :saws: ne cherchait pas à faire cela mais plutôt il a incité à visiter les tombes d'une manière absolue ( sans se limiter à un jour plutôt qu'un autre).

Il a dit:
"Visitez les tombes car certes elles vous rappellent l'au-delà".
Voir "Al Bida' wal Mouhdathate" compilé par Hamoud Al Matar p 307

 La prière funéraire sur les absents chaque vendredi

Cheikh Yahya dit que c'est une innovation. Voir la référence ci-dessus.

 Les hafa-idh du dernier vendredi du mois de ramadan

"Dans certains pays, quand vient le dernier vendredi du mois de Ramadan, durant la khoutba, ils écrivent des feuilles pendant que l'imam donne son sermon, et ils appellent ces feuilles: hafa-idh (des préservatrices). Comme si ils voulaient par là une protection contre les démons et l'oeil. Où sinon, ils visent par ces feuilles la preuve auprès d'Allah qu'ils ont oeuvré (ndt:qu'elles soient enregistrées et non pas perdues), comme le font certains pèlerins ignorants quand ceux ci empilent des pierres à 'Arafate et disent: ô Anges! Témoignez, et ô terre! Préserve. Et ces deux choses sont réprouvables et une innovation. S'ils cherchent par ces feuilles à ce que les démons et les diables les protègent, alors c'est du chirk akbar. Et s'ils cherchent par ces feuilles à ce qu'elles enregistrent leurs oeuvres, c'est une innovation et un égarement, car Allah soubhanahou wa ta'ala dit

"Et on déposera le livre (de chacun). Alors tu verras les criminels, effrayés à cause de ce qu'il y a dedans, dire : "Malheur à nous, qu'a donc ce livre à n'omettre de mentionner ni pêché véniel ni pêché capital ?" Et ils trouveront devant eux tout ce qu'ils ont oeuvré. Et ton Seigneur ne fait du tort à personne."(s18,v49)

Et Il dit:

"Quiconque fait un bien fût-ce du poids d'un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d'un atome, le verra." (s99, v 7 et 8)

Et Il dit:

"Au Jour de la Résurrection, Nous placerons les balances exactes. Nulle âme ne sera lésée en rien, fût-ce du poids d'un grain de moutarde que Nous ferons venir. Nous suffisons largement pour dresser les comptes." ( s21v47)

Donc Allah n'a pas besoin qu'ils Lui écrivent ces preuves pour prouver qu'ils ont jeûner Le Ramadan et qu'ils y ont fait le Qyam, car Il connaît certes les secrets, mêmes les plus cachés.
Et retournez au sujet de cette innovation au livre "al ibda' fi madarr al ibtida'" de 'Ali Mahfoudh ( p 177)"

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 02:03
Question :

Quel est le regard de le religion sur l'amulette sur laquelle est inscrite du Coran ou autre ?

Réponse : 

L'amulette qui contient autre chose que du Coran, comme des os, des talismans, des poils de loup et tout ce qui y ressemble est interdite par les textes et il n'est pas permis de l'attacher sur un enfant ou autre, conformément au hadith prophétique :

« Quiconque porte une amulette au cou, qu'Allah ne lui accorde pas ce qu'il désire, et quiconque porte un coquillage au cou, qu'Allah ne lui accorde pas la tranquillité » (1)

et dans une autre version :

« Quiconque porte une amulette au cou a commis un acte de polythéisme. » (2)

Par contre, les savants divergent quand elle contient des versets et des invocations connues.

Une partie des Pieux Prédécesseurs en a autorisé le port et ils ont dit que c'était comparable à la lecture sur le malade.

La seconde partie des savants dit que ce n'est pas permis comme cAbdullah ibn Masscûd, Hudhayfa, qu'Allah les agrée, et une partie des Pieux Prédécesseurs, et ceux qui sont venus après.

Ils ont dit qu'il n'était pas permis de les porter, même si le contenu est du Coran, afin de ne pas tomber dans le polythéisme, et par application du sens large des hadiths qui interdisent le port des amulettes, sans exception.

Donc, il convient d'appliquer ces hadiths au sens large et de ne pas autoriser le port des amulettes, car cela peut entraîner le port d'autres (dont le contenu est interdit) et prêter à confusion.

Donc, il faut les interdire tous, et ceci est l'avis correct, étant données les preuves qui l'appuient.

Si on permet de porter des amulettes qui contiennent des versets coraniques et des invocations légitimes, on permet de fait aux gens de porter tout ce qu'ils veulent, et si on leur fait quelque reproche, ils diront que c'est du Coran et des invocations légitimes.

Même si la personne porte des amulettes dont le contenu est légitime, il se peut qu'elle entre dans des endroits où il ne convient pas que la parole d'Allah entre (comme les toilettes, par exemple).

Fatwa de cheikh Ben Baz
Revue des Recherches Islamiques, n°40, page 160-161.

(1) Ahmad (4/154).
(2) Ahmad (4/156).
copié
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz
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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 01:48

Question :


Quelles sont [en Islâm] les choses nouvelles, et qu'est-ce que cela signifie ?

Réponse :

Cela provient de la parole du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) :

« Attention aux choses nouvelles ». 

Cela représente toute innovation que les gens font dans la religion de l'Islâm, que cette innovation soit une croyance, des actes d'adoration ou ce qui y ressemble, et qui ne vient ni du Livre [al-Qor'ân] et ni d'une Sounnah établie du Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam). Pourtant, ils prennent ces choses comme des pratiques et des croyances religieuses, adorant Allâh par elles, et déclarant qu'elles sont légiférées alors qu'elles ne le sont pas.

Au contraire, de tels actes sont des innovations interdites, telles que les invocations faites auprès des pieux, morts ou vivants parmi eux. Cela inclus aussi le fait de prendre les tombes comme lieu d'adoration, en y faisant le Tawâf autour d'elles, et en recherchant l'aide de leurs habitants en pensant qu'ils peuvent intercéder pour eux auprès d'Allâh, en faisant pression sur lui de leur part afin que leurs demandes soient accordées ou que leurs ennuis soient soulagés ; fêter les anniversaires des Prophètes et des gens pieux, en faire des jours de vacances.

Ils font des actes qui d'après ce qu'ils déclarent les rapprocheront d'Allâh - en particulier le jour et la nuit de l'anniversaire, ou ce mois là.

Il y a de nombreuses autres choses, trop nombreuses pour être mentionnées, que ce soit leurs innovations ou superstitions sur lesquelles Allâh n'a rien révélé, et qui n'ont pas été authentifiées par le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam).

Donc, il est clair à partir de ce que nous avons dit, que certaines de ces choses nouvelles sont du polythéisme, comme rechercher l'aide du mort et lui faire des serments.

D'autres sont simplement des innovations et n'atteignent pas le niveau du polythéisme, comme élever des constructions sur les tombes et en faire des lieux d'adoration, tant que ce qu'ils y pratiquent ne mènent pas à des actes qui seraient considérés comme du polythéisme.
 [1]

Notes
[1] Fatâwa Al-Lajnah ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-'Ilmiyyah Wal-Iftâ, 2/453-454
copié

Comité permanent [des savants] de l'Ifta
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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 01:44

Epoque de l'Apparition :

Ibn Taymya -qu'Allah lui face miséricorde- a dit :

"sache que la majorité des innovations concernant les sciences et la croyance est apparue dans la nation (islamique) vers la fin de la période des Califes Ar-rachidine".


Conformément à la citation du Prophète (que la paix et le salut soit sur lui) :

"Celui parmi vous qui vivra après moi verra beaucoup de divergences : suivez ma ligne de conduite (Sunnah) et celle des khalifes Ar-Rachidine."(1)

La premiere innovation fut celle des Qadirites (fatalistes) puis vint celle des Murj'a (ajourneur) des chi'ites et des kharijites.


C'est déviations sont nées au IIémeSiecle de l'Hégire en présence des Compagnons qui désavouèrent leurs auteurs.


D'autres groupes égarés furent formés, tels les Mou'tazilites (les isolationnistes.)

Cela fut suivi de divisions et divergences d'opinion entre les musulmans, avec un penchant vers les innovations et les passions.
Après les deux meilleurs siècle apparu l'innovation des Soufis (les mystiques) et les constructions sur les tombes.
Et ainsi de plus en plus,car au fil de l'éloignement de l'époque du prophète (que la paix et le salut soit sur lui) les innovations se sont multipliées et diversifiées.


(1) 
Groupement de Fatawa-Majmou' al fatawa 10/354
 

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan
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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 01:38
Question :

Qu'est-ce qui est et qu'est-ce qui n’est pas une bid'a (innovation) ?

Réponse
 :

Selon la 
Shari'a, la définition est : Adorer Allah d’une manière qu'Allah n'a pas prescrite

Vous pouvez aussi dire :
Adorer Allah d’une manière qui n’est pas celle du prophète (
salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun).

La première définition est prise du verset :

« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? » [sourate As-Shura :21]

La deuxième définition est prise du hadith du prophète qui a dit :

« Je vous recommande d'adhérer à ma voie (Sunna) et la voie des successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun) qui viennent après moi. 

Tenez-vous-y fermement et mordez à cela avec vos molaires [c'est-à-dire, accrochez-vous-y fermement] et prenez garde des choses nouvellement inventées. »

Donc quiconque adore Allah d’une façon qu'Allah n'a pas prescrit ou d’une façon qui n'est pas conforme à la voie du prophète (
salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun), est un innovateur, que cette adoration innovée ait un rapport avec les noms et attributs d'Allah, ou avec Ses jugements et lois.

En ce qui concerne les choses ordinaires et les coutumes, celles-ci ne sont pas appelées 
bid'a (innovation) en islam, bien qu'elles puissent être décrits comme tel en termes linguistiques. 

Mais elles ne sont pas des innovations dans le sens religieux et elles ne sont pas des choses contre lesquelles le prophète (
salallahu 'alayhi wa sallam) nous avertissait.

Et il n'y a en islam aucune 
bid'a hassana (bonne innovation).

Majmu’ Fatawa de Shaykh Ibn Uthaymin, vol. 2, p. 291]

 

Question :

Quels sont les types de 
bid'a ?

Réponse
 : 

La 
bid'a peut être divisé en deux catégories :
  1. La bid'a qui constitue un kufr (mécréance)
  2. La bid'a qui ne constitue pas kufr 

     

Question
 :

Quelle est la définition entre la 
bid'a qui constitue kufr et celle qui ne constitue pas kufr ?

Réponse
 : 

Shaykh Hafidh Al-Hakami (
rahimahullah) a dit :

« Le type de 
bid'a qui constitue un kufr est celle qui nie une question sur laquelle il y a un consensus des savants, qui est largement connue et sur laquelle aucun musulman n’a d’excuse pour ne pas la connaître, comme nier quelque chose qui est obligatoire, rendre obligatoire ce qui n'est pas obligatoire, ou rendre  quelque chose de haram,  halal. Ou rendre quelque chose de halal, haram; ou croire certaines choses sur Allah, Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam) et Son Livre desquels ils sont au-dessus, que ce soit un déni ou une affirmation - parce que cela signifie ne croire au Qur'an et au message avec lequel Allah a envoyé à Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam).
 
Les exemples incluent la bid'a des Jahmiya, qui ont nié les attributs d'Allah; ou la notion que le Qur'an a été créé; ou la notion que certains des attributs d'Allah ont été créé; ou la bid'a des Qadariya qui ont nié la connaissance et les actions d'Allah; ou la bid'a des Mujassima qui ont assimilé Allah à Sa création ... etc.

La deuxième catégorie, la  
bid'a qui ne constitue pas kufr, est définie comme celle qui n'implique pas de rejet du Qur'an ou de quelque chose avec lequel Allah a envoyé à Ses Messagers.
 
Les exemples incluent les bida’ des Marwani (qui ont été dénoncées par les plus grands compagnons qui ne les ont pas approuvés, bien qu'ils ne les aient pas déclaré kafir ou aient refusé de leur faire allégeance cause de cela), comme le retardement de certaines des prières jusqu'à la fin des temps dus, faire la khutba du ‘Id avant la prière ‘Id, faire la khutba assis le vendredi, etc.

[
Ma'arij Al-Qubul, 2/503-504]

 

Question :

Quelle est le jugement sur celui qui commet une 
bid'a, est-il un kafir (mécréant) ou non ?

Réponse
 :

La réponse est que cela dépend.

Si la 
bid'a constitue un  kufr, la personne est un des deux types suivants :

1. Si on sait que son intention est de détruire les bases de l’islam et en faire douter les musulmans. Une telle personne est certainement un 
kafir; en effet, il est étranger à l’islam et est un des ennemis de la foi.

2. Ou il est trompé et confus; il ne peut pas être accusé d’être un 
kafir avant que la preuve ne soit établie contre lui, en toute équité.

Si la 
bid'a ne constitue pas kufr, il ne doit pas être accusé d’être un kafir. Plutôt, il reste musulman, mais il a commis une mauvaise action grave.

 
Question :

Comment traitons-nous avec ceux qui commettent une 
bid'a ?

Réponse
 :

Dans les deux cas, nous devons appeler ces gens - qui prétendent être musulmans, mais qui commettent des  
bida’ qui peuvent constituer un kufr ou moins que cela- à la vérité, en expliquant la vérité sans être hostile ou en condamnant ce qu'ils font.

Mais une fois que nous savons qu'ils sont trop arrogants pour accepter la vérité - Allah dit :

« N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance »[sourate Al-An'am :108]

Si nous découvrons qu'ils sont têtus et arrogants, nous devons dévoiler leur mensonge, parce qu'alors l'indication de leur mensonge devient une obligation sur nous.

En ce qui concerne le fait de s’éloigner d'eux, cela dépend de la  
bid'a.

Si c'est une 
bid'a qui constitue un kufr, il est obligatoire de s’éloigner de cette personne.

Si elle a d'un degré moindre que cela, il est essentiel d'examiner la situation plus loin.

Si quelque chose peut être fait en s’éloignant de la personne, nous le faisons; si aucun but ne sera servi par cela, ou qu’il sera seulement plus désobéissant et arrogant, nous devons éviter de le faire, parce que tout ce qui ne sert aucun but, il est meilleur de ne pas le faire.

Et aussi, en principe, il est 
haram de s’éloigner d’un croyant, parce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Il n'est pas permis à un homme d’abandonner [de ne pas parler à] son frère pour plus de trois [jours] »

Article tiré du site theclearpath.com
Source : Adapté de 
Majmu' Fatawa Ibn 'Uthaymin, vol. 2, p. 293
Traduit ne français par les salafis de l’Est

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 01:36

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Sheïkh el Islam ibn Taïmiya fut interrogé sur certaines pratiques, qui ont lieu à l’occasion de ‘Achoura, comme (à titre d’exemples) :

 Se préparer le jour de ‘Achoura pour mettre du khôl autour des yeux et mettre du henné.
 Préparer un mets spécial pour ce jour précis.
 Prier d’une manière spécifique ce jour précis.
 Se flageller jusqu’au sang, déchirer ses vêtements comme le font certains chiites ce jour et toute l’année !
 Visiter le cimetière spécialement en ce jour.
 L’achat d’instruments de musique et porter un accoutrement distinct.
 Les dépenses pour les enfants.
 Sacrifier une bête ce jour précis.
 Allumer des cierges ou des feux d’artifice ce jour précis, etc.

Il a alors répondu (extraits de : Majmû’ el Fatâwa (25/299-317) :

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers ! Il n’existe aucun Hadith authentique sur le sujet qui proviendrait du Prophète   ou de ses Compagnons.

Aucune référence musulmane n’a recommandé de faire ce genre de pratiques ni parmi les Imams des quatre écoles ni personnes d’autres d’ailleurs. Aucun recueil de référence ne rapporte quoi que ce soit de ce genre ni de la part du Prophète 
 ni de la part de ses Compagnons ou de leurs Successeurs ; ces recueils ne renferment sur la question aucunes annales qu’elle soit faible ou authentique ni dans les 
Sahîh ni dans les Sunan ou encore dans les Musnad.

Aucun 
Hadith de ce genre ne fut recensé à l’époque de l’âge d’or musulman.

Néanmoins, certaines personnes des générations plus récentes rapportent certains 
Hadiths de ce genre disant par exemple que « quiconque se passe du Kohol le jour de ‘Achoura sera préservé de la conjonctivite pendant toute l’année » ou « quiconque fait la grande ablution le jour de ‘Achoura ne tombera pas malade pendant toute l’année », etc.

D’autres annales (toutes aussi fausses NDT) concernent les mérites de la « prière de 
‘Achoura » ; ce serait également le jour où Adam fit son repentir, le jour où l’arche de Noé échoua sur la montagne d’el Jûdî, où Youssef retrouva son père, où Ibrahim fut sauvé du feu, où son fils fut remplacé par un bélier, etc.

Certains rapportent un propos prophétique purement inventé disant : « 
Allah fait des largesses durant le reste de l’année à quiconque fait des largesses à sa famille le jour de ‘Achoura. »

Cette version remontant au Prophète 
 est complètement fausse bien qu’elle soit plus connue sous les paroles de Sufiân ibn ‘Uaïyna qu’il rapporte d’Ibrahim ibn Mo
hammed ibn el Muntashir, qu’il rapporte lui-même de son père.

Ce fameux Ibrahim compte parmi les habitants de 
Kûfa connus pour s’être divisés en deux groupes ; les Rafidhîtes qui se revendiquent être les partisans de ‘Ali alors qu’en réalité ils sont soit des hypocrites (Zindîq) athées soit des ignorants qui se sont laissés envahir par les passions.

L’autre groupe ; les 
Nâsibites se mirent à détester le troisième Calife et ses adeptes suite aux événements qui eurent lieu à son époque.

Or, il est certifié dans 
Sahîh Muslim que le Prophète   a déclaré :

« 
Il y aura dans la tribu de Thaqîf un grand menteur et un tyran (mot-à-mot il convient de dire un exterminateur NDT) »

Le grand menteur c’est el Mukhtâr ibn ‘Ubaïd e-Thaqafî qui s’est fait passer pour un partisan de ‘Ali avant de revendiquer qu’il recevait la Révélation de la part de Jibrîl.

Le tyran s’incarne en la personne d’el 
Hajjâj ibn Yûssef e-Thaqafî qui en raison de son opposition à ‘Ali et à ses partisans comptait parmi les sibites.

Pour avoir revendiqué la prophétie, le premier de ces deux hommes, un 
Rafidhîte était plus éloigné des préceptes de la religion que l’autre qui incarnait la punition céleste à l’encontre de tout rebelle s’étant révolté contre les autorités en place.

Il y avait à 
Kûfa des troubles entre ces deux groupes dont la mort d’el Husaïn (t), le jour de ‘Achoura est l’un des épisodes.

Allah lui a ainsi fait l’honneur du martyr comme il l’a fait à d’autres membres de sa famille à l’exemple de son père, de Ja’far, et de 
Hamza.

À travers cela, il a gagné en degré et en mérite en sachant que lui et son frère sont les maîtres de la jeunesse au Paradis.

Les hauts échelons du Paradis ne s’acquièrent qu’à travers de dures épreuves.

Les prétendus partisans d’el 
Husaïn l’ont vilement abandonné après lui avoir promis leur soutien alors que les vrais alliés d’el Husaïn à l’exemple d’ibn ‘Abbâs et d’ibn ‘Omar lui avaient conseillé de ne pas se rendre chez ces gens-là. Il y a eu ensuite ce qui devait arriver.

Par la suite, ces mêmes prétendus partisans ont fait de 
‘Achoura un jour de deuil au cours desquels ils exhibent des pratiques de l’ère païenne comme le fait de se griffer le visage, de se déchirer les vêtements, et de se faire les condoléances à la manière du paganisme.

L’Islam nous ordonne pourtant de dire en cas de malheur : « 
Nous sommes à Allah et s’est vers Lui que nous retournons ! »

Dans ce registre, le Prophète   a affirmé : 

« 
Quiconque se griffe le visage, se déchire les vêtements et profèrent des invocations païennes ne fait pas partie des nôtres. »
 

Il 
 a préconisé par ailleurs : 

« 
Il n’y a pas un homme qui après avoir subi un malheur et qui, s’en étant rappelé après une certaine période, prononce : Nous sommes à Allah et c’est vers Lui que nous retournons, sans qu’Allah lui offre la même récompense que le jour où il l’a subi. »

C’est une faveur que le Seigneur fait grâce au croyant.

C’est pourquoi il incombe de prononcer cette formule toutes les fois où la mort d’el 
Husaïn nous vient en mémoire afin de recevoir la même récompense que lui le jour où il a connu le martyr.

Allah nous impose d’endurer et de patienter immédiatement après avoir subi un malheur ; il incombe d’autant plus de patienter après une longue période.

En faisant revivre cet événement à travers les pleurs, les poésies mélancoliques, et les annales historiques qu’ils enrobent de mensonges, ils ne font que rouvrir les plaies et cultiver la haine et le fanatisme entre les musulmans ; surtout s’ils en profitent pour injurier les prédécesseurs… à l’inverse et en réaction à ce mal, leurs adversaires 
sibites ont rendu le mal par le mal, l’hérésie par l’hérésie, le mensonge par le mensonge, la corruption par la corruption.

Ils ont ainsi inventé des textes disant que ‘
Achoura est l’occasion d’exprimer la gaité et la joie à travers le Kohol, le « henné », les dépenses pour les enfants, les plats faits spécialement pour les grandes occasions et les fêtes, etc.

Ainsi, les uns prennent 
‘Achoura pour un jour de deuil et les autres le prennent pour un jour de fête alors que les deux parties sont littéralement opposées à la Sunna ; bien que la première d’entre elles soit plus perfide et plus injuste, l’Islam nous commande malgré tout de rester justes.

Ni le Messager d’Allah   ni les Califes après lui n’ont légiféré quoi que ce soit de ce genre le jour de 
‘Achoura ; ce n’est ni un jour de deuil ni un jour de fête.

Arrivé à Médine, le Messager d’Allah   trouva les juifs en train de jeûner le jour de 
‘Achoura.

Dès lors, il 
 les interrogea en ces termes : 

« 
Quel est ce jour que vous consacrez au jeûne ?

-        
C’est un jour illustre, ont-ils répondu, il correspond au jour où Allah sauva Mûsâ et son peuple des mains de Pharaon et de son armée qu’Il fit périr sous les eaux. Mûsâ lui consacra alors un jour de jeûne par reconnaissance envers Allah, c’est pourquoi nous jeûnons ce fameux jour.

-        
Nous sommes plus dignes de Mûsâ que vous ! leur a-t-il répondu. »

Les 
Quraïshites encensaient également ce jour au temps du paganisme.

Au début, il ordonna aux gens de jeûner un seul jour.

Sa venue à Médine correspondait au mois de 
Rabî’ el Awwal.

Il dut attendre l’année suivante pour jeûner 
‘Achoura ; cette même année le jeûne du mois de Ramadhan fut prescrit.

C’est ainsi que le jeûne de 
‘Achoura fut abrogé.

Les savants ont toutefois divergé sur la question de savoir si dans un premier temps, le jeûne de
‘Achoura était obligatoire ou simplement recommandé. Il existe deux tendances connues sur la question dont la plus vraisemblable est celle qui lui donnait un aspect obligatoire.

Par la suite, il fut simplement recommandé de jeûner pour celui qui voulait le faire.

Le Prophète   n’a pas ordonné à tout le monde de jeûner ce fameux jour, mais il s’est contenté de dire :

« 
Aujourd’hui c’est ‘Achoura et moi je jeûne aujourd’hui, quiconque veut jeûner n’a qu’à le faire. »

 Il a également dit :
 
« Jeûner le jour de ‘Achoura permet d’effacer une année de péchés tandis que jeûner le jour de ‘Arafa permet d’effacer deux années de péchés. »

À la fin de sa vie cependant, il a appris que les juifs consacraient un jour de fête à l’occasion de
‘Achoura, c’est pourquoi il affirma en vue de se distinguer des juifs : « Si je suis encore en vie l’an prochain, je jeûnerais également le neuf.» Il ne voulait pas donner l’impression qu’il lui consacrait également un jour de fête.

Certains Compagnons et certains savants préféraient ne pas jeûner à cette occasion ; ils considéraient qu’il n’était pas spécialement recommandé d’y jeûner. Ils pensaient qu’il était plutôt déconseillé d’y consacrer un seul jour de jeûne. D’autres savants estiment à l’inverse qu’il est recommandé d’y jeûner.

En vérité, il est recommandé d’y jeûner à condition de jeûner auparavant le neuvième jour de 
Muharram étant donné que cela correspond au dernier ordre du Prophète Tala Badry Alaynaa sur la question. Voici donc ce que veut la Tradition. Quant à consacrer certaines pratiques à l’occasion de ‘Achoura comme le fait de sacrifier une bête, de mettre du Kohol, du henné, des vêtements neufs, de donner de l’argent aux enfants, de faire les réserves de l’année, de se serrer exprès la main, de se visiter, de visiter les mosquées ou les mausolées, etc. cela relève de l’innovation condamnable que le Prophète   n’a jamais légiférée ni lui ni les Califes après lui.

Aucune grande référence à l’instar de Mâlik, e-Thawrî, e-Laïth ibn Sa’d, Abû 
Hanîfa, el Awzâ’î, e-Shâfi’î, Ahmed ibn Hanbal, Ishaq ibn Râhaway, etc. ne l’a jamais recommandé. Certains savants parmi les dernières générations assument certes que certaines annales sur la question ont une origine.

Mais en cela, ils ont tort comme le confirment les spécialistes en la matière…

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mo
hammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !

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Traduit et adapté par : karim zentici
Revu par abu hamza al-germâny

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Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah 
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